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Togo

Des étudiants togolais analysent l’impeachment

Jennifer Williams, assistante du vice-président Mike Pence (g) et le lieutenant colonel Alexander Vindman, adjoint du Conseil de sécurité nationale devant le Comité du renseignement de la Chambre des représentants du Capitole à Washington, le 19 novembre 2019.

L’impeachment ou la procédure de destitution du président américain ne fait pas débat qu’aux Etats-Unis. Au Togo certains étudiants fascinés par la politique américaine suivent de près cette actualité.

Pendant que les uns se mettent dans la peau des démocrates, les autres sans pour autant se réclamer du camp républicain mettent en garde contre le fait que Donald Trump pourrait tirer avantage de cette procédure.

Trump/ Ukraine : l'enquête est très suivie au Togo
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A l’American Corner de l’université de Lomé, un groupe d’étudiants est en plein débat. Le sujet de discussion, la procédure de destitution du président américain Donald Trump.

Samuel Ana, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Samuel Ana, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"C’est une procédure qui est en train d’expulser le président Trump de telle manière qu’il ne puisse pas postuler pour le prochain mandat", analyse Samuel Ana.

"Si cette stratégie a été mise en place, c’est parce qu’ils (les Américains, ndlr) ont constaté qu’ils ont eu des problèmes diplomatiques. Et du coup, Donald Trump ne pourra pas les aider à pouvoir les arranger. C’est pourquoi cette procédure a été enclenchée pour que le président soit enlevé".

Faridah Esso Ouro-Doni, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Faridah Esso Ouro-Doni, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Donald Trump n’a pas sa place à tête d’une puissance comme les Etats-Unis, soutient Faridah Esso Ouro-Doni.

"​Depuis 2016, je crois qu’il y a plusieurs décisions prises par Trump et son gouvernement qui nuisent non seulement aux Etats-Unis mais aussi au monde entier. Et tout le racisme, le sexisme et la misogynie qu’il prône, donc une personne comme cela ne devrait pas être à la tête de la première puissance au monde", détaille Mlle Ouro-doni.

Marcel Amenkey, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Marcel Amenkey, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Pour l’étudiant Marcel Amenkey, cette procédure est l’œuvre du camp démocrate pour ternir l’image de Donald Trump.

"Le Parti démocrate a trouvé une opportunité pour décrédibiliser ce président. Les démocrates essaient de juger le président alors que nous n’avons pas de claire évidence qu’il a vraiment commis ces actes", a indiqué M. Amenkey.

"Je pense que les démocrates ont en tête les élections de 2020 et ils ont peut-être peur que monsieur Donald Trump soit encore réélu. Donc ils essaient de le discréditer devant son électorat", a-t-il conclu.

Yehuza Ahamed, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Yehuza Ahamed, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Un autre étudiant, Yehuza Ahamed, qui épouse la théorie avancée par Marcel, estime que la procédure pourrait tourner à l’avantage de Donald Trump.

"Si les démocrates agissent autrement pour le destituer, ils risquent aussi que le gars revienne. Parce qu’il va profiter de cela pour être réélu pour un deuxième mandat", prédit Yehuza Ahamed.

Benjamin Kogblé, un membre de l’American Corner de l’université de Lomé affirme ne guère être surpris par cette procédure, car selon lui, Donald Trump serait un président par défaut.

Benjamin Kogblé, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Benjamin Kogblé, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"C’est un président qui n’était pas vraiment accueilli par la majorité de la population du monde. On ne s’attendait pas à voir Trump comme président", fait-il remarquer.

Le président américain, Donald Trump est visé par une procédure de destitution, lancée par les démocrates qui l’accusent d'avoir abusé de son pouvoir en demandant à l'Ukraine d'enquêter sur le candidat démocrate Joe Biden, en vue de la présidentielle de 2020.

Impeachment: audition de témoin clés, ouverte au public
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Faure Gnassingbé devant l’ONU

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Les autorités togolaises prolongent l'état d'urgence sanitaire

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Le Togo prolonge de 12 mois l'état d'urgence sanitaire

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Le Togo prolonge l'état d'urgence sanitaire jusqu'en septembre 2022

Des Togolaises portent un masque à Lomé, au Togo, le 17 avril 2020.

Le Togo a prolongé mardi de 12 mois (jusqu'au 16 septembre 2022) l'état d'urgence sanitaire suite à la recrudescence de nouveaux cas de coronavirus ces dernières semaines.

Le gouvernement avait demandé six mois de prorogation. L'Assemblée nationale a à l’unanimité approuvé la demande, mais lui a donné 12 mois pour "bien mener la lutte contre la pandémie".

Pour l’Assemblée nationale, cette mesure s'inscrit dans le cadre de la lutte contre le virus.

"D'un point de vue technique, cet acte permet au
gouvernement de disposer de l'ensemble des outils juridiques lui permettant de pendre les mesures nécessaires face à une pandémie marquée par l'incertitude. Ceci permet aussi à notre pays de consolider ses acquis et de poursuivre sa marche vers le progrès
​.", a twetté Kanka-Malik Natchaba, Secrétaire Général du Gouvernement.

"L’Assemblée nationale a pris sa responsabilité en donnant une large période au gouvernement pour bien mener cette lutte", a réagi Yawa Djigbodi Tségan, présidente de l’Assemblée.

"Le contexte particulier, qui dépasse le cadre de la gestion courante de l’Etat, exige néanmoins de nous que nous puissions disposer de l’ensemble des outils permettant de prendre des décisions idoines et réagir promptement et agir efficacement pour la protection de la population", a appuyé la Première ministre Victoire Tomégah-Dogbé.

Certains Togolais, à l'instar du Dr Agbéyome Messan Kodjo, sont d'avis que cette mesure se fait "au mépris des Conséquences fâcheuses pour le Togo [...] pour couvrirl'illégitimité du nauffragé.'

la Première ministre Victoire Tomégah-Dogbé a appelé la population à adhérer "massivement" à la campagne de vaccination, démarrée le 10 mars. "Les doses de vaccin sont disponibles, que chacun fasse sa part", a-t-elle lancé.

Décrété début avril 2020, l'état d'urgence sanitaire a été déjà prorogé plusieurs fois.

Le pays fait face ces dernières semaines à une augmentation des nouvelles contaminations et des décès. Ce qui a poussé le gouvernement à prendre jeudi une série de mesures dont la fermeture des lieux de culte et l’interdictions des mariages, manifestations culturelles, sportives et politiques pour un mois.

Les funérailles sont interdites et les bars et discothèques ont également fermé leurs portes pour la même période.

Par ailleurs, l'accès aux bâtiments administratifs est désormais subordonné à la présentation d'une "preuve de vaccination".

Le Togo a recensé 23.778 cas de Covid-19, dont 207 décès et 18.746 patients guéris, selon les chiffres officiels publiés lundi soir.

L'opposition togolaise accuse le pouvoir de vouloir "terroriser" la population

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