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Moyen-Orient

Benjamin Netanyahu semble exacerber la violence à Gaza

Les manifestantas palestiniens transportent un blessé près de la frontière avec l'Israel.

Israël a frappé la ville de Gaza avec des raids tôt lundi. Cette violence fait suite aux commentaires du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu selon lesquels il ne prévoyait pas de mettre fin "immédiatement" aux frappes aériennes meurtrières sur Gaza.

M. Netanyau a affirmé que des chasseurs à réaction israéliens ont rasé trois bâtiments et tué au moins 42 personnes, soit l'attaque la plus meurtrière de la dernière vague de violence entre Israël et le Hamas.

L'armée israélienne a déclaré que les cibles comprenaient des tunnels utilisés par le Hamas et des maisons appartenant à plusieurs commandants du groupe militant qui dirige Gaza.

Dimanche matin, le Hamas a lancé des roquettes depuis des zones civiles de Gaza vers des zones civiles israéliennes. L'un d'eux a frappé une synagogue à Ashkelon, une ville du sud, quelques heures avant les offices du soir pour la fête juive de Chavouot. Aucun blessé n'a été signalé.

Ces frappes sont intervenues alors que la violence dans la région entre dans sa deuxième semaine.

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a appelé le Hamas et d'autres groupes militants à Gaza à mettre fin immédiatement aux attaques à la roquette contre Israël. Il a déclaré lundi que si Israël a le droit de se défendre, il a aussi la responsabilité d'éviter les victimes civiles.

Depuis le début des combats le 10 mai, au moins 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants et 34 femmes, selon le ministère de la Santé de Gaza. Au moins 10 Israéliens ont été tués dans les attaques à la roquette, dont un enfant de six ans.

Benjamin Netanyahu a défendu samedi la destruction d'un immeuble de 12 étages dans la ville de Gaza où étaient basées l'Associated Press et les agences de presse Al-Jazeera, ainsi que des appartements et d'autres bureaux.

Le propriétaire du bâtiment avait reçu un avertissement par téléphone de l'armée israélienne une heure avant l'attaque, et le personnel de l'AP et d'autres occupants du bâtiment avaient immédiatement évacué le bâtiment. Netanyahu a déclaré que personne n'avait été blessé dans l'attaque. Al-Jazeera a continué de diffuser les frappes aériennes alors que le bâtiment s'effondrait.

Le dirigeant israélien a déclaré que le bâtiment, en plus d'abriter les bureaux des médias, abritait le "bureau de renseignement de l'organisation terroriste palestinienne".

Sally Buzbee, la rédactrice en chef de l’AP, a appelé dimanche à une enquête indépendante sur la frappe aérienne. Elle a dit que les bureaux de l'AP étaient dans ce bâtiment depuis des années et qu'il n'y avait jamais eu aucune indication de la présence du Hamas.

"Nous sommes dans une situation de conflit. Nous ne prenons pas parti dans ce conflit. Nous avons entendu des Israéliens dire qu'ils ont des preuves; nous ne savons pas quelles sont ces preuves.", a déclaré Buzbee.

Anthony Blinken a assuré que les États-Unis "travaillaient intensément dans les coulisses" pour tenter de mettre fin à la violence, en initiant notamment des appels téléphoniques dimanche avec l'Égypte, le Qatar, le Pakistan, l'Arabie saoudite et la France.

Le locataire de la Maison Blanche, Joe Biden, a appelé Benjamin Netanyahu samedi et a déclaré qu’il avait condamné les attaques à la roquette du Hamas, réaffirmant son soutien au droit d’Israël de se défendre contre le Hamas et d’autres groupes terroristes. Le dirigeant américain a également exprimé sa préoccupation pour la sécurité des journalistes et la nécessité d'assurer leur protection.

Joe Biden s'est également entretenu par téléphone avec le président palestinien Mahmoud Abbas, leur première conversation depuis que Biden a pris la présidence américaine en janvier.

Hady Amr, le sous-secrétaire d'État adjoint des États-Unis pour Israël et les affaires palestiniennes, était en Israël et devait rencontrer dimanche des dirigeants israéliens, puis des responsables palestiniens en Cisjordanie pour trouver un "calme durable", a fait savoir le département d'État.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne auront une vidéoconférence mardi sur l'escalade des combats entre Israël et les Palestiniens. Josep Borrell, le chef de la politique étrangère de l’UE, a déclaré dimanche sur Twitter que les ministres "discuteront de la meilleure manière pour l’UE de contribuer à mettre fin à la violence actuelle".

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni dimanche pour essayer de trouver un moyen de réprimer la violence et les États-Unis ont dépêché un diplomate dans la région pour tenter de négocier un cessez-le-feu.

Le dernier déclenchement de combats a commencé lundi dernier, suite aux conflits à Jérusalem-Est en avril. Des affrontements palestiniens avec la police ont éclaté en réponse aux tactiques de la police israélienne pendant le mois sacré musulman du Ramadan et des colons juifs menaçant d'expulser des dizaines de familles palestiniennes.

