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Hillary Clinton et Bernie Sanders jouent le sérieux contre l'épouvantail Trump

Bernie Sanders, à gauche, s'entretient avec Hillary Clinton lors du débat des candidats démocartes pour les primaires de leur parti, à l'institut Saint Anselm à Manchester, N.H., 19 décembre 2015.

Les candidats aux primaires démocrates Hillary Clinton et Bernie Sanders ont joué samedi les leaders responsables face à la perspective d'un président Donald Trump dont ils ont dénoncé les déclarations incendiaires et superficielles sur les questions de sécurité nationale et de diplomatie.

Hillary Clinton, le sénateur du Vermont Bernie Sanders et l'ex-gouverneur du Maryland Martin O'Malley se sont retrouvés à Manchester, dans le New Hampshire, pour le troisième débat de l'année, à 43 jours du début des primaires.

Dans la foulée de l'attentat de San Bernardino, perpétré par un couple musulman radicalisé, la première heure du débat a été entièrement consacrée au terrorisme et à la stratégie de lutte contre l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

Trump "est en train de devenir le meilleur recruteur de l'EI", a déclaré Hillary Clinton, en affirmant que les jihadistes utilisaient les discours anti-musulmans du milliardaire dans leurs vidéos de recrutement, une assertion nouvelle.

"Je suis inquiète que la rhétorique des républicains, surtout de Donald Trump, envoie le message aux musulmans aux Etats-Unis et dans le monde entier qu'il y a un choc des civilisations, et qu'il y a une sorte de complot occidental ou de guerre contre l'islam", a dit l'ex-secrétaire d'Etat. "M. Trump fait un grand usage de la fanfaronnade et du sectarisme pour attiser les gens".

Le milliardaire a été universellement condamné comme irresponsable y compris sur l'économie, le sujet de prédilection de Bernie Sanders.

"Voilà ce que j'ai envie de dire aux gens qui vont aux meetings de Donald Trump: il pense qu'un salaire minimum bas est une bonne idée", a dit le sénateur, seul élu socialiste du Sénat, qui milite pour une hausse de 7,25 à 15 dollars du salaire minimum federal.

Clinton, "trop aggressive"

Pour marquer le contraste avec la virulence des débats républicains, où les invectives fusent, Hillary Clinton et Bernie Sanders ont ostensiblement joué la civilité, voire l'amabilité.

Bernie Sanders s'est même excusé auprès de Mme Clinton pour une querelle qui agitait le camp démocrate depuis deux jours. Un collaborateur du sénateur, depuis licencié, a profité d'une faille informatique pour consulter et récupérer des données électorales confidentielles de l'équipe Clinton.

"Non seulement je m'excuse auprès de Mme Clinton, j'espère que nous pouvons travailler ensemble sur une enquête indépendante", a déclaré Bernie Sanders. "Je veux aussi m'excuser auprès de mes soutiens. Ce n'est pas le genre de campagne que nous voulons mener".

"J'apprécie sincèrement ce commentaire, Bernie", a répondu Hillary Clinton, semblant déclarer l'affaire close.

Les deux candidats ont néanmoins affiché des différences sur l'interventionnisme à l'étranger, les armes à feu et la politique économique, même si elles portaient plutôt sur des priorités que sur des divergences idéologiques.

Sur la Syrie, Hillary Clinton défend une zone d'interdiction aérienne et le départ rapide de Bachar al-Assad.

"Bien sûr qu'Assad est un terrible dictateur", a dit Bernie Sanders. "Mais ce n'est pas Assad qui attaque les Etats-Unis, c'est l'Etat islamique".

Il n'a pas non plus manqué de rappeler aux téléspectateurs qu'Hillary Clinton avait voté en 2002 pour autoriser George W. Bush à envahir l'Irak. "Je crains que la secrétaire Clinton soit trop favorable aux politiques de changement de régime et un peu trop agressive, sans penser aux conséquences imprévisibles".

