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Depuis Atlanta, Trump tente de séduire l'électorat noir

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Par sa rhétorique, il s'est aliéné une très grande partie de l'électorat noir. A l'approche de la présidentielle de 2020, Donald Trump se lance pourtant dans une entreprise de séduction qui suscite - sans surprise - de vives réactions.

Le milliardaire républicain, en quête d'un second mandat de quatre ans, s'est rendu vendredi à Atlanta (Géorgie, sud), ville chargée d'histoire, pour lancer la coalition des "Voix noires pour Trump".

"Nous verrons dans un an, mais je pense que je vais avoir un pourcentage phénoménal de votes afro-américains", affirmait-il y a quelques jours depuis les jardins de la Maison Blanche.

Argument central de l'ancien homme d'affaires ? Les bons chiffres économiques. En octobre, le taux de chômage au sein de la population noire était de 5,4%, un chiffre en net baisse sur la décennie écoulée mais toujours supérieur à celui au sein de la population blanche qui s'élève à 3,2%.

Le locataire de la Maison Blanche met par ailleurs en avant une réforme de la justice pénale visant à désengorger les prisons surpeuplées votée, fait rare, par les élus des deux bords, conscients des coûts humains et financiers des politiques ultra-répressives de lutte contre le trafic de drogue.

"Sans moi, il n'y aurait pas eu de réforme de la justice et elle a bénéficié aux Afro-américains plus qu'à personne d'autre", souligne Donald Trump.

Mais le tempétueux président peine à convaincre cette partie de l'électorat et la défiance qu'il suscite est réelle.

En 2016, le magnat de l'immobilier avait joué la carte du désenchantement d'une partie des Afro-américains vis-à-vis du parti de Barack Obama, avec une phrase-choc répétée à l'envie: "Qu'est-ce que vous avez donc à perdre?".

Il n'avait obtenu que 8% des votes de l'électorat noir, contre 88% pour sa rivale démocrate Hillary Clinton.

Or depuis son arrivée au pouvoir, ses attaques répétées contre des leaders Afro-américains n'ont fait qu'attiser les tensions.

Les chiffres sont sans appel: selon un sondage rendu public en juillet par l'Université Quinnipiac, 80% des électeurs noirs estiment que Donald Trump est raciste.

Mi-octobre, il a provoqué une vive polémique en comparant la procédure de destitution le visant à un "lynchage", mot lourd de sens aux Etats-Unis, où il est associé aux meurtres de Noirs par des Blancs aux XIXe et XXe siècles, essentiellement dans le Sud.

Au cœur de l'été, il a rédigé une série de tweets d'une agressivité inouïe à l'encontre de l'élu de Baltimore Elijah Cummings, figure emblématique et charismatique du Congrès, décédé depuis.

Pour le révérend Timothy McDonald, qui a participé vendredi matin à un rassemblement avec des élus démocrates, le fait que Donald Trump vienne à Atlanta "terre de Martin Luther King et berceau du mouvement des droits civiques, est une gifle pour tous les noirs de Géorgie et une insulte pour tous les gens de couleur à travers les Etats-Unis".

- "Hypocrite et insultant" -

Cliff Albright co-fondateur de l'organisation Black Voters Matter (Les Votes des Noirs Comptent), s'indigne de l'initiative présidentielle vis-à-vis des électeurs noirs.

"C'est une imposture, c'est hypocrite, c'est insultant", estime-t-il, dénonçant les mots, mais aussi les actes du locataire de la Maison Blanche.

Mais quelle est la stratégie de Donald Trump ? A-t-il vraiment l'espoir grappiller quelques pourcentages de points parmi les Afro-américains représentant environ 13% de la population des Etats-Unis ?

"Il n'essaye pas véritablement d'obtenir des voix des Afro-américains", explique Cliff Alrbright à l'AFP. "Il cherche avant tout à minimiser leur participation".

"Créer une forme de confusion en martelant: +vous n'avez rien à perdre+" pourrait avoir un effet à la marge, souligne-t-il, et "pousser 1%, 2% ou 5% des électeurs noirs à rester chez eux".

En 2016, la mobilisation de l'électorat noir pour Hillary Clinton avait été notoirement faible dans plusieurs Etats-clés tels que le Wisconsin, qui avait basculé, à la surprise générale, du côté de Trump.

En 2020, les démocrates espèrent remobiliser cette partie de l'électorat pour retrouver des niveaux proches des deux élections de Barack Obama, en 2008 et en 2012.

Tout dépendra aussi, dans une certaine mesure, de nom du démocrate qui affrontera l'ancien homme d'affaires de New-York.

