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Un Boeing 737 d'Ukraine Airlines s'écrase en Iran, au moins 170 morts

L'appareil s'est incendié après s'être écrasé à proximité de l'aéroport de la capitale iranienne.

Un Boeing 737 appartenant à la compagnie Ukraine International Airlines transportant au moins 170 passagers s'est écrasé à cause de problèmes techniques peu après son décollage de l'aéroport international de Téhéran, a rapporté mercredi l'agence de presse iranienne Irna.

L'ensemble des passagers et des membres d'équipage sont morts dans l'accident, a annoncé la télévision publique iranienne.
Un représentant du ministère ukrainien des Affaires étrangères, se basant sur des informations transmises par Ukraine International Airlines, a confirmé à Reuters qu'il n'y avait aucun survivant.
L'appareil s'est incendié après s'être écrasé à proximité de l'aéroport de la capitale iranienne.

On ne connaissait pas pour l'heure les causes précises de l'accident, survenu dans un contexte de tensions accrues dans la région alors que l'Iran a mené dans la nuit de mardi à mercredi des frappes contre des bases irakiennes abritant des forces américaines.
Boeing a indiqué dans un communiqué que la compagnie était informée des articles de la presse iranienne faisant état d'un accident et rassemblait des informations supplémentaires.
Selon le service FlightRadar24, l'appareil était un Boeing 737-NG en service depuis trois ans.

Un porte-parole de l'aviation civile iranienne, Reza Jafarzadeh, a déclaré à la télévision publique que des équipes de secours ont été envoyées dans une zone située à proximité de l'aéroport de la capitale où l'avion s'est écrasé.
"L'avion est en feu (...) mais nous pourrions être en mesure de sauver quelques passagers", a déclaré le chef des services de secours iraniens, Pirhossein Koulivand, à la télévision publique.
Il y avait 170 passagers à bord de l'appareil, selon Jafarzadeh.
D'après l'agence Irna, citant les premiers éléments disponibles, 180 passagers étaient à bord de l'avion en plus des membres d'équipage.

Avec Reuters

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L'armée américaine prépare déjà son retour en Afghanistan

Le commandant des forces de l'OTAN en Afghanistan, le général de l'armée américaine Scott Miller.

L'armée américaine n'est pas encore partie d'Afghanistan mais elle prépare déjà son retour, au cas où des jihadistes d'Al-Qaïda ou du groupe Etat islamique" lanceraient une attaque contre les Etats-Unis, a révélé vendredi le responsable du Renseignement au Pentagone.

Au moment où les experts redoutent un effondrement du gouvernement afghan face à l'avancée des talibans, un élu républicain a demandé lors d'une audition au Congrès des responsables des services de renseignements militaires, qui était responsable des 20 ans d'archives militaires américaines en Afghanistan.

"Il y a de fortes probabilités que nous ayons à retourner (en Afghanistan), qu'Al-Qaïda ressurgisse dans le sillage des avancées des talibans, et qu'ils attaquent les Etats-Unis", a noté Mike Waltz, un ancien soldat des forces spéciales aujourd'hui représentant de Floride, lors d'une audition de la commission des Forces armées de la Chambre des Représentants.

"Où vont aller les 20 ans de données opérationnelles et de renseignement? Qui en a la charge?", a-t-il ajouté. Il faut qu'elles soient "accessibles au futur chef de patrouille à qui on donnera l'ordre de revenir dans une vallée où nous sommes allés il y a 5, 7 ou 10 ans."

"Je sais que le commandement des Opérations spéciales est en train de le faire", a poursuivi M. Waltz, un ancien soldat de l'unité d'élite des "Bérets verts" qui a combattu en Afghanistan, au Proche-Orient et en Afrique.

"C'est exactement ce que nous pensons", lui a répondu le secrétaire à la Défense chargé des services de renseignement militaire, Ronald Moultrie.

"C'est nous qui dirigeons les efforts pour nous assurer que les agences de renseignement militaire se focalisent sur ce sujet", a ajouté M. Moultrie, nommé par le président Joe Biden pour superviser le travail des agences de renseignement militaire, notamment la DIA (Defense Intelligence Agency) et la NSA (National Security Agency).

"Vous pourrez nous demander des comptes", a-t-il ajouté, promettant de tout faire pour que tous les renseignements glanés en Afghanistan soient accessibles aux soldats si nécessaire.

Le président Joe Biden a décidé en avril, contre l'avis des militaires, de retirer toutes les troupes américaines d'Afghanistan d'ici au 11 septembre, le jour du 20e anniversaire des attentats de 2001, qui avaient conduit Washington à renverser le régime des talibans.

Depuis, les opérations de retrait se sont accélérées, au point qu'elles ont déjà été réalisées à plus de 50%.

Au sommet du G7, focus sur la reprise post-pandémie

Manifestation au sommet du G7 de 2021 au Royaume-Uni

Les dirigeants des grandes puissances du G7 ont affiché un front uni vendredi, au début de leur sommet en Angleterre, pour s'efforcer à remettre le monde sur pied après la pandémie, en partageant pour commencer un milliard de vaccins anti-Covid.

Pandémie oblige, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont salués d'un coup de coude et se sont tenus à distance pour la traditionnelle photo de famille, sur la plage de la station balnéaire anglaise de Carbis Bay, en Cornouailles.


Cette rencontre prévue jusqu'à dimanche, la première en personne en presque deux ans, permet le retour des réunions de travail mais aussi les discrets apartés pour avancer sur les crises du moment.


"C'est une rencontre qu'il faut vraiment tenir parce que nous devons nous assurer de tirer les leçons de la pandémie et de ne pas répéter certaines erreurs", a déclaré le Premier ministre britannique Boris Johnson.


