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Décès au Mozambique d'un Sud-Africain accusé de liens avec les islamistes


Andre Hanekom, un Sud africain accusé de terrorisme au Mozambique

Un Sud-Africain arrêté au Mozambique pour ses liens présumés avec des islamistes dans le nord du pays est décédé à l'hôpital après des mois de détention, a-t-on appris mercredi auprès de son épouse, qui soupçonne son mari d'avoir été empoisonné.

Andre Hanekom, 61 ans, avait été transféré ce week-end d'une prison à un hôpital de Palma, dans le nord du Mozambique, a précisé sa femme Francis Hanekom.

"Il souffrait de convulsions et d'une hémorragie", a-t-elle expliqué au téléphone à l'AFP. Mardi "il allait beaucoup mieux et ce matin il était mort", a-t-elle ajouté.

L'hôpital a confirmé que le sexagénaire, qui vivait depuis des années au Mozambique, était décédé dans la nuit de mardi à mercredi mais a affirmé que le patient "était dans le coma depuis le week-end".

Francis Hanekom a assuré que son mari, après plusieurs jours d'hospitalisation, était sorti du coma. "Mardi, il pouvait bouger ses jambes et essayait de communiquer avec moi, même s'il ne pouvait pas parler", a-t-elle raconté.

"Nous soupçonnons qu'il a été empoisonné", a-t-elle avancé. "Il a peut-être entendu ou vu des choses quand il était détenu dans une prison militaire qu'il aurait pu révéler devant un juge."

Selon Francis Hanekom, son époux ne portait pas de traces de blessures ou de tortures quand il a été hospitalisé.

Selon le parquet mozambicain, Andre Hanekom figurait parmi les responsables du groupe islamiste qui opère dans le nord du pays depuis 2017 et a tué plus d'une centaine de civils.

Son épouse a qualifié ces accusations d'"absurdes", estimant qu'elles avaient été "fabriquées de toute pièce".

Tout a basculé pour Andre Hanekom le 1er août 2018 quand il a été blessé par balle après avoir été pris en chasse par des individus encagoulés, selon sa femme.

Soigné une première fois à l'hôpital, il avait ensuite été arrêté et détenu dans une prison militaire, avant d'être transféré dans un établissement pénitentiaire civil.

Pour Francis Hanekom, son époux "est indirectement victime de l'exploration du gaz" dans le nord du Mozambique, qui suscite de fortes convoitises et pourrait attiser, selon les experts, les tensions dans la région.

Les Hanekom possèdent une propriété avec un accès direct à la mer, non loin des sites d'exploration. "Je suis sans doute la prochaine qui va être visée", a estimé Francis Hanekom.

Avec AFP

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