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Moyen-Orient

De nombreuses compagnies aériennes suspendent leurs survols de l'Iran et de l'Irak

Airbus A320 de Lufthansa

De nombreuses compagnies aériennes, dont Air France et Lufthansa, ont annoncé mercredi des mesures de précaution concernant leurs vols au Moyen-Orient, et notamment la suspension de leur survol des espaces aériens iranien et irakien.

Ces décisions interviennent après l'envoi par l'Iran de missiles contre les bases d'Aïn al-Assad et d'Erbil en Irak, utilisées par l'armée américaine, en représailles à la frappe américaine qui avait tué à Bagdad le général iranien Qassem Soleimani la semaine dernière.

Quelques heures après ces frappes, un Boeing ukrainien s'est écrasé, moins de trois minutes après son décollage de Téhéran, faisant 176 morts. Aucun lien n'a été établi pour l'heure entre les deux événements.

Voici une liste des différentes mesures prises par les compagnies qui ont modifié leurs plans de vol.

Pas de survol de l'Iran et de l'Irak

L'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) avait interdit dès mardi soir aux avions civils américains le survol de l'Irak, de l'Iran et du Golfe, dans la foulée des attaques.

"Par mesure de précaution et dès l'annonce de frappes aériennes en cours, Air France a décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre tout survol des espaces aériens iranien et irakien", a indiqué un porte-parole de la compagnie, contacté par l'AFP.

"Les plans de vols sont ajustés en temps réel en fonction des décisions des autorités françaises et régionales, partout dans le monde, afin d'assurer le plus haut niveau de sécurité des vols", a-t-il ajouté.

La compagnie néerlandaise KLM, qui fait partie du même groupe, a appliqué le même principe de précaution. "Tous les vols vers les différentes destinations d'Asie du sud-est et du Moyen-Orient seront assurées par des routes alternatives", a déclaré un porte-parole de KLM à l'AFP.

En Allemagne, Lufthansa a d'abord annulé son vol quotidien à destination de Téhéran avant de suspendre à son tour ses survols de l'Iran et de l'Irak. Une décision suivie à la lettre par sa filiale Swiss.

Un vol pour Téhéran d'une autre filiale, Austrian, est néanmoins maintenu mercredi soir et Lufthansa a annoncé reprendre ses vols à destination de la capitale iranienne jeudi. Les autres vols continueront cependant d'éviter les espaces iranien et irakien.

La compagnie nationale polonaise LOT empruntera de nouvelles routes évitant l'Iran pour ses vols vers l'Inde, Singapour, le Sri Lanka et la Thaïlande notamment, sans que les horaires ou la durée des vols ne soient affectés.

Des compagnies asiatiques ont également suivi le mouvement: Singapore Airlines dévie ses vols qui doivent passer au-dessus de l'Iran, Malaysia Airlines déroute ses vols entre Londres, Djeddah et Médine pour également éviter l'espace aérien iranien.

De larges détours et des retards

Certaines compagnies ont vu plus large, à l'image de Vietnam Airlines, qui a annoncé que ses vols vers et depuis l'Europe allaient éviter les "zones d'instabilité potentielles" au Moyen-Orient. Leurs routes habituelles ne passent pas par l'espace iranien ou irakien.

Air Canada a simplement annoncé avoir changé ses plans de vol "pour assurer la sécurité de ses vols au sein et au-dessus du Moyen-Orient".

Pour l'australienne Qantas, le vol entre Perth et Londres survolera l'Asie plutôt que le Moyen-Orient et subira un retard d'une quarantaine de minutes.

Les vols d'Air India depuis Bombay devraient connaître les mêmes retards, tandis que ceux partant de New Delhi devraient s'allonger d'une vingtaine de minutes, selon la compagnie qui a, elle aussi, décidé d'éviter l'Iran.

Des vols annulés

Au Moyen-Orient, Emirates a annulé ses vols à destination de Bagdad, imitée par la compagnie à bas coût flydubai, qui a cependant maintenu les liaisons pour Bassora et Najaf, dans le sud de l'Irak.