L'ex-vice-président Joe Biden jouit d'une solide popularité chez les électeurs afro-américains, en raison notamment de son excellente relation avec Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis. Ses rivaux, le jeune maire Pete Buttigieg et la progressiste Elizabeth Warren suscitent, pour l'heure, moins d'enthousiasme.

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Maison Blanche: les démocrates divisés entre modérés et progressistes lors du débat

Les candidats démocrates à l'élection sur le plateau de leur cinquième débat télévisé, mercredi, 20 novembre 2019 à Atlanta. (Photo AP / John Bazemore)

Modérés et progressistes se sont divisés lors du débat entre les candidats à la primaire démocrate pour la présidentielle américaine, le maire Pete Buttigieg, en pleine ascension, et le favori Joe Biden critiquant le programme nettement plus à gauche des sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders.

Après un moment d'unité contre Donald Trump, menacé par une procédure de destitution, les échanges ont rapidement opposé ces deux camps, le benjamin, à 37 ans, de la primaire, Pete Buttigieg se présentant en rassembleur.

"Même sur des sujets sur lesquels les démocrates ont été à la défensive comme l'immigration ou les armes à feu, nous avons désormais une majorité pour faire ce qu'il faut, à condition de galvaniser et non diviser cette majorité", a déclaré M. Buttigieg.

Puis il a taclé Elizabeth Warren, deuxième dans les sondages, en évoquant le débat sur la réforme de la santé qui divise le parti. Son projet d'un passage vers un système de couverture universelle après trois ans de mandat, tout comme la conversion immédiate proposée par le sénateur indépendant Bernie Sanders, "ne sont pas la bonne approche pour rassembler les Américains".

L'ancien vice-president de Barack Obama, Joe Biden a martelé qu'"en ce moment, la vaste majorité des démocrates ne soutient pas" une telle réforme.

La sénatrice Warren, 70 ans, a défendu ses propositions progressistes en affirmant que la meilleure façon de "rassembler" était de "construire une Amérique qui fonctionne pour tous, pas juste pour les riches".

Tous portés par la volonté brûlante de battre le président républicain Donald Trump en novembre 2020, un nombre inédit de prétendants s'est lancé dans la course. Dix-sept sont toujours en lice.

Le trio de tête s'est consolidé ces derniers mois avec Joe Biden suivi des deux progressistes Elizabeth Warren et Bernie Sanders.

Mais Pete Buttigieg connaît depuis fin octobre une ascension fulgurante dans les sondages de l'Iowa, un Etat clé puisqu'il votera le premier le 3 février, et plus récemment dans le New Hampshire, qui suivra juste après (11 février).

- "J'ai l'expérience" -

Maire modéré d'une ville de 100.000 habitants dans le Midwest, cet ex-militaire était encore inconnu du grand public il y a un an.

"J'ai l'expérience nécessaire pour défier Donald Trump. Je sais bien qu'elle ne correspond pas à l'expérience traditionnelle de l'establishement à Washington", a-t-il lancé lorsqu'on l'interrogeait sur son CV de jeune politique.

Les enjeux de ce cinquième débat démocrate, organisé à Atlanta, en Géorgie, sont particulièrement élevés car il survient à un moment où "beaucoup de candidats semblent bouger dans les sondages", a souligné le statisticien Nate Silver, du site FiveThirtyEight.

A l'échelle nationale, M. Buttigieg arrive quatrième dans les sondages mais, avec 8%, il est très loin derrière les trois premiers, tous septuagénaires: Joe Biden (30%) qui a eu 77 ans justement mercredi, Elizabeth Warren, 70 ans (18%) et Bernie Sanders, 78 ans (17%), selon la moyenne établie par le site RealClearPolitics.

Le jeune maire arrive dans cet Etat de Géorgie, à forte population noire, plombé par son soutien très faible parmi cet électorat clé.

Le favori Joe Biden est lui lesté par les doutes concernant son âge et sa viabilité dans la course alors qu'il a été happé dans le scandale ukrainien qui vaut à Donald Trump la menace d'une destitution.

Son nom revient en effet sans cesse dans cette procédure explosive, les démocrates accusant le président républicain d'avoir abusé de ses pouvoirs présidentiels en demandant aux Ukrainiens une enquête sur les Biden.

Il a affirmé mercredi que cette affaire démontrait avant tout que "Donald Trump ne veut pas que je devienne le candidat" pour l'affronter.

Favorable à la destitution du président américain, Bernie Sanders a mis en garde: "Nous ne pouvons pas être simplement obnubilés par Donald Trump car si nous le faisons, nous allons perdre l'élection".

