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Niger

Des centaines d'enfants contaminés au fluor vont être indemnisés au Niger

Habitants du village de Tibiri près de Dosso au Niger, le 28 mai 2012.

Le Niger va indemniser à hauteur de 2 milliards de FCFA des centaines d'enfants de la ville de Tibiri victimes, il y a une vingtaine d'années, de malformations graves après avoir bu de l'eau à forte teneur en fluor.

En 2001, le Centre de santé de Tibiri avait dénombré 4. 918 garçons et filles atteints par diverses malformations provoquées par un taux excessif de fluor dans l'eau distribuée entre 1985 et 2000 par la Société nigérienne des eaux (SNE-publique).

"Nous allons payer. Il n'y a pas de raison que la justice tranche et que le gouvernement ne s'y plie pas", a déclaré à la télévision publique, Hassoumi Massoudou, le ministre nigérien des Finances. "Il n'y a pas de problème de ressources pour payer (indemniser) ces jeunes gens" et des "dispositions seront prises pour que la décision de justice soit appliquée", a souligné le ministre qui s'exprimait au Parlement.

Le gouvernement va "débloquer 2 milliards FCFA" pour "dédommagement des enfants de Tibiri victimes il y a 20 ans d'une eau polluée", conformément à une décision de justice rendue "il y a trois ans". M. Massoudou n'a cependant pas donné de délais pour le versement des indemnisations.

Le scandale "des enfants de Tibiri" avait été révélé en 2000 par l'Association nigérienne de défense des droits de l'homme (ANDDH) après avoir été alertée par des médecins inquiets de la multiplication de cas de malformations graves chez les enfants âgés de 15 mois à 15 ans: jambes et dos arqués, têtes volumineuses, os fragilisés, dents rougeâtres et friables.

Une autre enquête de 2002, diligentée par la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), avait confirmé "une teneur en fluorures supérieure à 3mg/litre et grimpant parfois à 6,4 mg/litre", donc " largement supérieure à la norme de 1,5 mg/litre de l'OMS.La FIDH avait accusé les responsables de la SNE d'avoir "caché cet empoisonnement aux populations".

Le drame de Tibiri s'est estompé en 2001 après la mise en service d'un nouveau forage par le groupe français Vivendi qui a racheté la SNE. Mais depuis 2016, les autorités de la région de Maradi, où se trouve Tibiri, s'inquiètent de la "prolifération anarchique" de forages privés, où des habitants déshérités se ravitaillent souvent gratuitement en eau.

"A Maradi, la teneur du fluor dépasse les normes", ont mis en garde les responsables locaux de l'hydraulique. De nombreux forages suspects, creusés par le gouvernement et des Ong ont déjà été fermés après des analyses, ont-ils affirmé.

Avec AFP

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Incendie : une vingtaine d'écoliers morts près de Niamey

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Incendie dans une école de Niamey: l'Unicef s'implique, enquête ouverte

Des victimes déplacées des inondations se réfugient dans une école de Niamey, le 21 août 2012.

"Nous allons pouvoir accéder dans un premier temps à la reconstruction de cette école", a déclaré Aboubacry Tall, représentant par intérim du Fonds des Nations unies pour l’enfance au Niger, à l’issue d’un entretien avec le président Mohamed Bazoum.

Cette annonce intervient moins de 24 heures après le drame survenu à l’école "Pays-Bas" dans lequel 20 écoliers, des enfants en classe maternelle en majorité, ont perdu la vie.

Le feu a consumé les salles de classes construites avec du bois et de la paille. Le drame remet en surface la problématique des classes en paillote au Niger.

Cette décision de l’Unicef s’inscrit dans un cadre global de normalisation à terme de l’ensemble des classes paillotes dans le pays, a ajouté M. Tall.

Mardi, en fin d’après-midi, alors que les élèves étaient en plein cours, un feu d’origine encore inconnue se déclenche dans une des classes du jardin d’enfants de l'école Pays-Bas, en périphérie de la capitale Niamey. Il se propage très vite et dévaste une vingtaine d’autres salles construites avec les mêmes types de matériaux, à savoir du bois et de la paille. Bilan 20 écoliers calcinés.

"La configuration et l’emplacement des classes dans une rue marchande ont fait que le feu, avec un pouvoir calorifique énorme, s’est vite propagé et malheureusement les enfants n’ont pas pu sortir", explique Sidi Mohamed, commandant du groupement des sapeurs-pompiers de Niamey.

Mercredi matin sur les lieux, devant une foule de curieux venus voir les restes du ravage, les polices scientifique et judiciaire ont procédé à des prélèvements et des interrogatoires à la recherche d'indices pour le besoin de l’enquête ouverte afin de déterminer les causes de l’incendie.

Le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou à Niamey, le 15 avril 2021. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)
Le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou à Niamey, le 15 avril 2021. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

"Si l’origine est criminelle, soyez rassurés que les auteurs seront retrouvés et sanctionnes", a déclaré devant les parents d’élèves et les responsables de de l’école le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou, parti les soutenir et leur présenter les condoléances du président de la république et tout le peuple. Pour lui, "c’est triste de perdre des enfants de bas âge dans ces conditions inadmissibles en plein centre-ville".

Dans un communiqué de presse, l'un des principaux syndicats d’enseignants, SYNACEB, a demandé au gouvernement la "convocation d’un forum sur la problématique des classes paillotes et la qualité de l'école publique". Aussi le syndicat exige la prise immédiate de mesures transitoires pour reloger les élèves et enseignants de cette école.

Des attaques jihadistes font fuir des centaines de Nigérians vers le Niger voisin

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Sahel: "l'approche militaire a échoué", selon Assitan Diallo

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Une vingtaine d'écoliers tués dans un incendie à Niamey

Un homme passant devant une école à Niamey, le 15 septembre 2013.

Une vingtaine d'écoliers sont morts calcinés dans l'incendie de plusieurs classes en paillote à Niamey, a annoncé mardi soir le commandant des sapeurs pompiers du Niger à la télévision publique.

"21 classes en paillote ont pris feu. Une vingtaine d'enfants ont été pris dans le piège du feu", a expliqué le commandant Sidi Mohamed.

"Les secours sont partis rapidement, le feu a été éteint (...) mais le pouvoir calorifique du feu était énorme, ce qui a permis l'embrasement généralisé de ces classes et les enfants n'ont pas pu sortir", a-t-il dit.

Selon la télévision citant des témoins, le feu s'est déclaré vers "16h00 (15h00 GMT)" au moment où les victimes étaient en classe.

L'origine de l'incendie est inconnue.

Le Premier ministre nigérien Ouhoumoudou Mahamadou s'est rendu sur les lieux du drame dans la périphérie de la capitale et a présenté ses condoléances aux parents.

Au Niger, un des pays les plus pauvres au monde, pour remédier à l'insuffisance des classes, les autorités construisent des milliers de hangars en paillote où les enfants prennent les cours, parfois à même le sol. Les incendies de ces classes en matériaux très inflammables sont fréquents mais font rarement de victimes.

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