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Côte d'Ivoire

Deux blessés lors des affrontements à l'université d'Abidjan

Des policiers s’affrontent aux étudiants (non visibles) lors d'une manifestation contre la hausse des coûts de l'éducation à l'Université Felix Houphouet Boigny, à Abidjan, le 18 septembre 2017.

Des affrontements ont eu lieu  mardi entre des inconnus et des étudiants du puissant syndicat Fesci, proche de l'opposition, puis entre les étudiants et les forces de l'ordre, faisant deux blessés, à moins de 15 jours de la présidentielle fixée au 31 octobre. 

Une cinquantaine d'individus armés de gourdins et machettes ont pénétré dans le campus dans la matinée, selon le témoignage de plusieurs étudiants, qui les ont qualifiés de "loubards" ou de "microbes", mot utilisé pour les délinquants mineurs mais utilisé depuis quelques semaines par l'opposition pour désigner des "milices" qui seraient , selon elle, contrôlées par le pouvoir.

Les forces de l'ordre ont ensuite dispersé à coups de gaz lacrymogènes les fauteurs de troubles, les échauffourées ayant débordé dans les rues avoisinantes.

Les Fescistes ont notamment intercepté deux individus, qui portaient sur eux des traces de bagarres. L'un d'entre eux saignait abondamment et a du être transporté en brouette, selon plusieurs videos montrées par les fescistes.

Landry Guero, le secrétaire général adjoint de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) a confirmé la version donnée par les étudiants et affirmé que ces individus ont été "remis à la police".

Ces événements surviennent au lendemain de heurts entre la police et des étudiants qui s'étaient mis en grève pour dénoncer les frais de scolarité annexes payés par les étudiants et élèves du pays.

Toutefois, "le mot d'ordre de grève a été suspendu à 15h lundi", a-t-il indiqué, affirmant que gouvernement a accepté d'ouvrir les négociations.

Il a nié toute "instrumentalisation" ou "politisation" du mouvement étudiant dans un contexte de campagne électorale tendue.

Lundi, des étudiants avaient incendié plusieurs véhicules et des troubles liées à la situation politique ont eu lieu dans plusieurs villes du pays faisant un mort à Bonoua (60 km d'Abidjan).

Mardi, la situation était plus calme mais des véhicules ont été incendiés dans le quartier populaire de Yopougon à Abidjan et plusieurs routes du pays ont été barrées par des manifestants.

Les craintes de nouvelles violences sont grandes, dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011, née du refus du président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara, qui avait fait 3.000 morts et qui était survenue après une décennie de tensions.

"C'est vrai que nous constatons quelques violences de part et d'autres. C'est aussi un mauvais cliché de vouloir présenter ces quelques violences comme étant une généralisation au niveau national", a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement Sidi Tiemoko Touré, accusant l'opposition.

"Ce sont des violences qui sont localisées dans certaines localités pour la plupart proches de certains leaders d'opinion, Daoukro (fief de l’ancien président Henri Konan Bédié, candidat), Bonoua pour ce qui relève de Mme Simone Gbagbo (ancienne Première dame). Violences, il faut le relever orchestrées, manipulées par ces différents leaders politiques de l'opposition", a-t-il assuré.

"Une manipulation qui vise à opposer les communautés dans les localités de ces différents leaders d'opinion (...) Nous suivons ça avec beaucoup d'attention pour ne pas que cela aille plus loin. Toutes les dispositions seront prises pour assurer la sécurité de l'exercice du vote au moment opportun", a-t-il conclu.

Une vingtaine de personnes sont mortes depuis le mois d'aout dans des violences liées à la présidentielle.

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Soldats ivoiriens: arrivée à Bamako d'une mission de médiation de la Cédéao

Le président gambien Adama Barrow s'est rendu au Mali ce jeudi 29 septembre 2022.

Une mission de haut niveau dépêchée par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est arrivée jeudi au Mali pour tenter de dénouer avec la junte au pouvoir la crise diplomatique avec la Côte d'Ivoire, ont rapporté les correspondants de l'AFP.

Le président gambien Adama Barrow, puis son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo sont arrivés séparément en milieu de journée à l'aéroport de Bamako et ont pris la route de la présidence malienne.

Initialement annoncé, le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé s'est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères. Ce dernier, Robert Dussey, a confirmé sa présence à Bamako dans un message à un correspondant de l'AFP.

La mission est censée repartir jeudi après-midi.