Et Bernie Sanders a continué à attaquer Hillary Clinton sur ses liens avec Wall Street.

Est-ce que les grandes entreprises doivent aimer Hillary Clinton? a demandé le journaliste de la chaîne ABC. "Tout le monde devrait m'aimer", a répondu dans un sourire Hillary Clinton.

"Les patrons des grandes multinationales aimeront peut-être Hillary. Ils ne m'aimeront pas", a ensuite répliqué le sénateur.

Ce débat était le dernier de l'année, et avait été fixé par le parti un samedi soir, jour inhabituel pour un tel événement -- qui plus est, le premier samedi suivant la sortie de Star Wars aux Etats-Unis. La campagne Sanders a implicitement accusé le parti d'avoir voulu minimiser les risques pour la candidate Clinton, en évitant les soirs de grande écoute.

Les excuses de Bernie Sanders à Hillary Clinton après un vol de données

Le sénateur Bernie Sanders a présenté ses excuses samedi à sa rivale des primaires démocrates Hillary Clinton, après que son équipe a accédé à des données confidentielles de l'équipe Clinton."Non seulement je m'excuse auprès de Mme Clinton, j'espère que nous pouvons travailler ensemble sur une enquête indépendante", a déclaré Bernie Sanders, interrogé sur une polémique qui agite le camp démocrate depuis deux jours.

"Je veux aussi m'excuser auprès de mes soutiens. Ce n'est pas le genre de campagne que nous voulons mener", a aussi dit Bernie Sanders.

"J'apprécie sincèrement ce commentaire, Bernie. Il est très important que nous avancions sur ce sujet", a répondu Hillary Clinton.

"Maintenant que nous avons résolu le problème, que nous sommes d'accord sur une enquête indépendante, nous devons aller au-delà car je ne crois pas que les Américains s'intéressent à cela. Ils sont plus intéressés par ce que nous avons à dire sur les grandes questions du moment", a dit la favorite des primaires.

Un salarié de l'équipe Sanders a profité cette semaine d'une faille informatique pour consulter et récupérer des données de la campagne d'Hillary Clinton, stockées dans des serveurs gérés par un prestataire du parti démocrate.

Les candidats collaborent en effet avec le parti pour accéder à ses précieuses bases de données sur les électeurs de tous les Etats-Unis. Chaque camp croise ces données avec ses propres informations pour mieux cibler les électeurs qui leur semblent prometteurs.

Le collaborateur fautif de Sanders a été licencié, mais le parti démocrate avait brièvement suspendu le contrat avec l'équipe Sanders qui, furieuse de cette "peine de mort", avait accusé implicitement le parti d'être dans la poche d'Hillary Clinton.

Les deux leaders de la course des primaires ont donc choisi de calmer le jeu dans cette affaire en affirmant leur volonté de parler de sujets de fond, et d'abord de la lutte contre l'organisation Etat islamique et des menaces terroristes.

Bernie Sanders avait également choisi, en octobre, de ne pas critiquer Hillary Clinton dans la polémique sur sa messagerie privée.

Avec AFP

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Blinken, le nouveau secrétaire d'Etat américain, promet de rassurer le monde

Antony Blinken est assermenté en tant que 71e secrétaire d'État américain.

"Le monde nous observe attentivement." Le nouveau chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a promis mercredi de rassurer la communauté internationale bousculée par Donald Trump et choquée par la crise politique qui a précédé l'investiture de Joe Biden.

"Le monde veut savoir si nous pouvons panser nos plaies en tant que nation", a-t-il dit à son arrivée au département d'Etat au lendemain de la confirmation de sa nomination par le Congrès, à une large majorité.

