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Affaire ukrainienne: reprise des auditions publiques à pleine vapeur

L'Ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, l'un des témoignages les plus attendus, au Congrès américain à Washington. ( Photo: 17 octobre 2019.)

Le Congrès américain entame mardi une série d'auditions marathon dans le cadre de l'enquête en destitution contre Donald Trump, avec neuf témoins programmés sur trois jours, dont un ambassadeur qui intéresse beaucoup les démocrates.

Conseillers à la Maison Blanche, diplomates et hauts responsables de l'administration défileront devant la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, qui mène au pas de course l'enquête contre le président américain.

Leurs témoignages seront retransmis en direct à la télévision, comme ceux de trois diplomates entendus la semaine dernière. Le but? Permettre aux Américains de se forger leur opinion sur les efforts déployés par le président pour obtenir que l'Ukraine enquête sur un rival potentiel à la présidentielle de 2020.

Pour les démocrates, "les faits sont incontestables: le président a abusé de son pouvoir à des fins personnelles aux dépens des intérêts de notre sécurité nationale", a estimé lundi leur chef au Congrès, Nancy Pelosi.

Donald Trump, qui dit "envisager sérieusement" de témoigner à son tour, et ses défenseurs républicains dénoncent pour leur part une "chasse aux sorcières" sans précédent.

Le magnat de l'immobilier jure sur tous les tons que son appel du 25 juillet avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky - lors duquel il lui a demandé de "se pencher" sur le démocrate Joe Biden - était "parfait". Il assure n'avoir exercé "aucune pression" sur son interlocuteur, mais les démocrates le soupçonnent d'avoir gelé une aide militaire pour forcer la main à M. Zelensky.

- "Je ne me rappelle pas" -

Ils attendent donc beaucoup de l'audition mercredi de l'ancien ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland, qui, de son propre aveu, avait expliqué aux Ukrainiens que les 400 millions de dollars ne seraient pas débloqués s'ils n'annonçaient pas publiquement une enquête sur Joe Biden.

Ce riche homme d'affaires a obtenu ce poste après avoir donné un million de dollars au comité d'investiture de Donald Trump. Contrairement aux diplomates entendus jusqu'ici, il était en lien direct avec le président républicain cet été.

Lors de son interrogatoire à huis clos, M. Sondland avait éludé de nombreuses questions, invoquant à une centaine de reprises "ne pas se rappeler" de réunions ou d'appels cités par d'autres protagonistes de l'affaire.

Il avait également nié que l'aide militaire ait servi à faire levier sur le gouvernement ukrainien. Contredit par d'autres témoins, il avait fait un additif à sa déposition, expliquant s'être "souvenu" récemment "en avoir parlé, en aparté" avec un conseiller du président ukrainien.

Depuis, il est apparu qu'il avait aussi omis de mentionner avoir discuté avec Donald Trump le 26 juillet, juste après l'appel entre MM. Trump et Zelensky. M. Sondland, qui risque des poursuites pour parjure, retrouvera-t-il le souvenir de cet échange?

- Inconfortable -

Avant d'entendre M. Sondland, les élus auditionneront mardi matin un conseiller à la Maison Blanche et militaire respecté, Alexander Vindman. Membre du Conseil de sécurité nationale, il s'était inquiété du chantage exercé sur Kiev dès le 10 juillet et avait saisi les services juridiques de la présidence.

Il sera entendu aux côtés de Jennifer Williams, une collaboratrice du vice-président Mike Pence.

Dans l'après-midi, l'émissaire américain en Ukraine Kurt Volker pourrait se retrouver en position inconfortable. Le diplomate a reconnu avoir mis en contact des responsables ukrainiens et l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, qui a mené pendant des mois une campagne pour convaincre Kiev d'enquêter sur Joe Biden.

Timothy Morrison, lui aussi membre du Conseil de sécurité nationale, témoignera à ses côtés.

La juxtaposition de ces témoins laisse penser que les démocrates, qui contrôlent la Chambre des représentants, espèrent pouvoir voter rapidement sur la mise en accusation formelle du président ("impeachment), peut-être avant Noël.

Donald Trump devrait toutefois échapper à une destitution, la charge de le juger revenant au Sénat, aux mains des républicains, qui continuent de faire bloc autour de lui.

Avec AFP

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Le coronavirus s’invite dans une prison américaine, 9 détenues prennent le large

Cellule dans une aile de la prison d'État de Camp Hill, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, le 13 janvier 2017. (Photo: Marc Levy / AP)

Les autorités carcérales de l'État américain du Dakota du Sud ont annoncé en fin de semaine qu'elles avaient appréhendé 7 des 9 détenues qui s'étaient évadées d'une prison pour femmes après qu'un cas de coronavirus ait été confirmé au sein de l'établissement.

