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Des milliers de personnes à une prière à la mémoire de Morsi à Istanbul

Prière funéraire symbolique à l'occasion de l'enterrement du président égyptien Mohamed Morsi à Ankara en Turquie le 18 juin 2019.

Des milliers de personnes ont participé mardi à Istanbul à une prière funéraire à la mémoire de l'ancien président égyptien Mohamed Morsi, dont la Turquie de Recep Tayyip Erdogan était l'un des principaux soutiens.

La cérémonie religieuse s'est tenue dans la mosquée historique Fatih, située sur la rive européenne de la mégalopole turque, rassemblant plusieurs milliers de personnes, certaines en larmes, selon un journaliste de l'AFP.

Cette prière symbolique a été organisée par la Direction des Affaires religieuses en Turquie (Diyanet) qui a appelé les principales mosquées du pays à organiser de telles cérémonies mardi.

Mahmoud Hussein, un responsable des Frères musulmans dont était issu Morsi, l'opposant égyptien Ayman Nour, ainsi que de nombreux membres de la diaspora égyptienne à Istanbul étaient présents à la prière à la mosquée Fatih.

"Morsi est le président de l'Egypte, pas Sissi", a déclaré Mokhtar al-Achri, un Egyptien installé en Turquie depuis cinq ans, en référence à l'actuel président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui a renversé Morsi en 2013. "Sissi est un tueur, un meurtrier", a-t-il ajouté.

"Nous espérons que la résistance dont a fait preuve Morsi jusqu'à ce qu'il tombe en martyr (...) servira d'exemple pour le monde musulman", a dit à l'AFP Ishak Saglam, dirigeant d'un parti islamiste turc, Hüda Par, lors de la cérémonie à la mosquée Fatih.

Une deuxième prière spéciale doit avoir lieu vers 14H00 GMT dans la même mosquée en présence du président Erdogan.

Lors d'un discours à Istanbul mardi, M. Erdogan s'en est pris à l'"Occident" qu'il accuse d'avoir assisté passivement "au renversement de Morsi par un putsch, à ses souffrances en prison et à sa mort".

Immédiatement après l'annonce de sa mort lundi, M. Erdogan avait rendu hommage au "martyr" Morsi et accusé les "tyrans" au pouvoir en Egypte d'être responsables de sa mort.

Les relations entre la Turquie et l'Egypte sont quasiment non-existantes depuis que l'armée égyptienne, alors dirigée par Abdel Fattah al-Sissi, a renversé le président Morsi.

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Cent jours de mobilisation et une créativité intacte à Hong Kong

Les manifestants lors d'une marche dans une rue de Hong Kong, le dimanche 15 septembre 2019. (AP Photo / Vincent Yu)

Chansons, chaînes humaines, spectacles laser... La longévité de la mobilisation à Hong Kong, qui en est lundi à son 100ème jour, s'explique aussi par la créativité surprenante des manifestants pro-démocratie.

L'ex-colonie britannique traverse depuis juin sa pire crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des actions quasi quotidiennes pour dénoncer le recul des libertés et exiger des réformes démocratiques.

- "Sois comme l'eau" -

L'inventivité des manifestants pourrait se résumer à une formule de la star hongkongaise du kung fu Bruce Lee (1940-1973) reprise comme un letmotiv par le mouvement: "Be water" ("Sois comme l'eau"). Il faut être fluide, liquide, imprévisible, insaisissable, s'adapter.

Concrètement, il s'agit de rester mobile et de multiplier les lieux d'actions pour éprouver au maximum les capacités des forces de police.

Mais cela invite aussi à se montrer créatif dans les modes d'action pour déjouer les interdictions de manifester. Certains organisent des opérations de lèche-vitrine en masse, des pique-niques géants ou des rassemblements prétendument religieux.

Et c'est tout naturellement que l'on a pu trouver ce week-end, à l'occasion de la Fête de la mi-automne, des gâteaux de lune traditionnels non plus ornés d'idéogrammes chinois, mais tout simplement du slogan: "Be Water".

- En chantant -

Comme lors du "Mouvement des parapluies", en 2014, la musique est omniprésente.

Au début de la mobilisation, résonnait jusqu'à plus soif le cantique "Chante Alleluia au Seigneur", qui illustrait d'ailleurs le rôle clé joué par la communauté chrétienne dans la mobilisation.

Les manifestants aiment aussi reprendre "Do You Hear the People Sing?" ("A la volonté du peuple"), l'une des chansons les plus célèbres de la comédie musicale "Les Misérables".

Mais voilà deux semaines que la mobilisation semble s'être trouvée son hymne: "Gloire à Hong Kong", écrit par un compositeur anonyme et apparu sur YouTube le 31 août.

- Spectacle laser -

Les pointeurs lasers furent initialement utilisés en première ligne par les manifestants souhaitant indiquer la position des forces de l'ordre, perturber la surveillance par la police ou les dispositifs de reconnaissance faciale.

Leur emploi s'est généralisé quand un responsable étudiant arrêté avec dix lasers a été poursuivi pour possession d'arme.

Depuis, les manifestants organisent régulièrement des "spectacles laser" en marge des rassemblements, comme ils l'avaient fait début août en dirigeant leurs faisceaux sur le dôme du Musée de l'espace, à la pointe de la péninsule de Kowloon.

