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Des commerçants tentent de mettre fin au phénomène des "mulets" en Espagne et au Maroc


Des Marocaines portent des marchandises entre la frontière espagnole et marocaine, à Ceuta, le 20 septembre 2017.

Des commerçants de Ceuta, enclave sous administration espagnole dans le nord du Maroc, ont lancé une initiative pour que les femmes ne transportent plus des marchandises sur leur dos mais sur des chariots.

Sur les quelque 2.200 femmes ayant traversé le poste-frontière pour aller récupérer toutes sortes de marchandises dans l'enclave espagnole, environ 40% étaient munies de chariots à roulettes, selon une source au sein de la préfecture de Ceuta.

Cette source a assuré que les femmes utilisaient des chariots "sur suggestion des commerçants" de la zone et avec l'aval des autorités espagnoles.

Des milliers de porteurs marocains - hommes ou femmes selon le jour - traversent chaque jour la frontière, payés quelques dizaines d'euros par des commerçants marocains pour transporter vêtements, produits ménagers ou alimentaires destinés à être revendus au Maroc.

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Les porteurs ne paient pas de taxes sur les marchandises qu'ils transportent à pied et sur leurs dos, contrairement aux véhicules traversant le poste-frontière, ce qui explique l'énorme poids des chargements - plusieurs dizaines de kilos.

Chaque année, certains trouvent la mort dans des bousculades.

Mohamed Benaïssa, président de l'Observatoire du nord pour les droits de l'Homme, au Maroc, a assuré que du côté espagnol, "les femmes qui transportent des marchandises sont obligées depuis aujourd’hui d’utiliser des chariots si elles veulent transporter la marchandise".

Ana Rosado, porte-parole de l'ONG espagnole APDHA, craint de son côté que les porteurs ne soient obligés une fois revenus au Maroc de charger à nouveau les marchandises sur leur dos.

Avec AFP

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