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Des inondations font près de 90 morts en Indonésie et au Timor oriental

Des personnes se tiennent près de routes endommagées par des inondations après de fortes pluies à Dili, Timor oriental, le 5 avril 2021.

Près de 90 personnes ont péri et des dizaines d'autres sont toujours portées disparues dans les inondations et les glissements de terrain en Indonésie et au Timor oriental, où des hameaux ont été dévastés, ont annoncé lundi des responsables locaux.

Des inondations et crues soudaines provoquées par des pluies torrentielles ont semé le chaos dans les zones situées entre Florès, en Indonésie, et le Timor oriental, poussant des milliers de personnes à rechercher un abri dans des centres d'accueil.

Ce déluge a fait déborder des réservoirs d'eau et inondé des milliers de maisons, alors que les secouristes s'efforçaient de porter assistance aux sinistrés.

L'agence indonésienne de gestion des catastrophes faisait état de 66 morts, contre 55 recensés auparavant.

Au moins 21 personnes ont trouvé la mort au Timor oriental, selon un responsable timorais. La plupart des décès ont eu lieu à Dili, la capitale.

Dans l'est de l'île indonésienne de Florès, de nombreux maisons, routes et ponts étaient recouverts de boue, ce qui compliquait la tâche des sauveteurs tentant d'atteindre les zones les plus touchées.

Une vielle femme et son petit-fils se tiennent devant leur maison endommagée dans le village de Haitimuk, dans l'est de Flores, le 4 avril 2021.
Une vielle femme et son petit-fils se tiennent devant leur maison endommagée dans le village de Haitimuk, dans l'est de Flores, le 4 avril 2021.

"La boue et la météo constituent un gros défi, de même que les débris qui s'amoncellent et rendent les recherches difficiles", a déclaré Raditya Djati, porte-parole de l'agence indonésienne de gestion des catastrophes.

A Lembata, une île située à mi-distance entre Florès et Timor, les accès routiers ont été coupés, ce qui a obligé les autorités à déployer des machines de chantier pour rouvrir les routes.

Certains villages situés sur des hauteurs ont en partie été emportés vers le littoral dans des glissements de terrain.

Basir Langoday, un habitant de l'île, a raconté avoir entendu des appels à l'aide venant d'une maison couverte de débris.

"Il y avait quatre personnes à l'intérieur. Trois ont survécu mais pas la dernière", a-t-il raconté aux journalistes.

Basir Langoday et ses amis ont tout fait pour tenter de sauver, en vain, l'homme coincé dans sa maison: "Il criait: dépêchez-vous, je ne tiens plus."

"Besoin de médicaments"

Le président Joko Widodo a fait part de ses "condoléances."

"Je mesure la peine immense de nos frères et soeurs après cette catastrophe", a-t-il dit dans un discours à la Nation.

Partout dans les zones sinistrées, des habitants pris de panique se sont rués sur des centres d'accueil tandis que d'autres restaient à proximité de ce qui restait de leur maison.

"Les évacués sont dispersés un peu partout, il y en a des centaines dans tous les districts, mais beaucoup de personnes sont aussi restées chez elles", explique Alfons Hada Bethan, chef de l'agence de gestion des catastrophes de Florès oriental. "Ils ont besoin de médicaments, de nourriture, de couvertures".

Les précipitations toujours soutenues compliquent aussi la donne. "On pense que de nombreuses personnes sont toujours ensevelies, mais on ignore combien", a-t-il dit.

Les glissements de terrain et les crues subites sont courants dans l'archipel indonésien, notamment à la saison des pluies. Mais les défenseurs de l'environnement soulignent que la déforestation favorise ces catastrophes.

En janvier, 40 Indonésiens avaient trouvé la mort lors d'inondations qui ont touché la ville de Sumedang, dans l'ouest de Java.

L'agence nationale de gestion des catastrophes estime que 125 millions d'Indonésiens, soit environ la moitié de la population de l'archipel, vivent dans des régions à risque de glissements de terrain.

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Le coronavirus a fait plus de 3 millions de morts dans le monde

Des employés municipaux portent le cercueil d'une victime du coronavirus dans une zone d'enterrement fournie par le gouvernement à Bogor, en Indonésie, le 26 janvier 2021.

Plus de trois millions de personnes sont mortes dans le monde du Covid-19 depuis son apparition fin 2019, selon un comptage réalisé par l'AFP samedi, et la course à l'immunisation se poursuit.

