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Des cadres du PDCI sollicitent l'ex-président Bédié à se présenter en 2020 en Côte d'Ivoire

L'ancien président ivoirien, Henri Konan Bédié, s'exprime lors d'un rassemblement au stade Félix Houphouët-Boigny, à Abidjan, le 22 octobre 2016.

Des cadres du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ancien président Henri Konan Bédié, aujourd'hui âgé de 83 ans, l'ont appelé samedi à demi-mots à briguer la présidence en 2020, lors d'un hommage national à Yamoussoukro, a constaté une journaliste sur place.

"Considérant que le président du parti est le meilleur militant actif du PDCI (...), le réseau des cadres PDCI Notre Héritage (...) demande instamment à Henri Konan Bédié d'être disponible aux sollicitations des Ivoiriens pour gouverner la Côte d'Ivoire dans la paix, la cohésion, la stabilité et la prospérité de notre nation", a déclaré Ouattara Aboudramane, membre du réseau des cadres PDCI.

>> Lire aussi : Le parti présidentiel veut l'union pour la présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire

Il a lu cette motion devant près de 10.000 militants rassemblés place Jean-Paul II, à Yamoussoukro, capitale officielle du pays et ville natale de l'ancien président Félix Houphouët-Boigny.

Ancien ministre, Henri Konan Bédié, alors président de l'Assemblée nationale, est devenu président de la République en 1993, à la mort d'Houphouët-Boigny. Elu en 1995, il a été renversé en 1999 par un coup d'Etat

Surnommé le "Sphinx" ou "HKB", Bédié était jadis un des principaux ennemis politiques de l'actuel président Alassane Ouattara. Il a ensuite accepté de le soutenir au 2e tour de la présidentielle de 2010 et lors de la crise ivoirienne (2010-2011) qui a suivi, puis au moment de sa réélection en 2016.

Le PDCI fait partie du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition qui soutient le président Ouattara.

Le PDCI assure avoir accordé son soutien à Ouattara en échange d'une promesse, jamais formalisée par écrit, de soutien du RHDP à un candidat issu du PDCI en 2020.

Dans sa motion, le réseau des cadres du PDCI insiste sur cette promesse, appelant au "respect de la parole donnée" et "des principes qui ont présidé à la création du RHDP", et "considérant l'appel de Daoukro (appel de Bédié à soutenir Ouattara) qui a permis la réélection dans le calme, la sérénité et la paix du président Alassane Ouattara".

>> Lire aussi : Le projet de "parti unifié" en Côte d'Ivoire pas "à l'ordre du jour" au PDCI

Ce rassemblement en faveur de Bédié, absent mais représenté par son épouse, s'inscrit dans la course, déjà ouverte, à la succession du président Ouattara.

Son deuxième quinquennat s'achève en 2020 et il n'a pas définitivement fermé la porte à un troisième mandat.

>> Lire aussi : Le PDCI salue la nomination d'un nouveau chef du parti au pouvoir en Côte d'Ivoire

Les noms de plusieurs cadres PDCI ont déjà été avancés mais celui de HKB revient souvent également.

Le président Ouattara tente en vain depuis plusieurs années de faire fusionner le PDCI et son parti, le Rassemblement des républicains, en un grand parti unifié.

Avec AFP

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Procès du Hirak au Maroc : dernières plaidoiries des avocats

Le Palais de justice de Salé, au Maroc, 27 octobre 2011.

L'instance chargée de tirer les leçons des dictatures en Tunisie a appelé dans son rapport final publié mardi, à réformer les institutions marquées par la corruption et la répression, et demandé que le chef de l'Etat présente des excuses aux victimes.

Le procès en appel des leaders du "Hirak", mouvement de protestation sociale ayant agité la région marocaine du Rif en 2016-2017, touche à sa fin à Casablanca, avec d'ultimes plaidoiries de la défense prévues mardi.

Depuis janvier, 38 des 42 accusés jugés en appel, dont Nasser Zefzafi, une des figures du mouvement, boycottent le procès ouvert en novembre 2018. Tous sont détenus à la prison de Casablanca.

Leurs avocats ont décidé de ne pas plaider pour protester contre "l'absence des conditions d'un procès équitable".

Les prévenus avaient été arrêtés dans la province d'Al-Hoceïma (nord) en 2017 pour avoir participé au mouvement social déclenché par la mort tragique d'un poissonnier écrasé dans une benne à ordures en octobre 2016 alors qu'il s'opposait à la saisie de sa marchandise.