Deux des 9 évadées sont toujours en cavale, selon la base de données en ligne du service pénitentiaire de l’État.

L’évasion a été révélée en premier lieu par nos confrères du quotidien Argus Leader, publié à Sioux Falls, la ville la plus peuplée de cet État qui compte moins de 900 000 habitants au total.

Les 9 prisonnières qui se sont évadées dans la nuit de lundi dernier étaient logées dans la même unité qu'une autre détenue qui a été testée positive au COVID-19, précise l’Argus Leader. La prison de sécurité minimum d’où elles se sont échappées est située dans la ville de Pierre, capitale du Dakota du Sud.

Depuis, 155 détenues sont en observation. La femme qui a été testée positive est en quarantaine. Elle “se porte bien”, rapporte le quotidien Rapid City Journal.

La directrice de la prison a démissionné mercredi.

Il y a désormais 68 cas positifs confirmés dans l'État, selon les autorités sanitaires. À ce jour, l'État a enregistré un décès lié au coronavirus et 26 rétablissements.

Au Dakota du Sud comme ailleurs, le coronavirus est en train de modifier le style de vie.

Selon la chaîne KotaTV, le rituel traditionnel du « Pow Wow », occasion festive très appréciée chez les Indiens d’Amérique du Nord (en grand nombre dans l'État), s’organise désormais via Facebook pour éviter les rassemblements.

La mairie de Sioux Falls a limité à 9 le nombre de clients simultanés dans les restaurants, les bars, les salons de coiffure et les magasins. Le chômage, technique ou permanent, devrait donc augmenter.

La gouverneure Kristi Noem a appelé à une réunion extraordinaire des législateurs de l’État pour rectifier le budget en tenant compte de la nouvelle donne imposée par le coronavirus. Aucune date n’a été arrêtée pour l’instant.

Situé dans la région du Midwest des États-Unis, le Dakota du Sud est le 5e État le moins peuplé du pays, selon les données du Bureau fédéral du recensement. Il est séparé du Canada par le Dakota du Nord.

Le dollar vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 1987

Un homme parle au téléphone devant un poster affichant des dollars américains à un bureau de change de Lahore, Pakistan, le 16 mai 2019. (Photo: ARIF ALI / AFP)

Le dollar s'apprêtait vendredi à achever sa baisse hebdomadaire la plus importante depuis 1987 à l'issue d'une semaine où le gouvernement fédéral et la Réserve fédérale ont tenté de venir à la rescousse de l'économie américaine, frappée de plein fouet par le coronavirus.

Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier d'autres devises, accusait un repli hebdomadaire de près de 4,5% aux alentours de 19H30 GMT.

Il faut remonter à août 1987 pour trouver une baisse d'une plus grande ampleur.

Face à l'euro, la devise américaine baissait vendredi de 0,86% à 1,1127 dollar.

Selon Joe Manimbo de Western Union, "la demande pour le dollar s'est asséchée après la semaine exceptionnelle à Wall Street et les promesses du patron de la Fed de verser des liquidités sans compter pour soutenir une économie complètement à l'arrêt."

Le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a assuré jeudi que l'institution allait continuer à prêter de l'argent "agressivement" pour combattre l'impact économique de l'épidémie de Covid-19.

M. Powell, dont la banque a déjà annoncé qu'elle injectait plusieurs milliers de milliards de dollars dans la première économie du monde, a également affirmé que "les munitions" de la Fed n'allaient "pas s'épuiser", lors de cet entretien au Today Show de NBC, l'une des émissions matinales les plus populaires aux Etats-Unis.

Par ailleurs, "les données sur les demandes d'allocations chômage aux États-Unis ont été un véritable choc, et peut-être l'une des raisons pour lesquelles le président de la Fed, Jerome Powell, s'est adressé à la nation dans une interview télévisée hier", a ajouté Antje Praefcke, analyste pour Commerzbank.

Le nombre de nouveaux chômeurs a explosé, avec plus de trois millions de nouvelles demandes d'allocations chômage la semaine passée, un niveau jamais vu dans le pays.

"De plus, les Etats-Unis ont le niveau d'infection le plus élevé du monde à l'heure actuelle", ce qui met le dollar "sous pression", a ajouté M. Praefcke.

Les Etats-Unis sont depuis jeudi le pays avec le plus grand nombre de cas de coronavirus officiellement déclarés. Ils comptent plus de 97.000 cas et 1.475 décès.

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