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Des diplomates non payés veulent rentrer au Soudan


Omar el-Béchir lors d'une réunion au Caire, le 22 février 2009.

Un manque de liquidités empêche depuis des mois le versement de salaires à des diplomates soudanais accrédités à l'étranger qui veulent par conséquent rentrer dans leur pays, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie soudanaise.

"Pendant des mois, des diplomates n'ont pas reçu leur salaire et il y a aussi un retard pour le paiement de loyers des missions diplomatiques", a déclaré devant le Parlement Ibrahim Ghandour.

A ce sujet, le ministre a affirmé qu'il avait contacté le gouverneur de la Banque centrale mais qu'il n'était pas parvenu à obtenir que les diplomates soient payés.

"A présent, la situation est devenue dangereuse et c'est pourquoi je l'évoque publiquement", a dit le ministre.

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"Certains ambassadeurs et autres diplomates veulent maintenant rentrer à Khartoum en raison des difficultés auxquelles ils font face avec leurs familles", a-t-il ajouté.

Interrogé plus tard par des journalistes, M. Ghandour a précisé que les salaires des diplomates et les loyers des missions diplomatiques représentaient quelque 30 millions de dollars par an alors que le budget du ministère s'élève à près de 69 millions de dollars.

Le Soudan a été frappé par une forte pénurie de devises étrangères qui a vu la livre plonger face au dollar, nécessitant des dévaluations à deux reprises depuis janvier.

Les espoirs d'une reprise économique étaient grands après la décision des Etats-Unis de lever leur embargo commercial contre le Soudan le 12 octobre.

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Mais des responsables estiment que la situation n'a pas changé et que les banques étrangères restent frileuses vis-à-vis du Soudan de même que les investisseurs étrangers.

Outre les sanctions, l'économie soudanaise a subi un coup dur avec la sécession du Soudan du Sud, en 2011, qui l'a amputée de la plus grande partie de ses revenus pétroliers.

Avec AFP

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