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Présidentielle iranienne: un conservateur donné favori

Une mère vote lors de la présidentielle iranienne dans un bureau de vote du consulat iranien, à Najaf, en Irak, le 18 juin 2021.

Les Iraniens se sont rendus aux urnes vendredi pour élire un nouveau président. Les analystes prévoient qu'un protégé du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, sera probablement élu.

Quatre candidats sont en lice et c'est Ebrahim Raisi, chef du pouvoir judiciaire, qui est perçu comme favori. L'ancien directeur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemmati, fait figure de modéré, mais il ne semble pas susciter le même engouement que le président sortant Hassan Rouhani, qui ne peut plus être candidat à cause de la limitation des mandats.

À la mi-journée, la participation semblait bien plus faible que lors de la dernière élection présidentielle iranienne en 2017.

Ebrahim Raisi, candidat à la présidence de l'Iran.
Ebrahim Raisi, candidat à la présidence de l'Iran.

S'il est élu, M. Raisi sera le premier président iranien en exercice à être sanctionné par le gouvernement américain avant même d'entrer en fonction. Washington lui reproche notamment son implication dans l'exécution massive de prisonniers politiques en 1988, ainsi que son passage à la tête du système judiciaire iranien, perçu comme l'un des plus draconiens au monde.

Les tensions restent élevées avec les États-Unis et Israël, qui est soupçonné d'avoir mené une série d'attaques visant les sites nucléaires iraniens et d'avoir assassiné le scientifique qui a créé son programme atomique militaire plusieurs décennies auparavant.

Quel avenir sans l'ayatollah?

Le candidat qui remportera le scrutin effectuera vraisemblablement deux mandats de quatre ans et pourrait donc être à la tête du pays à un moment qui pourrait être l'un des plus cruciaux depuis des décennies, à savoir la mort de Khamenei, aujourd'hui âgé de 82 ans. Les spéculations vont bon train sur le fait que M. Raisi pourrait être un prétendant au poste de Guide suprême, tout comme le fils de Khamenei, Mojtaba.

M. Raisi, portant un turban noir qui l'identifie dans la tradition chiite comme un descendant direct du prophète Mahomet, a voté depuis une mosquée du sud de Téhéran, saluant les personnes rassemblées pour voter.

Il y a plus de 59 millions d'électeurs éligibles en Iran, un pays qui compte plus de 80 millions d'habitants. Toutefois, l'agence de sondage des étudiants iraniens, liée à l'État, a estimé que le taux de participation ne serait que de 44 %, ce qui serait le taux le plus bas jamais enregistré depuis la révolution islamique de 1979.

Nucléaire iranien: "le temps ne joue pour personne", souligne Paris

Le président iranien Hassan Rouhani prononce son discours lors du débat général de la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 25 septembre 2018

La France a appelé mercredi les Etats-Unis et l'Iran à agir "rapidement" pour sauver l'accord sur le programme nucléaire iranien, en soulignant que le "temps ne joue pour personne".

"Les négociations sont plus ardues à mesure qu'elles se concentrent sur les questions les plus difficiles et des désaccords importants persistent", a relevé la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

"Cela suppose des décisions courageuses, qui devront intervenir rapidement, car nous partageons tous le constat que le temps ne joue pour personne", a ajouté Agnès von der Mühll.

Le Quai d'Orsay réagissait à des propos du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafaël Grossi, pour qui un accord ne sera pas possible avant la présidentielle iranienne de vendredi et la formation d'un nouveau gouvernement.

Le négociateur en chef de l'Iran, Abbas Araghchi, a aussi déclaré samedi "ne pas "penser que les négociations" sur le nucléaire "puissent parvenir à une conclusion cette semaine", alors que les Iraniens élisent leur président vendredi.

A la sortie d'une réunion des signataires de l'accord à Vienne, le représentant russe Mikhaïl Oulianov a aussi estimé que les négociateurs avaient besoin "de quelques semaines supplémentaires pour toiletter le texte existant".

Le "plan d'action global commun" (JCPOA, selon son acronyme anglais) offre à l'Iran un allègement des sanctions en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'AIEA.

Mais l'ancien président Donald Trump a rétabli les sanctions américaines que l'accord avait permis de lever et a lancé une campagne de "pression maximale" contre l'Iran à coups de sanctions supplémentaires.

En riposte, l'Iran a fait sauter depuis mai 2019 la plupart des limites qu'il avait consenties sur son programme nucléaire.

Joe Biden, qui a succédé à M. Trump en janvier, dit vouloir réintégrer les Etats-unis à l'accord de Vienne.

Yémen: constat d'échec de l'émissaire de l'ONU au terme de ses 3 ans de mission

Scène après le bombardement d'une maison près du port stratégique de Hodeida sur la mer Rouge, tenu par les rebelles, où plusieurs civils, dont un enfant, ont été tués.