"Il veut voir si nous allons guider le monde par le pouvoir de notre exemple", "et si nous allons privilégier la diplomatie avec nos alliés et partenaires pour faire face aux grands défis de notre époque, comme la pandémie, le changement climatique, la crise économique, les menaces qui pèsent sur les démocraties, les combats pour la justice raciale et les risques posés par nos rivaux et adversaires à notre sécurité et à la stabilité mondiale", a-t-il ajouté lors d'une brève cérémonie.

Celui qui a fait une partie de sa carrière au département d'Etat, dont il a été numéro deux à la fin de la présidence de Barack Obama, a dit avoir le sentiment de "revenir à la maison". Mais il a reconnu que le monde avait changé depuis son départ il y a quatre ans, évoquant la pandémie, mais aussi les "barricades" qui ont surgi à Washington à la suite de l'assaut meurtrier de partisans de Donald Trump sur le Capitole, le 6 janvier.

"C'est un jour nouveau pour l'Amérique, c'est un jour nouveau pour le monde", a-t-il toutefois assuré.

"Nous n'avons jamais traversé une période comme celle-ci. Le président est déterminé à nous en sortir le plus rapidement possible", a insisté ce proche de Joe Biden.

"Le monde a besoin du leadership américain, et nous le garantirons, parce que le monde a beaucoup plus de chances de résoudre ses problèmes et affronter ses défis quand les Etats-Unis répondent présent", a-t-il martelé, critiquant en creux le désengagement et l'unilatéralisme de la diplomatie trumpiste.

Dans une autre critique, à peine voilée, à ses prédécesseurs républicains Rex Tillerson puis Mike Pompeo, accusés d'avoir parfois méprisé voire abandonné les diplomates de carrière lorsqu'ils étaient menacés ou attaqués, Antony Blinken a promis de "défendre" le personnel du tentaculaire département d'Etat et de lui redonner "le moral".

Fini les bureaux? Les quartiers d'affaires new-yorkais dans la tourmente

La Statue de la Liberté est vue devant l'Empire State Building au lever du soleil le 9 juillet 2020 à New York.

Vitrines condamnées, restaurants fermés, tours de bureaux désertées: après 10 mois de pandémie qui ont transformé les emblématiques centres d'affaires new-yorkais en quartiers fantômes, les entreprises se demandent comment faire revenir leurs employés.

"S'ils ne reviennent pas, on coule", dit à l'AFP Kenneth McClure, vice-président de Hospitality Holdings, dont le restaurant du quartier de Midtown était de ceux où les financiers venaient négocier des affaires à l'heure du déjeuner et boire un verre en fin de journée.

Son groupe a déjà fermé six restaurants et bars à Manhattan, dont deux définitivement, témoins de la menace qui plane sur ces quartiers, synonymes du dynamisme économique américain et aussi typiques de New York que les taxis jaunes ou les théâtres de Broadway.

"Des clients qu'on voyait trois, quatre, cinq fois par semaine ont tout bonnement disparu" depuis mars dernier, dit-il, lorsque New York prit la première vague de la pandémie en pleine figure. Plus de 26.000 personnes sont mortes du virus dans la capitale économique américaine à ce jour.

Selon Kastle Systems, entreprise spécialisée dans la sécurité des bureaux, seuls 14% des plus d'un million d'employés new-yorkais travaillaient depuis leur bureau mi-janvier, mettant en péril les innombrables fournisseurs de casse-croûte et petits commerces de Midtown ou Wall Street.

Camaraderie et créativité

Pourtant, avec l'arrivée des vaccins anti-Covid, les entreprises cherchent désormais des façons d'encourager leurs employés à revenir.

Près de 80% des employés interrogés dans une enquête publiée ce mois-ci par PricewaterhouseCoopers (PwC) voyaient le travail à distance comme une bonne chose. Mais 87% considéraient néanmoins leur bureau important pour travailler en équipe et nouer des liens - des aspects du travail où la visioconférence est bien moins efficace.

