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Des opposants au président Vaz manifestent à Bissau pour soutenir les sanctions de la Cédéao

Le Premier ministre Artur Silva et le présidente de la Guinée-Bissau, José Mário Vaz (à droite), à Bissau, le 31 janvier 2018. (VOA Portuguese)

Une centaine d'opposants au président José Mario Vaz ont manifesté dimanche à Bissau pour soutenir les sanctions de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) contre 19 personnalités bissau-guinéennes pour non-respect d'un accord de sortie de crise politique.

Ils se sont rassemblés devant les bureaux de l'organisation régionale à Bissau à l'appel d'un groupe d'activistes de la société civile dénommé les "Citoyens conscients et anti conformistes", deux semaines après une manifestation de milliers de partisans du président Vaz, qui avaient pour leur part dénoncé ces sanctions.

"Nous sommes très satisfaits des sanctions, qui ne doivent pas s'arrêter au fils du président, principal responsable de cette crise que nous vivons depuis deux ans. Lui aussi doit aussi être sanctionné", a déclaré à l'AFP l'un des organisateurs du rassemblement, Sumaila Djalo.

>> Lire aussi : Des milliers de partisans du président Vaz manifestent contre la Cédéao à Bissau

La Cédéao a annoncé le 1er février des sanctions prévoyant une interdiction de voyager dans l'espace régional et le gel des comptes bancaires contre des personnes accusées de bloquer l'accord de sortie de crise en Guinée-Bissau.

Ces sanctions concernent 14 députés --huit frondeurs du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau (PAIGC, au pouvoir) et six du Parti de la rénovation sociale (PRS), deuxième formation parlementaire-- ainsi que cinq proches de M. Vaz, dont son fils, Emerson Vaz.

Les manifestants scandaient des slogans tels que "Jomav (José Mario Vaz) dégage", "Le peuple n'est pas une poubelle", "A bas la dictature" ou encore "Vive les sanctions, qui mettent fin à l'intimidation".

>> Lire aussi : La Cédéao sanctionne 19 personnes en Guinée-Bissau pour non respect de l'accord politique

Le rassemblement, encadré par un dispositif policier, s'est achevé sans incident après que les manifestant eurent remis une pétition au représentant de la Cédéao à Bissau.

Plus d'un mois après la nomination d'un nouveau Premier ministre, la Guinée Bissau n'a toujours pas de gouvernement et les législatives prévues en mai ne devraient maintenant pas avoir lieu avant novembre.

A la grande inquiétude de l'ONU, l'ancienne colonie portugaise traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau (PAIGC), dont M. Vaz est également membre.

Avec AFP

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Guinée: Condé laisse une nouvelle fois planer le doute sur une candidature

Alpha Condé lors d'une réunion à Bruxelles, le 7 octobre 2017

Le président de la Guinée Alpha Condé, en visite officielle à Abidjan, a une nouvelle fois laissé planer le doute sur une modification de la Constitution qui lui permettrait de briguer un troisième mandat en 2020.

"Il y a un débat en Guinée. Moi j'observe (...), ce qui est évident c'est que le peuple guinéen est un peuple souverain, (...) qu'on ne peut pas empêcher le peuple de s'exprimer s'il le souhaite", a-t-il répondu à la presse qui l'a interrogé sur le sujet.

Il a aussi fait valoir qu'il n'avait "de comptes à rendre qu'au peuple de Guinée et éventuellement au peuple africain, mais pas à l'extérieur". "Je fais ce qui sera la volonté du peuple de Guinée. Pour le moment (...) je laisse le débat se dérouler dans le pays", a-t-il ajouté.

Les principaux partis d'opposition guinéens, ainsi que des associations de la société civile et des syndicats, ont annoncé début avril la création d'une coalition pour empêcher Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Ancien opposant historique et premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d'Afrique de l'Ouest régie jusqu'alors par des pouvoirs autoritaires, Alpha Condé, dont le deuxième mandat constitutionnel s'achève en 2020, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats sur le continent.

M. Condé, 81 ans, n'a jusqu'à présent pas annoncé de modification de la Constitution afin de pouvoir se représenter en 2020, mais plusieurs de ses déclarations récentes ont été interprétées en ce sens. "Personne en Guinée ne m'empêchera d'aller devant le peuple pour lui demander ce qu'il veut et faire la volonté du peuple", avait-il dit le 24 mars devant les militants de son parti.

En janvier, la présidence avait publié des propos de l'ambassadeur de Russie, suggérant d'amender la Constitution pour permettre au chef de l'Etat de briguer un troisième mandat, au grand dam de l'opposition et de la société civile.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, 77 ans, dont le deuxième mandat se termine également en 2020, entretient lui aussi le mystère quant à une éventuelle candidature. Il estime avoir le droit de se représenter en raison d'un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l'opposition.

Avec AFP

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