Elle a été mandatée par les dirigeants des Etats membres de la Cédéao réunis en sommet le 22 septembre pour essayer de trouver une issue à la crise entre le Mali et la Côte d'Ivoire.

Bamako et Abidjan sont en pleine querelle diplomatique sur le sort de 46 soldats ivoiriens arrêtés le 10 juillet à leur arrivée au Mali.

Ces soldats devaient, selon Abidjan et l'ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des Casques bleus au Mali. Mais Bamako a dit les considérer comme des "mercenaires" venus attenter à la sûreté de l'Etat.

La junte malienne, au pouvoir depuis 2020, a prévenu avant de recevoir la mission qu'elle ne se laisserait pas imposer une solution.

"Nous allons les écouter. Nous avons dit depuis le début que tout ce que le Mali veut, c'est chercher les voies et moyens pour trouver un terrain d’attente entre le Mali et la Côte d'Ivoire. Mais si c'est pour imposer des décisions au Mali, cela ne passera pas", a déclaré en début de semaine le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop.

Soldats ivoiriens: la mission ouest-africaine attendue jeudi au Mali

La mission doit arriver jeudi en fin de matinée et repartir en milieu d'après-midi.

La mission de haut niveau dépêchée au Mali par la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) pour dénouer la crise diplomatique avec la Côte d'Ivoire est attendue jeudi à Bamako, indique un document du gouvernement malien.

Cette commission est composée des présidents togolais Faure Gnassingbé, ghanéen Nana Akufo-Addo et gambien Adama Barrow, et non plus sénégalais Macky Sall, comme annoncé initialement, précise ce document des Affaires étrangères maliennes consulté mercredi par l'AFP.

Les dirigeants des Etats membres de la Cédéao avaient décidé jeudi dernier, lors d'un sommet extraordinaire à New York, d'envoyer cette mission pour trouver une issue à la crise avec la Côte d'Ivoire.

La mission était d'abord prévue mardi, mais le Mali a fait savoir ne pouvoir la recevoir que jeudi ou vendredi.

Le Mali et la Côte d'Ivoire sont en pleine querelle diplomatique sur le sort de 46 soldats ivoiriens arrêtés le 10 juillet à leur arrivée à Bamako.

Ces soldats devaient, selon Abidjan et l'ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des Casques bleus au Mali. Mais Bamako a dit les considérer comme des "mercenaires" venus attenter à la sûreté de l'Etat.

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L'ONU appelle à la "libération immédiate" des soldats ivoiriens détenus au Mali

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, s'adresse à la 77e session de l'Assemblée générale au siège de l'ONU le mardi 20 septembre 2022.

Le secrétariat de l'ONU a appelé lundi dans un communiqué à la "libération immédiate" des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis début juillet.

Le secrétariat, qui inclut les structures de direction de l'ONU au quotidien dont le secrétaire général Antonio Guterres, "appelle à la libération immédiate des soldats ivoiriens détenus, dans l'esprit des relations fraternelles entre les peuples de Côte d'Ivoire et du Mali".

Il "soutient fortement tous les efforts pour faciliter cette libération ainsi que la restauration de la confiance et la promotion du bon voisinage entre les deux pays", a ajouté le communiqué, soulignant sa "profonde appréciation de la contribution de la Côte d'Ivoire aux opérations de maintien de la paix de l'ONU et à la Minusma (mission des Nations unies au Mali, ndlr) en particulier".

L'arrestation de ces soldats ivoiriens le 10 juillet à Bamako et leur inculpation mi-août pour "tentative d'atteinte à la sûreté extérieure de l'État" a tourné à la crise diplomatique entre les deux pays voisins.

La junte malienne au pouvoir qualifie ces soldats de "mercenaires" tandis qu'Abidjan assure qu'ils étaient en mission pour l'ONU, dans le cadre d'opérations de soutien logistique à la Minusma.

Lors d'une interview la semaine dernière à RFI et France 24, Antonio Guterres avait déclaré que les soldats ivoiriens détenus n'étaient "pas des mercenaires", s'attirant les foudres de la junte malienne.

Lors de son discours samedi à l'Assemblée générale des Nations unies, le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en était ainsi pris au secrétaire général.

"Souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique", avait lancé le colonel, estimant que cette affaire "bilatérale et judiciaire" ne relevait "pas des attributions du secrétaire général des Nations unies".

"M. le secrétaire général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements", avait-il ajouté.

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