"Etre là, voir mes collègues, sortir de chez moi, cela me met de bonne humeur pour toute la semaine", dit Jessica Lappin, lors d'un entretien depuis son bureau de l'association Alliance for Downtown New York, qu'elle préside.

Pour autant, rares sont les employés qui voudraient revenir travailler du lundi au vendredi, du matin au soir, comme avant la pandémie.

"Une large majorité disent qu'ils préféreraient un système hybride, avec 2-3 jours de travail à domicile et 2-3 jours au bureau," dit Deniz Caglar, co-auteur de l'étude de PwC.

Les spécialistes du secteur estiment que les entreprises vont devoir transformer les espaces de travail: ils ne devraient plus servir avant tout à se mettre sur l'ordinateur ou à passer des coups de fil, comme avant, mais à favoriser camaraderie et créativité.

Décor amélioré, salles de réunions plus spacieuses et modulables, terrasses ou espaces extérieurs pour bavarder, bureaux partagés réservables par créneau horaire... L'espace doit être "tel un théâtre, avec différents décors pour différentes scènes", dit David Smith, co-auteur d'une étude sur l'avenir des lieux de travail pour Cushman & Wakefield, l'un des géants de l'immobilier commercial.

Les futurs bureaux pourraient aussi inclure des salles de sport, des cafés, des laveries ou d'autres services qui "rentabiliseraient" la venue au bureau - accélérant une tendance amorcée avant la pandémie.

Nouvel avenir?

Si leurs employés travaillent pour l'instant essentiellement à distance, quelques grandes entreprises ont acquis, depuis le début de la pandémie, d'importantes surfaces de bureaux, laissant penser qu'elles tablent toujours sur ce mode de travail à l'avenir, malgré les incertitudes de la pandémie.

En août, Facebook a ainsi signé un bail pour 68.000 m2 de locaux à Midtown, tandis que Google a confirmé à l'AFP être en train d'étendre son "campus" situé dans le quartier de Chelsea.

Greenberg Traurig, cabinet d'avocats qui emploie 400 personnes à New York, s'apprête à emménager en 2021 dans une nouvelle tour de bureaux au coeur de Midtown, a indiqué son vice-président Robert Ivanhoe.

Le cabinet a déjà installé robinets sans contact, distributeurs de gel hydro-alcoolique, postes de travail "distanciés" et système d'aération amélioré, pour ses employés qui travaillent déjà selon un système de rotation, a-t-il expliqué.

Début janvier, un nouveau hall a ouvert pour les passagers de la gare de Penn Station, par laquelle transitaient pré-pandémie des millions de banlieusards. Inauguré par le gouverneur Andrew Cuomo après 1,6 milliard de dollars de travaux, il témoigne des espoirs des responsables locaux de voir Midtown renaître.

Certains voient la période actuelle comme un encouragement à repenser ces quartiers, pour les rendre plus "verts" et plus conviviaux. D'autant que les terrasses de restaurants, rarissimes à New York avant la pandémie, sont appelées à se pérenniser.

"C'est clairement l'occasion pour tout le monde de penser à un nouvel avenir", a indiqué Alfred Cerullo, président de la Grand Central Partnership, une association d'entreprises de Midtown.
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Biden s'attaque aux forages de pétrole et de gaz aux Etats-Unis

Le président américain Joe Biden à la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 26 janvier 2021.

Déterminé à mettre en oeuvre son plan pour le climat, Joe Biden doit annoncer mercredi des mesures contre les forages de gaz et de pétrole sur les terres fédérales américaines, selon plusieurs médias et un mémo de la Maison Blanche.

L'administration du président démocrate a rédigé un texte imposant un moratoire sur l'octroi de nouvelles concessions pour des forages pétroliers et gaziers sur les terres et les eaux appartenant au gouvernement, d'après le Washington Post.

Si le moratoire n'aura pas d'impact sur les concessions déjà accordées, il permettra à Joe Biden de tenir une de ses promesses de campagne.