Les six autres candidats débattant mercredi sont: la sénatrice Kamala Harris (4%), l'homme d'affaires novice en politique Andrew Yang (2%), l'élue de la Chambre des représentants Tulsi Gabbard (2%), la sénatrice Amy Klobuchar (2%), le sénateur Cory Booker (1%) et le milliardaire Tom Steyer (1%).

Avec AFP

Affaire ukrainienne: un ambassadeur dit avoir "suivi les ordres" de Trump

L'ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants, à Washington, le 20 novembre 2019.

Gordon Sondland, un diplomate proche de Donald Trump, a directement impliqué mercredi le président des Etats-Unis dans l'affaire ukrainienne, renforçant encore un peu les soupçons qui lui valent une procédure explosive de destitution.

Les démocrates ont estimé que l'audition publique au Congrès de l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne était à ce jour la plus accablante dans leur enquête pour mettre en accusation le locataire de la Maison Blanche.

Gordon Sondland a en effet déclaré que le milliardaire républicain avait bien conditionné une rencontre avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky au lancement, par Kiev, d'enquêtes contre les démocrates américains.

Et il a assuré avoir acquis la conviction qu'une aide militaire cruciale à l'Ukraine dépendait également de ces enquêtes.

Mais les républicains n'ont retenu qu'un bref passage de ce témoignage très attendu: quand Gordon Sondland a reconnu que Donald Trump ne lui avait "jamais" dit personnellement que l'aide était liée aux investigations.

"C'était fantastique", a lancé le président américain, après avoir dans un premier temps tenté de minimiser sa proximité avec l'ambassadeur. "Je pense qu'ils doivent mettre fin maintenant" à cette "chasse aux sorcières", a-t-il martelé.

- "Complètement blanchi" -

La Maison Blanche a même estimé que Gordon Sondland avait "complètement blanchi le président Trump".

En réalité, cet homme d'affaires nommé ambassadeur après avoir financé la campagne Trump, devenu un acteur central de l'affaire ukrainienne, a clairement expliqué que le 45e président des Etats-Unis était à l'origine des pressions sur l'Ukraine.

"Nous avons suivi les ordres du président", a dit Gordon Sondland, qui s'est entretenu directement avec lui une demi-douzaine de fois du dossier ukrainien entre fin mai et début septembre. Il a assuré que c'était à sa "demande expresse" que les diplomates chargés du dossier ukrainien avaient accepté, malgré leurs réserves, de travailler avec son avocat personnel Rudy Giuliani.

Or, l'avocat a d'emblée fait pression pour que Kiev enquête sur les démocrates américains et sur le groupe gazier Burisma, qui avait alors, dans son conseil d'administration, Hunter Biden, fils de Joe Biden, bien placé pour affronter Donald Trump à la présidentielle de 2020. Des demandes ensuite formulées par le président dans son coup de fil controversé du 25 juillet avec son homologue ukrainien.

Pendant la soirée, lors d'un débat entre prétendants à la nomination démocrate, l'ancien vice-président Biden n'a pas répondu clairement à une question sur les intérêts de son fils, mais a assuré: "Donald Trump ne veut pas que je devienne le candidat".

L'opposition tente de prouver que l'ex-magnat de l'immobilier a abusé de son pouvoir pour exercer un chantage sur l'Ukraine en conditionnant une invitation au président Zelensky et l'aide militaire au lancement de ces enquêtes, avec des arrières-pensées électoralistes.

"Y a-t-il eu un +donnant-donnant+?", a demandé Gordon Sondland devant des élus de la Chambre des représentants. S'agissant d'une rencontre Trump-Zelensky à la Maison Blanche, "la réponse est oui", a-t-il affirmé sans détours.

- "2+2=4" -

S'agissant d'une importante aide militaire suspendue par la présidence contre l'avis unanime de tous les diplomates, l'ambassadeur a aussi reconnu avoir dit à des responsables ukrainiens que son dégel était conditionné à l'ouverture de ces enquêtes chères à Donald Trump.

"En l'absence d'explication crédible pour sa suspension, je suis parvenu à la conclusion que la reprise de l'aide sécuritaire n'interviendrait pas tant qu'il n'y aurait pas une déclaration publique de l'Ukraine s'engageant à mener les enquêtes", a-t-il témoigné. Il s'agissait d'une "déduction" partant du principe que "2+2=4".

Pressé par les élus des deux bords, il a maintenu que le président Trump ne lui avait "jamais dit directement que l'aide était conditionnée" aux enquêtes.

Mais ses multiples conversations avec le locataire de la Maison Blanche ne lui ont pas non plus fait changer d'avis. "J'étais absolument convaincu" d'un tel lien, a-t-il martelé, estimant que cette condition était "claire pour tout le monde".

