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Nigeria

Des dizaines de morts dans des combats entre armée et jihadistes d'ISWAP

Des maisons de boue ont été incendiées par des combattants islamistes de Boko Haram dans le village de Maiborti, à la périphérie de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria, le 17 décembre 2018.

Des combats intenses dans le nord-est du Nigeria entre les armées régionales et les djihadistes d'ISWAP ont fait des dizaines de morts, dont au moins 25 soldats et plus de 40 combattants islamistes, ont rapporté jeudi à l'AFP des sources sécuritaires.

Des combattants d'ISWAP (groupe de l'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest), branche de Boko Haram affiliée à l'EI, sont arrivés sur des pick-up lundi matin à l'aube au niveau de la ville de Baga, sur les rives du lac Tchad, dans l'extrême nord-est du Nigeria.

"Les +terroristes+ ont tué 20 soldats nigérians et cinq soldats tchadiens dans des combats intenses qui ont fait également 47 morts du côté des +terroristes+", a rapporté une source militaire sous couvert d'anonymat.

La Force régionale conjointe (MNJTF), qui regroupe des soldats des armées régionales pour lutter contre les groupes de Boko Haram dans la région du lac Tchad, avait publié un communiqué lundi assurant avoir tué 10 djihadistes et perdu un seul soldat.

Mais le bilan est beaucoup plus lourd selon des sources contactées par l'AFP.

Selon une seconde source militaire, les combattants d'ISWAP ont mené une première attaque sur la base de Baga, avant d'être repoussés. Dans leur fuite, ils ont mené d'autres combats contre un convoi militaire qui arrivait de la capitale de l'Etat du Borno, Maiduguri.

"Ils sont tombés nez à nez avec des Forces spéciales qui avaient été prévenues par la caserne et de nombreux terroristes ont été tués dans ce combat", explique cette source, qui donne le même bilan des pertes.

La base navale militaire de Baga, sur les rives du lac où les combattants djihadistes sont retranchés, a été victime d'attaques répétées depuis 2014, les dernières datant de décembre dernier.

Depuis juillet 2018, l'ISWAP intensifie ses attaques contre les bases militaires du Nord-Est et a fait des dizaines, voir des centaines de morts au sein des armées régionales, et accumule un important arsenal de guerre.

Mardi, la présidence nigériane a assuré avoir "vaincu" les islamistes de Boko Haram "tels que nous les connaissons", dix ans après le début de l'insurrection en juillet 2009.

"La position du gouvernement nigérian est que le terrorisme de Boko Haram a été réduit et vaincu. Le véritable Boko Haram que nous connaissons est vaincu", a déclaré la présidence.

Depuis 10 ans, le conflit a fait près de 27.000 morts, et plus de 2 millions de déplacés ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

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Le Nigeria saisit des propriétés de plusieurs dirigeants du foot

Amaju Pinnick, 2e à gauche, est félicité après sa réélection comme président de la Fédération nigériane de football (NFF), à Abuja, Nigeria, 20 septembre 2018. (Twitter/The NFF)

L'Etat a décidé lundi la saisie d'une douzaine de propriétés de plusieurs hauts responsables de la Fédération nigériane de football, parmi lesquels le premier d'entre eux, son président Amaju Pinnick, dans la cadre d'une vaste enquête pour corruption.

Des agents de la commission indépendante anticorruption (ICPC) ont procédé à la saisie de douze propriétés dont la moitié appartiennent à Pinnick, incluant une résidence à Londres.

Cette saisie est le dernier épisode d'une enquête ciblant des hauts responsables de la Fédération nigériane de football (NFF), accusés du blanchiment de plusieurs millions de dollars, qui doivent être entendus par la justice le 26 septembre.

"Plusieurs officiels de la NFF font actuellement l'objet d'une enquête. Ce qu'ils possèdent est disproportionné par rapport à ce qu'ils sont censés gagner", a déclaré le porte-parole de l'ICPC, Rasheedat Okoduwa.

Les hauts responsables de la NFF, dirigée par Pinnick, sont actuellement sous le coup de trois enquêtes distinctes, et doivent répondre de 17 chefs d'accusation, allant de l'omission de déclaration d'actifs au détournement de 8,4 millions de dollars (7,5 millions d'euros) versés à la NFF par la Fifa.

Dans une autre enquête, Pinnick, le secrétaire général de la NFF Mohammed Sanusi et trois de ses comptables ont également été accusés par la justice d'un vol présumé de plus de 10 millions de dollars de subventions de la Fifa et de la Confédération africaine de football (CAF), destinées au développement du football dans le pays.

Au mois de juillet, la CAF avait exclu Pinnick de son poste de vice-président à cause des charges pesant contre lui. Le dirigeant nigérian et la NFF avaient alors nié les faits, parlant d'une "chasse aux sorcières".

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