Les Etats-Unis devraient aussi s'engager à préserver l'intégrité de 30% des terres et des eaux fédérales d'ici 2030, afin d'enrayer la perte de la biodiversité, selon plusieurs médias américains.

Près d'un quart des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis proviennent d'énergie produite sur des terrains fédéraux, note un rapport gouvernemental de 2018.

Et l'octroi de concessions pétrolières, gazières, ou d'extraction de charbon a généré près de 11,7 milliards de dollars de revenus pour le gouvernement américain en 2019, selon les chiffres du département de l'Intérieur.

Avec cette série de mesures, Joe Biden se rapproche ainsi de manière concrète de son objectif d'abandon progressif des énergies fossiles, et d'une neutralité carbone dans le secteur énergétique d'ici 2035 et dans l'ensemble de l'économie d'ici 2050.

- Un projet contesté -

Mais certaines associations environnementales, comme l'ONG Oceana, souhaitent que le nouvel hôte de la Maison Blanche aille encore plus loin, transformant le moratoire sur les forages en une interdiction permanente.

"En protégeant de façon pérenne nos côtes de forages polluants en pleine mer et en privilégiant des sources renouvelables d'énergie, comme l'éolien en mer, on peut simultanément combattre le changement climatique et garantir une économie verte pour nos littoraux", explique Diane Hoskins, porte-parole d'Oceana sur le sujet.

Le projet présidentiel a aussi provoqué de vives critiques dans l'industrie des énergies fossiles.

"Limiter l'exploitation (d'énergies fossiles) sur les terres et les eaux de l'Etat ce n'est rien de moins qu'une politique visant à +importer davantage de pétrole+", lance Mike Sommers, président de la plus grande fédération des professionnelles de l'industrie pétrolière et gazière aux Etats-Unis.

"La demande en énergie va continuer à s'accroître, notamment avec l'amélioration de la situation économique, et nous pouvons choisir de produire cette énergie ici aux Etats-Unis ou de dépendre de pays étrangers hostiles aux intérêts américains", poursuit-il.

- Sommet climat-

Joe Biden devrait donner au changement climatique le statut de "priorité de sécurité nationale" et reconstituer un groupe d'experts en science et technologie chargé de le conseiller, indique un mémo de l'exécutif consulté par l'AFP.

Il annoncera aussi un sommet sur le climat réunissant des dirigeants internationaux aux Etats-Unis le 22 avril, jour de la Terre et date du cinquième anniversaire de la signature de l'accord de Paris, selon la même source.

Ce sera l'occasion pour la première puissance mondiale de "s'asseoir à la table des discussions avec les autres" afin de faire avancer la lutte contre le réchauffement climatique, avant que se tienne la grande conférence de l'ONU sur le climat (COP26) au Royaume-Uni en novembre, souligne David Waskow du World Resources Institute.

L'expert s'attend à ce que les Etats-Unis rehaussent leurs objectifs environnementaux, avec comme horizon potentiel une baisse de 50% des émissions totales de gaz à effet de serre d'ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005.

Le président démocrate doit par ailleurs présenter au Congrès le mois prochain son plan de 2.000 milliards de dollars pour le climat, censé placer durablement les mesures vertes au coeur de l'économie américaine. Il pourrait cependant faire face aux réticences des élus républicains, même si un accord bipartite reste envisageable.

"Il ne faut pas oublier que des Etats comme le Texas et le Wyoming ont aussi un fort potentiel éolien", indique Sherri Goodman, qui a travaillé sur les questions environnementales sous l'administration Obama.

"L'accélération de la fonte des glaciers, de la banquise, l'effondrement du permafrost (sols gelés en profondeur) et l'augmentation des températures soulignent l'importance de la reconnaissance du climat comme élément essentiel de notre politique étrangère", ajoute-t-elle.