Au total, 3.000.955 morts du Covid-19 ont été officiellement recensés, selon ce comptage réalisé à 10h00 GMT à partir de bilans fournis par les autorités de santé, soit déjà bien plus que la plupart des épidémies virales des XXe et XXIe siècles, aux exceptions notables de la terrible "grippe espagnole" et du sida.

Après une légère accalmie en mars, le nombre de décès quotidiens est de nouveau en hausse, avec en moyenne plus de 12.000 morts par jour la semaine passée dans le monde, approchant des 14.500 décès quotidiens recensés fin janvier, au plus haut de l’épidémie.

Plus de 139 millions de cas de contaminations ont, eux, été recensés, dont environ 730.000 par jour actuellement, un chiffre également en hausse constante depuis fin février. Sur la seule journée de vendredi, plus de 829.000 cas ont été enregistrés en 24 heures, un record.

Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé au monde, quelque 3.000 décès sont annoncés chaque jour. Ce chiffre a plus que doublé depuis la mi-février.

La hausse des décès est également extrêmement rapide en Inde, confrontée à une troisième vague virulente. Plus de 1.000 décès quotidiens sont recensés dans ce pays, soit neuf fois plus que début mars.

L'effort de l'Inde pour vacciner ses 1,3 milliard d'habitants fait face à des obstacles, avec seulement 117 millions de vaccins administrés jusqu'à présent et des stocks en baisse, selon certaines autorités locales.

La course à la vaccination, très inégale selon les pays, a atteint au niveau mondial près de 863 millions de doses injectées selon un bilan établi vendredi par l'AFP.

Principale arme contre la pandémie, elle pâtit des déboires des vaccins Johnson & Johnson et AstraZeneca et se voit rattrapée par la multiplication de variants plus contagieux qui deviennent des forces dominantes dans la pandémie.

Un des pays les plus avancés dans le monde en matière de vaccination, le Chili a publié une étude indiquant que le vaccin chinois Coronavac a démontré une efficacité de 67% pour prévenir les cas symptomatiques de Covid-19 et de 80% pour prévenir les décès.

Confinement de week-end à Delhi

En Inde, un confinement du week-end est entré en vigueur samedi à New Delhi. La capitale a ordonné la fermeture de tous les services non essentiels. Les sites historiques étaient déserts samedi, les restaurants, les centres commerciaux et les salles de sport fermés et les rues vides.

L'Etat du Maharashtra, qui comprend Bombay, celui du Gujarat et celui du Karnataka, où se trouve le centre informatique de Bangalore, ont également imposé des restrictions de circulation.

L'État d'Uttar Pradesh, qui compte quelque 240 millions d'habitants, a ordonné un confinement d'une journée dimanche.

De même, l'État de l'Uttarakhand (nord) a limité les rassemblements à 200 personnes, mais a exempté l'immense festival hindou Kumbh Mela, qui se déroule depuis janvier, et a attiré 25 millions de personnes sans masques ni distanciation dont 4,6 millions cette semaine.

En Thaïlande, où l'épidémie flambe, de nouvelles restrictions seront imposées à partir de dimanche, notamment l'interdiction de la vente d'alcool dans les restaurants et les bars à Bangkok, épicentre de la troisième vague de Covid-19.

Les lieux de divertissement seront quant à eux fermés dans tout le pays pendant deux semaines.

Les autorités ont déjà imposé des restrictions pour les déplacements entre provinces juste avant les festivités de Songkran cette semaine, marquant le Nouvel An thaïlandais, période pendant laquelle les départs en vacances sont habituellement nombreux.

Au cours des dix derniers jours, le nombre total d'infections est passé de 29.900 à plus de 40.500 en Thaïlande.

Prolongation de quarantaine en Espagne

En Europe, la valse-hésitation entre restrictions supplémentaires pour freiner la propagation et assouplissements pour soutenir l'économie et calmer le mécontentement bat son plein.

L'Espagne a prolongé samedi jusqu'à début mai l'obligation de se placer en quarantaine pour tous les passagers arrivant sur son territoire depuis douze pays - Brésil, Pérou, Colombie et neuf pays africains - en raison des craintes liées aux variants du coronavirus.

Plusieurs pays ont, eux, annoncé des assouplissements.

Le Danemark va ainsi accélérer sa réouverture dès le 21 avril, avec des spectateurs dans les stades et des clients au restaurant.

L'Italie devrait amorcer la réouverture des restaurants et des établissements scolaires à partir du lundi 26 avril.

En France, "c'est autour de la mi-mai que pourront démarrer les réouvertures", a affirmé le porte-parole du gouvernement, en rappelant qu'il s'agissait de rouvrir "certaines terrasses et certains lieux de culture".