Il a aussi directement impliqué deux piliers du trumpisme, le vice-président Mike Pence et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo qui, a-t-il dit, n'ont pas tenté de le contredire lorsqu'il a évoqué avec eux sa "déduction logique" d'un lien aide-enquêtes.

Les équipes des deux hommes ont aussitôt démenti qu'ils en aient jamais parlé avec Gordon Sondland.

Dans un autre témoignage dans la soirée, une responsable du Pentagone, Laura Cooper, a dévoilé pour la première fois que l'Ukraine s'était inquiétée du sort de l'aide militaire gelée dès le 25 juillet, jour de l'appel Trump-Zelensky, et non en août comme on le pensait jusqu'ici.

La Chambre des représentants doit interroger jeudi en public Fiona Hill, une ex-responsable du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, et David Holmes, un employé de l'ambassade des Etats-Unis à Kiev.

Avec AFP

La chanteuse Lizzo en tête des nominations aux Grammys, la diversité triomphe

Lizzo en concert à Los Angeles en Californie le 23 juin 2019.

Avec huit nominations aux Grammy Awards, la chanteuse américaine Lizzo est arrivée mercredi en tête des récompenses de l'industrie musicale américaine, marquées par la diversité et une forte présence féminine. 

La truculente Melissa Jefferson, de son vrai nom, devance les deux autres révélations de l'année, la chanteuse Billie Eilish et le rappeur Lil Nas X, avec 6 nominations chacun.

Lizzo (31 ans) et Billie Eilish (17 ans) ont été toutes deux nommées dans les quatre catégories reines, enregistrement de l'année (pour la production), chanson de l'année (pour l'écriture), album de l'année et meilleur nouvel artiste.

C'est un vent nouveau qui pourrait souffler sur les Grammys qui seront décernés le 26 janvier à Los Angeles : les nominations 2020 sont dominées par deux artistes qui ont percé cette année, même si elles sont dans le circuit depuis plusieurs années.

Lizzo et Billie Eilish incarnent également deux styles très éloignés l'un de l'autre. D'un côté Lizzo la pétillante jeune femme noire, aux clips colorés et aux éclats de voix, de l'autre Billie Eilish, l'ado blanche et son univers sombre, sa voix douce et entêtante.

Les deux artistes représentent aussi, chacune à leur manière, le mélange des genres musicaux. Lizzo puise ainsi dans le rap, la pop dansante, ou la soul. A ses débuts à Houston, elle a même fait partie d'un groupe de rock.

"Ca a été une année incroyable pour la musique et je suis reconnaissante d'en avoir simplement fait partie", a tweeté mercredi la charismatique Lizzo.

Joueuse de flute traversière, rappeuse, chanteuse, danseuse, l'artiste venue de Houston a signé récemment quelques-uns des sons les plus accrocheurs, comme "Juice" sorti en décembre 2018, après "Truth Hurts" (2017).

- Energie communicative -

Outre ses chansons, son succès est en partie due à son énergie communicative, qu'elle relaye inlassablement sur les réseaux sociaux.

Elle dit avoir été encouragée à transmettre ce positivisme dans sa musique par Prince, avec qui elle a collaboré après avoir quitté Houston pour Minneapolis, au début des années 2010.

Femme noire, indépendante, Lizzo a dit avoir opéré un virage artistique avec son album "Cuz I Love You", décidée à s'ouvrir davantage au monde et à se mettre à nu.

Auteure, elle a co-écrit tous les titres de l'album, décidée à réconcilier la puissance de ses performances scéniques avec ses enregistrements en studio, dans lesquels elle était jusqu'ici trop en retenue, selon elle.

Désormais superstar, Lizzo est aussi devenue un porte-drapeau de la diversité physique, revendiquant ses formes et se mettant en scène dans un registre de séduction dans ses vidéos.

"Je fais ça pour que les petites filles n'aient pas à avoir peur d'être montrées du doigt pour leur physique", a-t-elle expliqué au magazine Rolling Stone.

"Cette critique du corps dans les médias nous empêche d'avancer", a-t-elle ajouté, "mais ça ne me retient pas, moi."

Ces nominations sont une bénédiction pour la Recording Academy, l'organe de représentation des professionnels de la musique aux Etats-Unis.

Régulièrement critiquée, l'organisation avait engagé une série de réformes pour favoriser la diversité de ses membres et du palmarès des Grammys.

Cette année, la liste des nominations est ainsi dominée par les femmes. Outre Lizzo et Billie Eilish, Ariana Grande (5 nominations), Beyoncé et la chanteuse H.E.R. ont également tiré leur épingle du jeu.

