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Les autorités nigérianes menacent de réimposer le confinement strict

Les clients devant une banque de la capitale fédérale Abuja, le 6 mai 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

Deux jours après le début du déconfinement progressif, la Commission nationale sur le Covid-19 dénonce le non-respect, à l’échelle nationale, des règles et craint une augmentation rapide de nouveaux cas dans le pays. Les autorités menacent d’imposer un nouveau confinement.

Le président nigérian a annoncé que seul le personnel essentiel des institutions publiques et privées irait au travail. Mais plusieurs centaines d’habitants de la capitale fédérale Abuja et des environs en profitent pour sortir afin de résoudre quelques problèmes.

Nombreux sont ceux qui continuent de bafouer les règles de distanciation sociale et le port du masque visant à freiner la propagation du coronavirus.

Beaucoup de Nigérians se rendent dans les banques, les magasins et les marchés pour retirer de l’argent ou effectuer des achats sans le moindre respect des restrictions établies par les autorités en cette période de déconfinement progressif.

"C’est bien d’assouplir le confinement et les populations doivent s’aider elles-mêmes, mais je pense que c’est une nouvelle culture pour nous. Et nous allons finir par nous adapter avec le temps", estime un Nigérian.

A ce jour, le pays a enregistré 2.950 cas et près d’une centaine de morts liées au Covid-19. Plus de 100 agents de santé en première ligne de la lutte contre le coronavirus ont été testés positifs. Face à l’augmentation rapide des cas dans les dernières 48 heures, le gouvernement appelle les citoyens à la prudence.

Le directeur-général du Centre de contrôle des maladies, Chikwe Ihekweazu, s’inquiète de la multiplication des cas positifs du Covid-19.

"Les premières informations reçues à travers le pays ne sont pas bonnes. Il ne s’agit pas d’imposer des restrictions mais l’idée derrière tout ça. Comment gérer le risque de s’exposer a la transmission du virus. Nous aurons de nouvelles infections à cause de ce qui se passe, il n’y a pas de doutes", se lamente-t-il.

Les cas de contamination au Covid-19 se multiplient alors que le gouvernement commence le rapatriement de quelque 4.000 Nigérians bloqués à l’étranger.

Certains étaient partis pour des voyages d’affaires peu avant le déclenchement de la pandémie et se sont vus empêchés de revenir suite à l’imposition des mesures de confinement dans ces pays et plusieurs aéroports ont été fermés.

Le ministre nigérian des affaires étrangères Geoffrey Onyeama parle des défis à relever pour le retour de ses compatriotes. "Le plus grand défi pour nous c’est: où allons-nous les mettre en quarantaine dans de meilleures conditions? Donc nous nous sommes battus pour trouver des lits ici à Abuja et à Lagos".

Le Royaume-Uni, les États-Unis, Israël et les pays membres de l'Union européenne ont aussi commencé à évacuer leurs citoyens bloqués au Nigeria grâce à de vols d'urgence autorisés par le gouvernement fédéral.

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Le président nigérian Buhari soutient la réélection de son compatriote Adesina à la BAD

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, lors de l'assemblée annuelle de la BAD à Gandhinagar, en Inde, le 22 mai 2017. (Photo REUTERS/Amit Dave)

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, est venu mardi à la rescousse de son compatriote Akinwumi Adesina dont la gestion de la Banque africaine de développement est contestée.

"Le Nigeria soutient avec ferveur @akin_adesina dans sa la réélection au poste de président de la Banque africaine de développement", a écrit le président sur son compte Twitter. "Nous allons collaborer avec tous les dirigeants et les parties prenantes de la BAD pour nous assurer qu'il soit réélu", a-t-il précisé.

M. Adesina, 60 ans, est sous le feu des critiques après que des dénonciateurs internes à la BAD aient déposé une plainte dans laquelle ils accusent le chef de l’institution panafricaine de plusieurs abus de pouvoir, de népotisme et de mépris envers les normes établies.

Une enquête interne a exonéré M. Adesina en mai, mais le gouvernement des États-Unis, par la voix de son ministre des finances, Steven Mnuchin, a exigé une enquête indépendante. Depuis, des interrogations persistent quant à l’avenir du banquier à la tête de la BAD.

Selon les statuts de l’institution, le chef de la BAD doit être d'origine africaine. Par tradition, il y a généralement une rotation entre les différents groupes régionaux et linguistiques qui composent ce continent à forte diversité.

Les allégations de mauvaise gestion au sein de l'AFDB ne sont pas un phénomène nouveau. Le prédécesseur d'Adesina, le rwandais Donald Kaberuka, avait en son temps également fait l’objet de nombreuses critiques.

L'élection du prochain chef de l'institution est prévue pour le mois d'août. M. Adesina est l'unique candidat.

Fondée en 1964, la BAD compte 80 pays membres, dont 26 en dehors d’Afrique comme les États-Unis. Selon ses règles, les actionnaires africains détiennent en tout temps la majorité des votes.

Majek Fashek, légende nigériane du reggae, est décédé à 57 ans

L'artiste Reggae Majek Fashek en concert. (Courtesy photo)

Ce guitariste et chanteur de reggae africain, né à Benin City, au Nigeria, était plus  connu pour avoir repris Hotel California, la célèbre chanson du groupe The Eagles. Majek était aussi très populaire pour des tubes comme Send Down the Rain et So Long for Too Long.

Son premier album "Spirit of love" en 1993 et le tout dernier "Little Patience" en 2005. Il est décédé dans son sommeil à New York, a déclaré son manager Omenka Uzoma au media.

De son vrai nom Majekodunmi Fasheke, il a également travaillé avec des stars comme Jimmy Cliff, Tracy Chapman et Snoop Dogg.

Il a été attiré par le reggae vers les années 1980 à un moment où la highlife et le juju étaient plus dominants au Nigeria.

L'artiste avait plusieurs fois déclaré que Bob Marley avait une influence majeure dans son style musical et que lui-même ressemblait à la légende jamaïcaine.

Majek Fashek était malade depuis un certain temps mais la cause de sa mort n'est pas encore claire.

Écrivant sur Instagram, M. Uzoma, son manager, a déclaré que c'était "un moment pour nous tous de célébrer ses réalisations, et non de pleurer".

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