NBA: Les résultats de mardi et les classements

Oct 22, 2019; Los Angeles, CA, USA; Los Angeles Lakers forward LeBron James (23) is defended by LA Clippers forward Kawhi Leonard (2) in the second half at Staples Center. The Clippers defeated the Lakers 112-102. Mandatory Credit: Kirby Lee-USA TODAY Sp

Les résultats et les classements du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches disputés mardi:

Mercredi 27 janvier

Atlanta - LA Clippers 108 - 99

Utah - New York 108 - 94

Houston - Washington 107 - 88

Les classements :

. Conférence Est:

Classement: %V J G P

1. Philadelphie 66,7 18 12 6

2. Boston 62,5 16 10 6

3. Milwaukee 62,5 16 10 6

4. Indiana 58,8 17 10 7

5. Brooklyn 57,9 19 11 8

6. Atlanta 52,9 17 9 8

7. Cleveland 47,1 17 8 9

8. Orlando 44,4 18 8 10

9. New York 42,1 19 8 11

10. Toronto 41,2 17 7 10

11. Chicago 41,2 17 7 10

12. Charlotte 41,2 17 7 10

13. Miami 37,5 16 6 10

14. Detroit 23,5 17 4 13

15. Washington 23,1 13 3 10

. Conférence Ouest:

Classement: %V J G P

1. LA Lakers 77,8 18 14 4

2. Utah 76,5 17 13 4

3. LA Clippers 72,2 18 13 5

4. Denver 58,8 17 10 7

5. Portland 56,3 16 9 7

6. Memphis 53,8 13 7 6

7. Phoenix 53,3 15 8 7

8. Golden State 52,9 17 9 8

9. San Antonio 52,9 17 9 8

10. Dallas 47,1 17 8 9

11. Houston 43,8 16 7 9

12. Oklahoma City 43,8 16 7 9

13. Sacramento 37,5 16 6 10

14. La Nouvelle-Orleans 33,3 15 5 10

15. Minnesota 25,0 16 4 12

Le sénateur qui va présider le procès Trump brièvement hospitalisé

Le sénateur démocrate Patrick Leahy (Vermont).

Le sénateur démocrate Patrick Leahy, qui sera chargé de présider le procès en destitution de Donald Trump au Sénat américain, a été brièvement hospitalisé mardi après avoir indiqué ne pas se sentir bien.

"Après avoir reçu les résultats des tests et après avoir été examiné, le sénateur Leahy est maintenant rentré chez lui. Il est impatient de se remettre au travail", a déclaré son porte-parole dans un communiqué.

Le sénateur âgé de 80 ans venait de présider à Washington, d'une voix fatiguée, la prestation de serment des sénateurs, qui feront office de jurés lors du procès, prévu à partir du 9 février, de l'ex-président accusé "d'incitation à l'insurrection" dans l'assaut meurtrier du Capitole, le 6 janvier.

Les démocrates disposent depuis le 20 janvier d'une infime majorité au Sénat, avec 50 sénateurs, dont Patrick Leahy, contre 50 sièges républicains. En cas d'égalité parfaite lors d'un vote, la vice-présidente Kamala Harris peut voter et départager les voix.

M. Leahy a été nommé la semaine dernière "président pro tempore" du Sénat, un titre qui revient traditionnellement au membre le plus ancien de la majorité. En cette qualité, il doit présider le procès de Donald Trump, premier ex-président de l'histoire des Etats-Unis à être jugé après son départ de la Maison Blanche.

Les démocrates auraient besoin de 17 voix républicaines pour le condamner. Un nombre qui semble difficile, voire quasi impossible, à atteindre.

Même si les violences du 6 janvier ont provoqué un profond malaise, y compris chez les républicains, très rares sont ceux qui soutiennent publiquement le procès. Mardi, 45 des 50 sénateurs républicains ont même soutenu une initiative pour tenter de bloquer la procédure, arguant qu'il est anticonstitutionnel de juger au Sénat un ex-président.

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