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Des détenus du mouvement de contestation "Hirak" suspendent leur grève de la faim au Maroc


Des proches du leader du mouvement marocain de la contestation manifestent devant la cour d'appel Casablanca, Maroc, 12 septembre 2017.

Près de la moitié des militants du mouvement de contestation du "Hirak", né dans le nord du Maroc, qui étaient en grève de la faim pour protester contre leur détention ont suspendu cette action, indiquent leurs familles.

Un total de 49 militants et sympathisants sont actuellement incarcérés dans une prison de Casablanca dans l'attente de leur jugement, après avoir été arrêtés entre la fin mai et juin à Al-Hoceïma (nord), épicentre du mouvement dénonçant la "marginalisation" de la région du Rif.

Depuis cinq semaines, 38 d'entre eux suivaient une grève de la faim, mais environ la moitié ont décidé de la suspendre, ont déclaré à l'AFP les proches qui leur rendaient visite mercredi à la prison. Deux des meneurs, Najib Ahemjik et Mohamed Jelloul refusent toujours de s'alimenter, selon la même source.

Les familles viennent toutes les semaines depuis le nord du pays dans un bus spécial pour rendre visite aux détenus, tous militants ou sympathisants du mouvement de contestation populaire né après la mort d'un vendeur de poissons, broyé accidentellement dans une benne à ordures fin octobre 2016 à Al-Hoceïma.

Des activistes du comité de soutien du Hirak à Casablanca les attendaient mercredi avec des banderoles appelant les autorités marocaines à libérer les "prisonniers politiques".

Par trois fois depuis la mi-septembre, la Cour d'appel de Casablanca a renvoyé le procès de 21 d'entre eux, âgés d'une vingtaine d'années pour la plupart.

La prochaine audience est prévue le 24 octobre.

Poursuivis pour "atteinte à la sécurité intérieure de l'État", "tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage" ou "conspiration contre la sécurité intérieure", ces jeunes risquent jusqu'à 20 ans de prison.

Le procès du journaliste Hamid El Mahdaoui, poursuivi pour "manquements à son obligation de porter à la connaissance des autorités une tentative de nuire à la sécurité intérieure de l'Etat" a également été repoussé au 24 octobre.

Au total, entre 200 et 300 activistes et sympathisants du "Hirak" sont actuellement derrière les barreaux dans différentes prisons marocaines.

La date du procès du leader du mouvement, Nasser Zefzafi, n'a pas encore été annoncée. Le mouvement du Hirak s'est essoufflé dans le nord avec l'arrestation de ses principaux meneurs, mais des manifestations sont parfois organisées à Rabat ou Casablanca.

Avec AFP

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