- Chaînes humaines -

Les premières se formèrent fin août pour le 30ème anniversaire de la célèbre "Baltic Way", chaîne que les habitants des pays baltes avaient organisée pour recouvrer leur indépendance en 1989.

L'initiative n'a cessé d'être rééditée, notamment par des lycéens qui y ont vu une façon de poursuivre la mobilisation après la rentrée.

- Lennon Walls -

C'est aussi un héritage du "Mouvement des parapluies". Nombre de passerelles et tunnels piétons sont ornés de post-it colorés, d'affiches, de lanternes et de slogans divers.

Ces "Lennon Walls" ("Murs de Lennon") sont inspirés de celui de Prague, un hommage tout en graffiti au légendaire ex-Beatles assassiné en 1980.

Quand au début de cette initiative des partisans du gouvernement sont allés arracher les oeuvres accrochées sur un de ces murs près du Parlement local, la riposte ne s'est pas faite attendre. D'autres "murs" sont apparus, et se sont multipliés dans toute la ville.

- L'art de la dissidence -

Peintures, calligraphies, sculptures, bandes dessinées, pochoirs... Des artistes semblent travailler 24 heures sur 24 à la production d'une oeuvre très riche et sans cesse renouvelée.

Ces créations se partagent de la plus moderne des façons sur les forums en ligne et se propagent de smartphones à smartphones via le bluetooth ou la fonctionnalité Airdrop.

Elles sont aussi, à l'ancienne, reproduites sur des tracts distribués dans le métro ou affichées sur les "Murs de Lennon", qui constituent eux-mêmes une oeuvre de dissidence en évolution perpétuelle.

- Le rendez-vous de 22H00 -

"Libérez Hong Kong!", "La révolution maintenant!"... C'est devenu un rendez-vous quotidien qui, notamment dans les quartiers résidentiels, vient briser le silence de la nuit.

A 22H00 pile, des militants pro-démocratie sortent sur leur balcon ou passent la tête de leur fenêtre, pour scander des slogans, dans des "battles" nocturnes qui se font écho entre gratte-ciel.

Cette action s'inspire des bruyants "cacerolazos" en Amérique latine, quand l'opposition signifie son mécontentement en tapant sur des casseroles.

Avec AFP

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Lutter contre le paludisme depuis l'espace : l'ambition de la Nasa en Birmanie

Anopheles gambiae : le moustique qui propage le parasite du paludisme.

Plusieurs maladies véhiculées par les moustiques sévissent encore dans certaines régions d'Asie du Sud-Est, la dengue, le virus Zika, le chikungunya, mais aussi le paludisme contre lequel la Nasa expérimente depuis l'espace une nouvelle technique en Birmanie afin de tenter de l'éradiquer.

Les scientifiques de l'agence spatiale américaine, en partenariat avec des chercheurs de l'université américaine du Maryland, exploitent des données satellitaires regroupant divers facteurs environnementaux comme la température, l'humidité du sol, les précipitations et la couverture forestière.

Ils les combinent ensuite avec des données socioéconomiques comme la densité de la population et le nombre de déplacements transfrontaliers.

L'objectif est d'identifier à l'avance les zones particulièrement sensibles au paludisme, pour que du personnel qualifié et des médicaments puissent être acheminés à temps afin de prévenir une éventuelle épidémie.

"Beaucoup de personnes utilisent dans une certaine mesure la modélisation spatiale (...) Mais pas avec la même intensité et les mêmes capacités que celles que nous avons ici", explique à l'AFP Tatiana Loboda, la scientifique qui pilote le projet en Birmanie.

L'expérimentation a débuté en 2017, mais l'équipe de la chercheuse a déjà constaté une forte corrélation entre le taux de déforestation et la maladie.

Une théorie (qui reste à prouver) est que ces zones, comprenant souvent des exploitations forestières, des mines et des plantations, accueillent un nombre particulièrement important de travailleurs migrants ou saisonniers qui transportent avec eux de nouvelles souches du parasite.

La tâche des scientifiques est délicate en Birmanie où plusieurs régions, théâtres de conflits entre l'armée et des factions rebelles, sont très difficiles d'accès. "Je voudrais couvrir l'ensemble du pays en effectuant des déplacements aléatoires (sur le terrain), mais je ne peux pas", déplore Tatiana Loboda.

Paludisme: les médicaments censés le guérir deviennent de plus en plus inefficaces
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Le nombre de décès dus au paludisme a chuté dans le pays de 3.900 en 2010 à 220 en 2017, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que cette maladie connaît une baisse massive du nombre de cas dans le monde depuis une dizaine d'années (-40%) et pourrait être éradiquée "en l'espace d'une génération", selon un rapport publié dans la revue The Lancet.

Mais la Birmanie héberge plusieurs formes de paludisme résistant au traitement standard et les experts craignent qu'elles se répandent notamment en Afrique subsaharienne où se concentre la majorité des décès.

La dengue et le paludisme, deux maladies qui se transmettent via une piqûre de moustique, présentent des signes cliniques relativement semblables (forte fièvre, vomissements...). Les zones les plus exposées au paludisme sont généralement les régions rurales ou reculées, tandis que la dengue est très active dans les zones urbaines ou semi-urbaines.

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