Seuls quatre accusés qui comparaissent en état de liberté participent au procès en appel, comme le journaliste Hamid El Mahdaoui qui avait été condamné à trois ans ferme pour "non dénonciation d'une tentative de nuire à la sécurité intérieure de l'Etat".

Deux des avocats de Hamid El Mahdaoui plaident mardi en fin d'après-midi avant la délibération et le verdict.

Tous les quatre "ont nié les charges pesant sur eux", a indiqué à l'AFP l'avocat Mohamed Messaoudi, un des avocats de la défense. L'accusation a requis un alourdissement des peines prononcées en première instance qui ne correspondaient pas au maximum prévu par le code pénal.

Ceux qui boycottent les audiences réclament un procès "équitable et impartial" et "l'annulation des procès-verbaux dressés par la police judiciaire" après leur arrestation.

Des associations de défense des droits humains ont par le passé dénoncé des aveux extorqués par la violence pendant les gardes à vue, ce que les autorités ont toujours démenti.

Un total de 53 prévenus avaient été condamnés en juin dernier, avec des peines dont la sévérité avait suscité des flots de réactions indignées sur les réseaux sociaux. Onze d'entre eux avaient été en août graciés par le roi Mohammed VI.

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Un forum de l'OMS au Cap Vert pour augmenter la couverture maladie en Afrique

La directric de l’OMS pour la région Afrique, Matshidiso Moeti à Monrovia, le 22 avril 2015.

Le 2ème Forum de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) consacré à l'Afrique s'est ouvert mardi à Praia, au Cap Vert, avec l'objectif d'étendre la couverture maladie dans une région qui compte pour la moitié des 5 millions d'enfants mourant annuellement avant l'âge de 5 ans.

Ce Forum, le 2e après celui de Kigali en juin 2017, rassemble jusqu'à jeudi plus de 750 ministres, experts et représentants de la société civile venus de 47 pays d'Afrique subsaharienne, a constaté une journaliste de l'AFP.

"L'OMS est déterminée à soutenir la réalisation de la CSU (Couverture santé universelle) et à bâtir des des systèmes de santé plus forts, plus réactifs", a déclaré à l'ouverture Matshidiso Moeti,directrice régionale pour l'Afrique de l'OMS.

La couverture maladie, qui permet à l'ensemble de la population de bénéficier de soins, indépendamment de sa situation financière, est faible ou inexistante dans la majeure partie de l'Afrique subsaharienne selon des experts, en l'absence de statistiques officielles.

Au début des années 2000, les Etats de la région s'étaient engagés à consacrer au moins 15 % de leur budget aux dépenses de santé, mais très peu ont atteint cet objectif.

Malgré les progrès accomplis dans le fonctionnement des systèmes de santé, "il reste beaucoup à faire", a reconnu Mme Moeti.

Quelque "50% des cinq millions d'enfants qui meurent chaque année avant d'atteindre l'âge de 5 ans viennent d'Afrique subsaharienne, et sur 5 personnes vivant avec le VIH-sida dans la région, 2 n'ont toujours pas accès à un traitement rétroviral", a indiqué la responsable de l'OMS.

"Malgré les avancées à l'échelle mondiale, des millions de personnes sont encore menacées par les conflits, la pauvreté, les inégalités sociales, les catastrophes naturelles", a déclaré pour sa part le président cap-verdien, Jorge Fonseca.

Les participants pourront néanmoins s'inspirer des exemples de quelques pays africains.

Au Cap-Vert, 40% de la population est couverte par une sécurité sociale protégeant ses sociétaires contre la maladie et le chômage.

Egalement considéré comme un bon élève, le Rwanda permet à ses 13 millions d'habitants de souscrire à une mutuelle de la santé pour moins de trois dollars par an, dont la moitié à la charge du gouvernement.

L'Afrique du Sud a dévoilé en juin 2018 un projet d'assurance médicale financé par des cotisations patronales et salariales qui devrait être opérationnel en 2026.

En Côte d'Ivoire, la couverture maladie universelle, promise depuis 2015, doit entrer en vigueur dans les prochains mois, selon les autorités.

Les Kényans dotés d'une assurance maladie sont estimés à 20% de la population, selon un rapport de la Banque mondiale de 2014. Le gouvernement a lancé en décembre un programme pour couvrir tout le pays à partir de 2022.

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