De nombreuses compagnies de la région avaient déjà suspendu des vols vers l'Irak depuis plusieurs jours après l'assassinat du général Soleimani, à l'image de Bahrein Airways ou Kuwait Airways.

EgyptAir a suspendu depuis mardi ses vols à destination de Bagdad, pour trois jours.

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Washington relance l'aide aux Palestiniens et ravive sur l'option à deux Etats

"Jérusalem est la capitale éternelle de la Palestine", lit-on sur une pancarte au niveau des barbelés entourant une colonie israélienne près de Ramallah, le 31 janvier 2020.

L'administration Biden a annoncé mercredi la reprise de l'aide aux Palestiniens, contre l'avis d'Israël, et affirmé son soutien à une solution à deux Etats. Elle se démarque de la position adoptée par l'administration Trump.

Cette aide à l'agence de l'ONU qui s'occupe des réfugiés palestiniens atteindra 235 millions de dollars, selon le département d'État.

En effet, les Etats-Unis contribueront de nouveau au financement de cette agence à hauteur de 150 millions de dollars. Ils verseront aussi 75 millions de dollars pour le développement et l'économie de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, et 10 millions de dollars pour le processus de paix.

"L'aide américaine au peuple palestinien sert les intérêts et les valeurs des Etats-Unis. Elle apporte une aide cruciale à ceux qui en ont besoin, favorise le développement économique et soutient le dialogue israélo-palestinien, la coordination de la sécurité et la stabilité", a justifié le secrétaire d'Etat Antony Blinken.

"Déception" côté israélien

L'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Gilad Erdan, a dans la foulée exprimé sa "déception" et son "désaccord".

Les Etats-Unis auraient dû "d'abord s'assurer que certaines réformes soient accomplies, visant notamment à mettre un terme à l'incitation (à l'antisémitisme) et à retirer les contenus antisémites des programmes scolaires", a-t-il ajouté, cité par l'Agence France Presse.

Du côté des Palestiniens, le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Mohammed Shtayyeh, a estimé que cette reprise de l'aide ne devait être qu'une première étape.

"Nous attendons avec impatience non seulement la reprise des aides financières mais aussi le retour des relations politiques avec les Etats-Unis, d'une façon qui permette à notre peuple palestinien d'accomplir ses droits légitimes à créer un Etat indépendant avec Jérusalem pour capitale", a déclaré M. Shtayyeh.

Le Premier ministre palestinien a aussi appelé Washington à "faire pression sur Israël pour freiner le désir d'expansion et de colonisation dans les territoires occupés".

"Un bon signal"

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a, lui, considéré que l'annonce américaine adressait "un bon signal", à un "moment propice".

Sur une autre question clé du dossier israélo-palestinien, le président Joe Biden a réitéré à la même occasion, son soutien à une solution à deux Etats, remise en cause par son prédécesseur Donald Trump, qui lors de son mandat a offert de nombreux gages de satisfaction à l'Etat hébreu.

Joe Biden a réaffirmé cette position lors d'un entretien téléphonique avec le roi Abdallah II de Jordanie, au cours duquel il a aussi exprimé un soutien américain appuyé à la Jordanie, selon un communiqué de la Maison Blanche.

Les nouveaux financements promis par Washington s'ajoutent aux 15 millions de dollars déjà annoncés par les Etats-Unis pour aider les Palestiniens confrontés à la pandémie du coronavirus, alors qu'Israël, leader mondial en termes de vaccination, est accusé de ne pas avoir fait profiter les territoires occupés de ces avancées.

L'administration Biden a rétabli ses relations avec les Palestiniens et leur a apporté son soutien, sans toutefois dévoiler de nouvelle initiative de paix pour résoudre ce conflit historique.

Peu après l'investiture du président démocrate, en janvier, les Etats-Unis ont déclaré qu'ils allaient rouvrir les bureaux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington, fermés sous la présidence de Donald Trump. L'OLP est l'entité reconnue internationalement comme représentant les Palestiniens des Territoires et de la diaspora.

Biden autorise la reprise de l’aide américaine aux Palestiniens

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