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a dressé mardi devant le Conseil de sécurité de l'ONU un constat d'échec de ses efforts pour mettre un terme à la guerre meurtrière dans ce pays, à l'issue de ses trois ans de mission.

"Les parties au conflit doivent être suffisamment courageuses et disposées à choisir" la voie d'un règlement politique "plutôt que la poursuite du conflit. Au cours des trois années de ma mission au Yémen, nous avons proposé de nombreuses opportunités aux parties, mais en vain", a déploré le Britannique qui doit quitter incessamment ses fonctions pour celles de secrétaire général adjoint de l'ONU aux Affaires humanitaires.

Son successeur n'a pas encore été nommé. Trois candidats, un Britannique, un Suédois et un Japonais, sont en lice, selon des diplomates.

"Un médiateur n'est pas responsable de la guerre, ni de la paix. Son rôle est de présenter aux parties les moyens de mettre fin à la guerre", a expliqué Martin Griffiths. "C'est avec un profond regret que je vous rapporte aujourd'hui que les parties n'ont toujours pas surmonté leurs divergences", a-t-il ajouté.

Lors de leurs interventions, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont attribué la responsabilité de l'impossibilité de trouver un accord de paix au Yémen aux seuls rebelles Houthis.

L'émissaire a précisé que ces derniers, rencontrés fin mai à Sanaa, n'entendaient appliquer un cessez-le-feu national et débuter des négociations de paix qu'après des accords sur l'utilisation du port de Hodeida (ouest) et de l'aéroport de Sanaa, ville sous leur contrôle.

Le gouvernement yéménite, pour sa part, insiste sur un "ensemble, incluant le début d'un cessez-le-feu" en même temps que des accords sur Hodeida et l'aéroport de Sanaa, a-t-il indiqué.

"Nous avons proposé différentes solutions pour rapprocher ces positions. Malheureusement, aucune de ces suggestions n'a été acceptée par les parties. J'espère que les efforts entrepris par Oman et d'autres à la suite de mes propres visites à Sanaa et à Ryad porteront leurs fruits", a dit l'émissaire.

Depuis 2014, la guerre a tué des dizaines de milliers de personnes au Yémen, selon différentes organisations humanitaires. Plus des deux tiers des 30 millions d'habitants, confrontés à des risques accrus d'épidémies et de famine, dépendent de l'aide internationale. C'est, selon l'ONU, la pire crise humanitaire au monde.

Netanyahu fera tout pour déstabiliser le nouveau gouvernement israélien, selon Ely Karmon

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Les corps de 25 migrants retrouvés au large du Yémen

Les immigrés clandestins africains sont assis sur un bateau dans la ville portuaire d'Aden, au sud du Yémen, le 26 septembre 2016.

Des pêcheurs ont retrouvé lundi au moins 25 corps de migrants qui tentaient apparemment d'atteindre le Yémen dans l'espoir de rejoindre les riches Etats du Golfe, a annoncé un responsable local yéménite à l'AFP.

"Les pêcheurs ont retrouvés 25 corps dans la mer", près du détroit de Bab al-Mandeb et de Djibouti, a indiqué Jalil Ahmed Ali, ajoutant que le bateau s'était "renversé il y a deux jours et transportait entre 160 et 200 personnes". Le sort des autres personnes n'est pas connu.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a confirmé à l'AFP le naufrage d'une embarcation dans cette zone, précisant que les circonstances exactes de l'accident n'étaient pas claires.

Le bateau a coulé près des côtes de Ras al-Ara, dans la région de Lahj (sud), une zone surnommée "l'enfer" des migrants par les ONG.

Malgré le conflit qui ravage le Yémen, les migrations clandestines se poursuivent à partir de l'Ethiopie notamment.

"Nous avons retrouvé 25 corps (de migrants) qui se sont noyés lorsqu'un bateau transportant des dizaines d'entre eux a coulé vers les côtes yéménites", a raconté l'un des pêcheurs à l'AFP.

Les riches pays pétroliers du Golfe, comme l'Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, accueillent une importante main d'oeuvre étrangère venue du sous continent indien ou d'Afrique.

Ces derniers mois, des dizaines de migrants sont morts dans le détroit de Bab al-Mandeb qui sépare Djibouti du Yémen, une route majeure pour le commerce international mais aussi les migrations et le trafic d'êtres humains.

Bloqués dans le Yémen en guerre, nombreux migrants font aussi le chemin inverse. En avril, au moins 42 migrants sont morts au large de Djibouti après que leur bateau, parti du Yémen, a chaviré, selon l'OIM.

L'organisation estime à 32.000 le nombre de migrants, principalement éthiopiens, toujours bloqués dans le pays dévasté par plus de six ans de guerre civile et plongé dans ce que l'ONU qualifie de pire désastre humanitaire en cours dans le monde.

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