Quant à Lil Nas X, héros improbable de 2019 avec son tube "Old Town Road", il est aussi un représentant de la diversité, car l'un des très rares rappeurs à s'être déclaré ouvertement homosexuel.

Rappeur noir, il a aussi secoué le monde très blanc de la country, qui a tardé à accepter la chanson comme l'une des siennes.

Si Ariana Grande a rebondi après avoir été boudée l'an dernier dans les catégories majeures, c'est une nouveau revers pour Taylor Swift, qui n'a recueilli que trois nominations.

Trump/ Ukraine: audition de l'ambassadeur Sondland

Trump/ Ukraine: audition de l'ambassadeur Sondland
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Des étudiants togolais analysent l’impeachment

Jennifer Williams, assistante du vice-président Mike Pence (g) et le lieutenant colonel Alexander Vindman, adjoint du Conseil de sécurité nationale devant le Comité du renseignement de la Chambre des représentants du Capitole à Washington, le 19 novembre 2019.

L’impeachment ou la procédure de destitution du président américain ne fait pas débat qu’aux Etats-Unis. Au Togo certains étudiants fascinés par la politique américaine suivent de près cette actualité.

Pendant que les uns se mettent dans la peau des démocrates, les autres sans pour autant se réclamer du camp républicain mettent en garde contre le fait que Donald Trump pourrait tirer avantage de cette procédure.

Trump/ Ukraine : l'enquête est très suivie au Togo
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A l’American Corner de l’université de Lomé, un groupe d’étudiants est en plein débat. Le sujet de discussion, la procédure de destitution du président américain Donald Trump.

Samuel Ana, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Samuel Ana, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"C’est une procédure qui est en train d’expulser le président Trump de telle manière qu’il ne puisse pas postuler pour le prochain mandat", analyse Samuel Ana.

"Si cette stratégie a été mise en place, c’est parce qu’ils (les Américains, ndlr) ont constaté qu’ils ont eu des problèmes diplomatiques. Et du coup, Donald Trump ne pourra pas les aider à pouvoir les arranger. C’est pourquoi cette procédure a été enclenchée pour que le président soit enlevé".

Faridah Esso Ouro-Doni, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Faridah Esso Ouro-Doni, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Donald Trump n’a pas sa place à tête d’une puissance comme les Etats-Unis, soutient Faridah Esso Ouro-Doni.

"​Depuis 2016, je crois qu’il y a plusieurs décisions prises par Trump et son gouvernement qui nuisent non seulement aux Etats-Unis mais aussi au monde entier. Et tout le racisme, le sexisme et la misogynie qu’il prône, donc une personne comme cela ne devrait pas être à la tête de la première puissance au monde", détaille Mlle Ouro-doni.

Marcel Amenkey, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Marcel Amenkey, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Pour l’étudiant Marcel Amenkey, cette procédure est l’œuvre du camp démocrate pour ternir l’image de Donald Trump.

"Le Parti démocrate a trouvé une opportunité pour décrédibiliser ce président. Les démocrates essaient de juger le président alors que nous n’avons pas de claire évidence qu’il a vraiment commis ces actes", a indiqué M. Amenkey.

"Je pense que les démocrates ont en tête les élections de 2020 et ils ont peut-être peur que monsieur Donald Trump soit encore réélu. Donc ils essaient de le discréditer devant son électorat", a-t-il conclu.

Yehuza Ahamed, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Yehuza Ahamed, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Un autre étudiant, Yehuza Ahamed, qui épouse la théorie avancée par Marcel, estime que la procédure pourrait tourner à l’avantage de Donald Trump.

"Si les démocrates agissent autrement pour le destituer, ils risquent aussi que le gars revienne. Parce qu’il va profiter de cela pour être réélu pour un deuxième mandat", prédit Yehuza Ahamed.

Benjamin Kogblé, un membre de l’American Corner de l’université de Lomé affirme ne guère être surpris par cette procédure, car selon lui, Donald Trump serait un président par défaut.

Benjamin Kogblé, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Benjamin Kogblé, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"C’est un président qui n’était pas vraiment accueilli par la majorité de la population du monde. On ne s’attendait pas à voir Trump comme président", fait-il remarquer.

Le président américain, Donald Trump est visé par une procédure de destitution, lancée par les démocrates qui l’accusent d'avoir abusé de son pouvoir en demandant à l'Ukraine d'enquêter sur le candidat démocrate Joe Biden, en vue de la présidentielle de 2020.

Impeachment: audition de témoin clés, ouverte au public
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