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Droits humains

Des associations LGBTQI+ se mobilisent après l'arrestation de 21 militants au Ghana

Le drapeau LGBT lors d'une manifestation en Equateur, le 29 juin 2019.

Des associations ghanéennes de défense des droits humains se mobilisaient mardi sur les réseaux sociaux pour soutenir une vingtaine de militants LGBTQI arrêtés dans le sud-est du Ghana en proie à une récente vague d'homophobie.

En tout, 21 militants avaient été arrêtés le 20 mai à Ho, une ville de la région de la Volta, alors qu'ils "participaient à une conférence visant à promouvoir leurs activités", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police locale, le sergent Prince Dogbatse.

Ces 16 femmes et cinq hommes, à qui il est reproché d'avoir participé à "un rassemblement illégal", sont toujours détenus par la police et seront présentés devant un juge le 4 juin.

Les rapports sexuels entre hommes sont interdits au Ghana, et même si les procédures judiciaires sont rares, les minorités sexuelles sont marginalisées, victimes de harcèlement et d'agressions.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs associations réclament leur libération, utilisant le hashtag #ReleaseThe21 (#LibérezLes21, en français).

"Nous appelons la police ghanéenne à libérer les 21 personnes arrêtées pour avoir participé à un programme de formation", écrit l'association Rightify Ghana sur Twitter.

Ce programme visait à former des "juristes afin de mieux recenser et signaler les violations de droits humains subies par les Ghanéens LGBTQI", précise cette association.

Un autre groupe, LGBT+ Rights Ghana, a lancé une collecte de fonds pour "les aider à sortir de prison".

Depuis quelques mois, le pays ouest-africain anglophone, très conservateur et religieux, fait face à une vague d'homophobie. En février, un centre de soutien aux homosexuels à Accra avait été fermé par les autorités.

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Affaire Ahmaud Arbery: les trois accusés condamnés pour meurtre

Réactions à l'extérieur du palais de justice du comté de Glynn à Brunswick, Géorgie, le 24 novembre 2021.

Trois hommes blancs poursuivis pour avoir tué Ahmaud Arbery, un homme noir l’année dernière dans l’État américain de Georgie ont été reconnus coupables de meurtre mercredi.

Le verdict, qui intervient au terme d’ environ deux semaines de procès devant un jury composé de 12 personnes majoritairement de race blanche, met en exergue une fois de plus les questions raciales et l’usage des armes à feu qui divisent l'Amérique.

Gregory McMichael, 65 ans, son fils Travis McMichael, 35 ans, et leur voisin William "Roddie" Bryan, 52 ans, ont été reconnus coupables de meurtre, de voies de fait graves, de séquestration et d'intention criminelle de commettre un crime. Ils encourent une peine minimale de prison à vie avec possibilité de libération conditionnelle.

Procès Ahmaud Arbery: la composition raciale du jury fait polémique
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Les jurés ont rendu leur verdict au deuxième jour des délibérations.

Durant le procès, il a été démontré que Travis McMichael a tiré trois fois à bout portant sur Ahmaud Arbery avec son fusil à pompe le 23 février 2020. L'incident avait été filmé par M. Bryan sur son téléphone portable.

Le public avait été scandalisé d’apprendre qu’aucun des hommes n’avait été arrêté, trois mois après les faits. Face au tollé, les autorités de l’État se sont saisies du dossier, mettant de côté le comté.

Durant le procès, la défense a invoqué – en vain – une loi de Géorgie qui permet à quiconque de procéder à l'arrestation des individus soupçonnés de fuir un crime grave qu'ils ont commis, mais le jury a finalement rejeté cette défense. La loi avait même été abrogée à cause de ce cas.

Les procureurs ont soutenu tout au long du procès que les accusés avaient "supposé le pire" à propos d'un homme noir qui faisait son jogging un dimanche après-midi.

À l'extérieur du palais de justice, une foule de plus de 100 personnes s'est rassemblée et a applaudi en criant "justice" et "oui" à la lecture des verdicts, certains brandissant des drapeaux dont un du mouvement Black Lives Matter.

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