Le gouvernement avance cependant à pas prudents, face à une épidémie qui a déjà fait 100.000 morts et dont les indicateurs se stabilisent à un niveau élevé.

Au Brésil, le gouvernement de l'Etat de Sao Paulo a, lui, annoncé vendredi la réouverture des commerces et l'autorisation des cultes religieux présentiels à partir de dimanche, même si le nombre de décès quotidiens du Covid-19 reste très élevé dans tout le pays.

Biden sanctionne Moscou et expulse 10 diplomates russes

Le vice-président américain de l'époque, Joe Biden, à gauche, serre la main du Premier ministre russe de l'époque Vladimir Poutine à Moscou, en Russie, le 10 mars 2011.

Après la main tendue, la contre-attaque: le gouvernement américain de Joe Biden a annoncé jeudi une série de sanctions financières sévères contre la Russie et l'expulsion de dix diplomates russes, qui risquent de compliquer sa proposition de sommet avec Vladimir Poutine.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, le nouveau président des Etats-Unis avait fait savoir qu'il mettait au point sa riposte contre une série d'actes imputés à Moscou, dont une cyberattaque géante et de nouvelles ingérences dans les élections américaines de l'an dernier.

Allant jusqu'à qualifier Vladimir Poutine de "tueur", Joe Biden promettait d'être nettement plus ferme que son prédécesseur Donald Trump, accusé de toutes parts de complaisance à l'égard du maître du Kremlin.

Les représailles sont tombées jeudi, et elles sont sévères.

Le 46e président de l'histoire américaine a signé un décret suivi de sanctions immédiates, et qui permettra aussi de punir à nouveau la Russie, de manière à engendrer "des conséquences stratégiques et économiques", "si elle continue ou favorise une escalade de ses actions de déstabilisation internationale", a prévenu la Maison Blanche dans un communiqué.

Dans le cadre de ce décret, le Trésor américain a interdit aux institutions financières américaines d'acheter directement de la dette émise par la Russie après le 14 juin prochain.

Il sanctionne également six sociétés technologiques russes accusées de soutenir les activités de piratage informatique du renseignement de Moscou.

Il s'agit d'une riposte à la gigantesque cyberattaque de 2020 ayant utilisé comme vecteur SolarWinds, un éditeur américain de logiciels dont un produit a été piraté pour introduire une faille chez ses utilisateurs, y compris plusieurs agences fédérales américaines. L'administration Biden accuse formellement la Russie d'être responsable de cette attaque, comme elle l'avait laissé entendre.

"Soutien" occidental

Un haut responsable américain a prévenu qu'une partie des représailles demeurerait "secrète", laissant envisager la possibilité d'une contre-attaque informatique.

Par ailleurs, le Trésor sanctionne 32 entités et personnes accusées d'avoir tenté, au nom du gouvernement russe, "d'influencer l'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis", selon la Maison Blanche.

Et le gouvernement américain impose aussi des sanctions à huit personnes et entités "associées à l'occupation et à la répression persistantes en Crimée", en "partenariat", avec l'Union européenne, le Canada, le Royaume-Uni et l'Australie.

L'Otan, l'UE et Londres ont apporté leur soutien aux sanctions américaines, sans toutefois annoncer de nouvelles mesures dans l'immédiat.

De son côté, le département d'Etat américain a expulsé dix responsables de l'ambassade russe à Washington, accusés pour certains d'être des membres des services de renseignement de Moscou.

L'ensemble de ces sanctions visent aussi à tenir les autorités russes "pour responsables" après des accusations de primes offertes par la Russie à des talibans pour attaquer des soldats américains en Afghanistan.

Mais un haut responsable américain a précisé que le renseignement des Etats-Unis ne pouvait confirmer la véracité de ces allégations qu'avec un degré de confiance "faible à modéré".

Ces sanctions s'ajoutent à une première série de mesures punitives annoncées en mars contre sept hauts responsables russes en réponse à l'empoisonnement et l'incarcération de l'opposant Alexeï Navalny.

L'ambassadeur américain convoqué

Il s'agit d'une des offensives les plus dures contre la Russie depuis l'expulsion de nombreux diplomates à la fin du mandat de Barack Obama.

Et la réponse ne s'est pas fait attendre.

Moscou a convoqué l'ambassadeur américain pour "une conversation difficile".

"Un tel comportement agressif recevra une forte rebuffade. La réponse aux sanctions sera inévitable", a prévenu la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. "Les États-Unis ne sont pas prêts à accepter la réalité objective d'un monde multipolaire qui exclut une hégémonie américaine et s'appuient sur la pression des sanctions et l'ingérence dans nos affaires intérieures", a-t-elle déploré.

