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Destitution de Trump: deuxième acte très attendu mercredi devant les caméras

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 8 novembre 2019.

Un grand spectacle politique débutera mercredi à Washington avec les premières auditions publiques de témoins clés dans l'enquête pour destituer Donald Trump, une "mascarade" selon le président américain, qui jure de prendre sa revanche sur les démocrates dans les urnes en 2020.

Après des semaines d'auditions fleuves sur l'affaire ukrainienne, menées dans la discrétion du huis clos au Congrès, ces auditions permettront aux Américains d'"entendre des gens au patriotisme bien ancré raconter l'histoire d'un président qui a extorqué (des actions à) un pays vulnérable en retenant une aide militaire", a affirmé dimanche le parlementaire démocrate Jim Himes.

C'est le diplomate Bill Taylor, chargé d'affaires américain à Kiev, qui ouvrira le bal devant les membres de la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants.

Les démocrates ne l'ont pas choisi au hasard: son récit, livré en octobre, est l'un de ceux qui confortent le plus clairement les soupçons d'un chantage de Donald Trump auprès de l'Ukraine.

Cette phase d'auditions publiques signale que les démocrates s'approchent de la fin de leur enquête pour constituer un dossier d'accusation ("impeachment") contre le milliardaire. Une procédure explosive qui n'avait pas été menée aux Etats-Unis depuis plus de vingt ans et l'affaire Lewinsky, contre le président démocrate Bill Clinton.

Les démocrates accusent aujourd'hui M. Trump d'avoir abusé de ses pouvoirs présidentiels en faisant pression sur l'Ukraine pour son propre intérêt électoral.

Au coeur de l'affaire: une conversation téléphonique du 25 juillet, au cours de laquelle il a demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky de "se pencher" sur l'ancien vice-président démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter dans la course à la Maison Blanche en 2020.

Le président républicain est soupçonné d'avoir à cette époque conditionné le dégel d'une aide militaire de 400 millions de dollars déjà promise à Kiev à l'annonce publique que l'Ukraine allait enquêter, notamment sur les affaires du fils de Joe Biden, Hunter, employé entre 2014 et 2019 par un grand groupe gazier ukrainien.

Des "calomnies", tonne la Maison Blanche, qui refuse de coopérer à l'enquête, Donald Trump dénonçant sans relâche une "chasse aux sorcières", voire même une tentative de "coup d'Etat".

"L'appel au président ukrainien était parfait (et) nous n'avons rien fait de mal", a-t-il encore écrit dimanche sur Twitter, appelant ses partisans à en lire la retranscription publiée par la Maison Blanche.

L'ancien homme d'affaires, derrière lequel font bloc une grande majorité des parlementaires républicains, s'attache aussi à décrédibiliser le lanceur d'alerte, membre des services de renseignement, par lequel l'affaire a éclaté.

Les membres républicains de la commission du Renseignement ont ainsi demandé sans succès le témoignage public de Hunter Biden et du lanceur d'alerte, qui reste anonyme et protégé des représailles.

Le calendrier n'a pas encore été officiellement fixé, mais l'ouverture des auditions publiques rapproche nettement la perspective d'un vote sur l'"impeachment", peut-être même d'ici la fin de l'année.

La chambre basse, contrôlée par les démocrates, devrait approuver sa mise en accusation. Il reviendrait alors au Sénat, où les républicains sont majoritaires, de mener son procès politique. Leur soutien s'avérera décisif pour l'avenir du milliardaire.

Et il apparaît pour l'instant peu probable que les démocrates parviennent à convaincre la vingtaine de sénateurs républicains nécessaires pour le destituer. Donald Trump serait donc "acquitté".

- Diplomatie parallèle -

Mais sous la houlette du discret Adam Schiff, devenu bête noire de Donald Trump, les démocrates poursuivent leur enquête.

Ils ont accumulé les récits d'une douzaine de responsables, jugés assez accablants pour en publier les retranscriptions et décider de convoquer à nouveau certains des témoins devant les caméras.

Ces récits dépeignent une diplomatie parallèle menée face à Kiev par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani. Un fonctionnement si troublant de la politique ukrainienne de Washington que plusieurs diplomates de carrière en avaient, en plus du lanceur d'alerte, averti leur hiérarchie.

Bill Taylor a ainsi confirmé que, selon les récits qui lui avaient été faits, l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland avait franchement expliqué aux Ukrainiens les termes du marché en septembre.

A savoir que "l'argent pour l'aide sécuritaire ne serait pas débloqué tant que le président Zelensky ne s'engagerait pas à lancer l'enquête sur Burisma", l'entreprise gazière qui comptait Hunter Biden dans son conseil d'administration.

La commission entendra ensuite George Kent, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine.

Puis, vendredi, l'ex-ambassadrice des Etats-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch, brusquement relevée de ses fonctions au printemps après avoir fait l'objet d'une campagne hostile menée par Rudy Giuliani.

Avec AFP

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New York va examiner un projet de loi interdisant les tests de virginité

Le rappeur Clifford Harris avait révélé en novembre 2019 faire subir à sa fille un test de virginité chaque année, suscitant une vague d'indignation aux Etats-Unis.

L'Etat de New York va examiner un projet de loi interdisant les "tests de virginité", après la polémique suscitée par un rappeur qui a affirmé emmener sa fille chaque année chez le gynécologue pour vérifier qu'elle est toujours vierge.

La députée démocrate Michaelle Solages, à l'origine du projet de loi, affirme que ces tests portent atteinte aux droits des femmes et renforcent les stéréotypes sur la sexualité féminine.

"Les examens de l'hymen ne sont pas nécessaires d'un point de vue médical, et n'ont aucun fondement scientifique", a-t-elle dit. "Ils sont souvent douloureux, humiliants, dramatiques pour les jeunes filles ou les femmes, et sont vraiment une forme de violence sexuelle", a-t-elle ajouté.

Le texte, soutenu aussi bien par des démocrates que des républicains, doit être discuté par la chambre basse du Parlement de l'Etat de New York, à Albany, en janvier.

S'il est approuvé, les médecins qui pratiquent ces tests pourraient perdre le droit d'exercer, a indiqué la députée. Et si le test est effectué par une personne qui n'est pas un professionnel de santé, il sera considéré comme une agression sexuelle.

Plusieurs agences de l'ONU dont l'Organisation Mondiale de la Santé ont appelé à abolir les tests de virginité, encore fréquemment utilisés dans une vingtaine de pays.

L'hymen peut être rompu sans relation sexuelle, notamment lors de l'utilisation d'un tampon hygiénique ou d'activités comme l'équitation ou le vélo, ou durant un examen médical. Certaines femmes naissent sans hymen.

Le rappeur d'Atlanta Clifford Harris, surnommé T.I. et vainqueur de trois Grammys, avait révélé le mois dernier dans un podcast emmener chaque année sa fille, aujourd'hui âgée de 18 ans, chez un gynécologue pour subir cet examen, suscitant une vague d'indignation aux Etats-Unis.

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