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Débat démocrate : contre la "révolution" Sanders, Clinton joue la carte de l'expérience

Le 4e débat démocrate a eu lieu le 17 janvier 2016 à Charleston, en Caroline du Sud. (REUTERS/Randall Hill)

C'était la dernière fois, dimanche soir, que les démocrates débattaient avant le début des primaires, le 1er février dans l'Iowa.

Hillary Clinton s'est présentée aux Américains, dimanche 17 janvier, comme la candidate la mieux armée pour succéder à Barack Obama, lors d'un débat télévisé où elle a dû repousser de multiples attaques lancées depuis sa gauche par un Bernie Sanders pugnace.

C'était la dernière fois que les candidats démocrates se retrouvaient sur la même scène, avant le début des primaires, le 1er février dans l'Iowa puis le 9 février dans le New Hampshire, et au moment où le sénateur du Vermont a rattrapé l'ex-secrétaire d'Etat dans ces deux Etats, selon les sondages publiés depuis une semaine, même si elle conserve l'avantage au niveau national.

L'ascension de Bernie Sanders a surpris le camp Clinton après un automne très favorable, et a mis fin à la relative amabilité entre les deux candidats.

La stratégie d'Hillary Clinton consiste à se présenter comme la candidate la plus capable de gérer un pays polarisé. En substance, elle relègue Bernie Sanders au rang des idéalistes néophytes, à un moment où les républicains sont particulièrement agressifs et déterminés à annuler les acquis des années Obama dans la santé, l'immigration, l'environnement et le droit à l'avortement.

"Nous avons besoin d'une présidente qui sache faire tous les aspects du travail. Je comprends à quel point c'est le travail le plus difficile du monde, je suis préparée et prête à m'y atteler", a déclaré Hillary Clinton.

La démocrate a volé dans les plumes du sénateur de 74 ans sur un sujet a priori consensuel chez les démocrates : sa proposition de créer une assurance-maladie publique et universelle, en excluant les assurances privées du marché. Hillary Clinton a argué qu'il serait dangereux de "mettre en pièces" la réforme signée Barack Obama et de rouvrir un débat aussi sensible.

"L'assurance maladie devrait être un droit pour chaque homme, femme et enfant", a martelé Bernie Sanders, en affirmant épouser la vision de Franklin Roosevelt et Harry Truman, deux illustres présidents démocrates. "Pourquoi dépensons-nous trois fois plus que les Britanniques, qui ont une couverture universelle, ou 50 % de plus que les Français?"

Mais sa proposition a un coût très élevé, qui doublerait le budget fédéral, et que le "socialiste démocrate" financerait par de nouveaux impôts, notamment sur les très riches. Hillary Clinton a critiqué l'irresponsabilité budgétaire d'une telle refonte.

"Je suis la seule candidate à avoir promis de ne pas augmenter les impôts sur la classe moyenne", a répété la candidate.

Sanders et Wall Street

Mais c'est justement l'ambitieuse "révolution politique" de Bernie Sanders qui galvanise ses partisans - il a promis d'avoir "les tripes" de s'opposer à l'industrie pharmaceutique et aux compagnies d'assurances.

Il dénonce un système économique "truqué", manipulé par Wall Street et les lobbies. Il condamne la collusion des hommes politiques avec le secteur financier, visant Hillary Clinton et ses réseaux new-yorkais. Avant 2015, elle a prononcé des discours rémunérés par des entreprises... dont la banque d'affaires Goldman Sachs.

"Je n'ai jamais été payé pour donner des discours chez Goldman Sachs", a lâché Bernie Sanders, rejoint par Martin O'Malley, le troisième candidat, pour reprocher à Hillary Clinton sa timidité supposée contre les banques.

Pour le sénateur, "le vrai problème, c'est que le Congrès appartient aux puissances de l'argent" - une antienne scandée avec efficacité tout au long de la soirée.

Mais Hillary Clinton a su faire porter ses coups, solide comme lors des trois précédentes émissions. Sur la finance, elle a noté que son programme s'attaquerait à tout le secteur financier, pas seulement les banques, ce qu'a salué l'économiste de gauche Paul Krugman.