La Russie avait déjà averti que ces nouvelles sanctions n'allaient "pas favoriser" l'organisation d'un sommet Biden-Poutine censé amorcer une stabilisation dans les relations délétères entre les deux rivaux géopolitiques.

L'offre d'une première rencontre dans "un pays tiers" avait été faite par le nouveau président démocrate lors d'une conversation téléphonique cette semaine avec son homologue russe, marquée aussi par une mise en garde américaine après le déploiement massif de troupes russes aux frontières ukrainiennes.

"Nous pensons que dans les prochains mois, il sera crucial pour les deux dirigeants de se rencontrer" pour "trouver une manière stable et efficace d'avancer pour stopper toute escalade avant qu'elle ne dégénère", a réitéré jeudi le haut responsable américain après l'annonce des sanctions.

La mesure la plus spectaculaire annoncée jeudi, sur la dette, devrait avoir un effet limité, la Russie n'ayant qu'une dette limitée et des réserves qui dépassent les 180 milliards de dollars, forte de ses exportations d'hydrocarbures. Elle pourrait toutefois être douloureuse pour le rouble, en chute jeudi, et déjà en difficulté depuis de premières sanctions adoptées en 2014.

"C'est une tempête dans un verre d'eau. Depuis plus de dix ans, la politique des autorités monétaires russes a visé à maintenir le déficit budgétaire à un niveau bas", a relevé auprès de l'AFP l'économiste Sergueï Khestanov, qui souligne que Moscou y est préparé "depuis longtemps".

Des milliers de marins marchands bloqués dans leurs navires par la pandémie

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Pékin paye son dû à l'ONU et incite Washington à faire de même

This video grab taken on Jan. 25, 2021, from the website of the World Economic Forum shows China's President Xi Jinping speaking from Pekin as he opens an all-virtual World Economic Forum, which usually takes place in Davos, Switzerland.

La Chine a annoncé mardi dans un communiqué avoir payé entièrement sa contribution à l'ONU pour 2021, au budget de fonctionnement comme aux opérations de paix, incitant implicitement les Etats-Unis, gros débiteur, à faire de même "pour soutenir le multéralisme par des actions concrètes".

"Le 13 avril, la Chine a payé la totalité de ses contributions au budget de fonctionnement (...) pour l'année 2021. Au préalable (le 28 février), elle avait réglé ses arriérés pour sept opérations de paix", a précisé un communiqué de la mission chinoise auprès de l'ONU.

Il n'a pas été possible de savoir combien Pékin avait versé exactement à l'ONU.

En qualité de "deuxième contributeur au budget de fonctionnement de l'ONU et à celui du maintien de la paix, la Chine a toujours soutenu activement le travail des Nations Unies, fermement sauvegardé le système international et soutenu le multilatéralisme par des actions concrètes", ajoute le communiqué.

Les Etats-Unis qui, sous l'administration Joe Biden, ont promis de se réengager dans le multilatéralisme, sont les premiers contributeurs financiers à l'ONU et ont des arriérés qui s'élèvent à environ 1,3 milliard de dollars incluant 700 millions pour l'année en cours et le reste sur les années précédentes, selon l'Organisation.

Le budget annuel de fonctionnement de l'ONU s'élève à environ 3,2 milliards de dollars. Celui des opérations de paix, séparé, atteint quelque 6,5 milliards de dollars. Les Etats-Unis contribuent à hauteur de 22% au budget de fonctionnement, et en principe à près de 28% au budget des opérations de paix.

En 2017, l'ex-président Donald Trump avait décidé de réduire ce dernier pourcentage à 25%, creusant les dettes américaines à l'égard de l'ONU.

Pékin est devenu le deuxième principal contributeur financier en 2016 aux opérations de paix de l'ONU et en 2019 au budget de fonctionnement, devançant le Japon.

"La Chine a rempli ses obligations financières intégralement, à temps et sans conditions conformément à la Charte des Nations Unies, ce qui démontre le rôle qu'elle joue en tant que grand pays responsable", souligne le communiqué de la mission chinoise, comme une incitation implicite aux autres grandes nations, et singulièrement les Etats-Unis, à faire de même.

Le texte rappelle que l'ONU fait face à une crise de liquidités, accentuée par la crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19, qui "affecte sérieusement son travail et la mise en œuvre de ses mandats".

"Les Etats membres doivent s’acquitter de leurs obligations juridiques, répondre activement à l’appel du secrétaire général et verser toutes les contributions dès que possible pour améliorer la situation de liquidités de l’Organisation des nations unies", insiste le communiqué chinois.

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