Elle a rappelé que Bernie Sanders avait voté pour donner une immunité judiciaire aux fabricants d'armes en 2005. Sous pression, il a dû désavouer ce vote samedi.

"Il a voté pour la NRA et le lobby des armes à de nombreuses reprises", a-t-elle dit.

Et sur les questions de politique étrangère, elle a démontré son aisance, forte de ses quatre années à la tête de la diplomatie américaine. Elle a multiplié les expressions d'admiration à Barack Obama.

Les républicains ont toutefois fustigé les démocrates pour avoir exclu du débat les questions de politique extérieure. "A un moment ou les inquiétudes sur le terrorisme n'ont jamais été aussi élevées, les trois candidats se sont abstenus de mentionner la moindre question de sécurité nationale ou de politique extérieure dans leurs trois grandes priorités", a commenté le comité national des Républicains (NRC) dans un communiqué.

Les candidats ont désormais deux semaines de campagne avant le premier test, le 1er février lors des "caucus" de l'Iowa. En 2008, Hillary Clinton y avait terminé troisième, derrière Barack Obama et le sénateur John Edwards.

Avec AFP

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Nouveau record de femmes candidates à la Chambre des représentants aux Etats-Unis

Des parlementaires écoutant le discours du président Donald Trump qui s'adresse au Congrès, à Washington, le 28 février 2017. (REUTERS/Kevin Lamarque)

Un nombre record de femmes se présentent pour être élues à la Chambre des représentants en novembre, a annoncé vendredi le Centre pour les Femmes Américaines en Politique (CAWP).

Déjà "243 femmes ont décroché leur candidature pour un siège à la Chambre américaine" lors des élections parlementaires du 3 novembre, "un nouveau record", écrit le CAWP, qui dépend de l'université Rutgers.

"Le précédent record de 234 avait été atteint en 2018", poursuit-il, en précisant que puisque des primaires doivent encore être organisées dans 13 Etats, le nombre actuel de candidates "devrait encore augmenter".

Fait marquant cette année, 74 femmes républicaines sont déjà candidates pour la Chambre en novembre, alors que leur précédent record, bien moindre avec 53 candidates, remontait à 2004.

En face, 169 femmes démocrates sont déjà candidates, moins que leur record de 182 atteint en 2018, souligne le CAWP.

Moins d'un quart des sièges du Congrès sont actuellement occupés par des femmes: 101 élues à la Chambre, dont 88 démocrates, et 26 sénatrices, dont 17 démocrates.

La présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi a repris, en janvier 2019, le marteau de Speaker, qu'elle avait déjà tenu entre 2007 et 2011, lorsqu'elle était devenue la première femme de l'histoire américaine à accéder à ce poste crucial.

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Émeutes et pillages à Chicago après que la police tire sur un suspect

La police de Chicago enquête sur la zone située devant un magasin Apple qui a été pillé à Chicago, dans l'Illinois, aux États-Unis, le 10 août 2020. REUTERS/Kamil Krzaczynski

Plus de 100 personnes ont été arrêtées lundi à la suite d'une nuit de pillages et de troubles qui ont fait 13 blessés et causé des dégâts considérables à Chicago, dans le quartier commercial chic de Magnificent Mile et dans d'autres parties de la ville, selon les autorités.

Le commissaire de police David Brown a déclaré qu'il ne s'agissait "pas d'une manifestation organisée" mais plutôt "d'un incident de nature purement criminelle".

Selon la presse locale, les incidents ont éclaté après que des éléments de la police aient ouvert le feu sur un suspect la veille dans le quartier Englewood.

La mairesse de Chicago, Lori Lightfoot, a dénoncé les violences et le pillage des magasins : "C'est une attaque contre notre ville", a-t-elle déclaré.

Plusieurs personnes ont été arrêtées et devraient faire face à des accusations de pillage, de trouble à l'ordre public et de coups et blessures contre la police.

De nombreux commerces, qui faisaient déjà les frais d’une baisse d’activité à cause du coronavirus, ont été saccagés.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des gens entrer et sortir de magasins au milieu de la nuit avec des marchandises en main.

Les pillages se sont étendus aux magasins situés à des kilomètres du centre-ville, selon le quotidien Chicago Tribune.

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