Il a salué une "occasion extraordinaire" pour les grandes puissances de "tirer les leçons de la pandémie" et de "reconstruire en mieux", de manière "plus verte" et "plus juste".


Joe Biden avait déjà donné le ton, signalant que le sommet marquait le "retour" des Etats-Unis sur la scène internationale après les années isolationnistes de Donald Trump. "J'ai hâte de renforcer notre engagement envers le multilatéralisme et de travailler avec nos alliés et partenaires pour bâtir une économie mondiale plus juste et inclusive", a déclaré sur Twitter le président américain.


Il cherche à rallier un front uni parmi ses partenaires face à la Russie et la Chine, qui a déjà critiqué la volonté américaine de former des "cliques".

- Réception royale -
Après la table ronde et un engagement en faveur de la scolarisation des filles, et avant de déguster entre eux gaspacho, turbot rôti et pavlova aux fraises britanniques, les dirigeants du club des riches devaient se retrouver autour de la reine Elizabeth II et du prince héritier Charles pour une réception à l'Eden Project, immenses serres en Cornouailles vitrines de la diversité végétale de la planète.


Au programme officiel du sommet figurent surtout la reprise d'une économie mondiale laminée par la pandémie et le partage plus équitable des vaccins anti-Covid par les pays riches, qui ont accaparé un maximum de doses au détriment des plus pauvres.


Face à la multiplication des appels à la solidarité, les dirigeants devraient s'accorder pour fournir "au moins un milliard de doses" avec l'objectif de "mettre fin à la pandémie en 2022", selon Downing Street.


Les Etats-Unis ont d'ores et déjà promis de donner 500 millions de doses, et les Britanniques 100 millions, principalement via le dispositif de partage Covax.


Largement insuffisant, déplorent des ONG qui plaident pour la suspension des brevets sur les vaccins afin de permettre une production de masse.

- Urgence climatique -
Autre priorité, l'urgence climatique avant la grande conférence de l'ONU sur le climat (COP26) prévue en novembre en Ecosse.


Le Premier ministre Boris Johnson ambitionne une "révolution industrielle verte", avec en point de mire l'objectif de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.


Pour préserver la biodiversité, il souhaite que le G7 s'engage à protéger "au moins 30%" des terres et océans à cette échéance.


Le club de sept devrait également favoriser les investissements dans les infrastructures vertes dans les pays en développement pour stimuler et décarboner leur économie.


Avant le lancement du sommet, Boris Johnson et Joe Biden avaient affiché jeudi un front uni sur l'urgence climatique, approuvant une nouvelle "Charte de l'Atlantique" célébrant l'alliance historique entre leurs pays.


Ils avaient mis de côté en public les crispations sur l'Irlande du Nord, au coeur d'un différend post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.


Les dirigeants européens, eux, comptent bien rappeler à Boris Johnson leur attachement aux accords signés, que Londres veut remettre en cause face à la colère dans la province britannique, lors d'un tête-à-tête samedi. Selon la police locale, 3.000 personnes ont manifesté jeudi soir à Belfast contre les nouvelles dispositions post-Brexit.


Un porte-parole de Boris Johnson a souligné que le dirigeant ne cherchait pas nécessairement à déboucher sur une solution lors du G7 mais qu'il leur rappellerait les "défis" posés par le protocole nord-irlandais.

L'Iran paie des dettes à l'ONU et récupère son droit de vote

Le Maroc élu au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine, pour un mandat de deux ans, lors de la 32ème session ordinaire du Conseil Exécutif du bloc panafricain, à Addis-Abeba, 26 janvier 2018. (Twitter/Ministère des affaires étrangères d

L'Iran a versé quelque 16,2 millions de dollars à l'ONU, lui permettant de récupérer son droit de vote et de participer vendredi à la sélection à l'Assemblée générale de cinq nouveaux membres pour le Conseil de sécurité pour 2022-2023, a-t-on appris de sources diplomatiques.

"Après plus de six mois de travail" sur le blocage du versement de fonds iraniens à l'ONU pour s'acquitter de ses obligations, l'Organisation "a reçu les fonds" permettant à l'Iran de récupérer son droit de vote à l'Assemblée générale de l'ONU suspendu depuis janvier, a annoncé sur son compte Twitter l'ambassadeur iranien auprès de l'Organisation, Majid Takht Ravanchi.

"Les sanctions américaines illégales n'ont pas seulement privé notre peuple de médicaments; elles ont également empêché l'Iran de payer ses arriérés à l'ONU", a ajouté le diplomate. "TOUTES les sanctions inhumaines doivent être levées MAINTENANT", a-t-il réclamé.

La récupération de son droit de vote a permis vendredi à l'Iran de voter à l'Assemblée générale lors de l'élection de cinq nouveaux membres non permanents au Conseil de sécurité. Emirats Arabes Unis, Brésil, Albanie, Gabon et Ghana étaient candidats aux cinq postes à pourvoir.

Début juin, l'Iran avait à nouveau dénoncé la privation de son droit de vote, suspendu en raison de son impossibilité à payer ses arriérés à l'ONU en raison, selon Téhéran, des sanctions économiques américaines décidées par l'ex-président Donald Trump.

La République islamique a vu son droit de vote suspendu en janvier en vertu de l'article 19 de la Charte des Nations unies prévoyant une telle privation temporaire pour tout pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées.

Téhéran devait régler un minimum de 16,2 millions de dollars pour sortir de la procédure de suspension de vote. L'Iran avait la possibilité en début d'année de demander une exemption dans le cadre de cette procédure, possible si le pays en question justifie de son impossibilité à régler ses dettes en raison d'évènements extérieurs indépendants de sa volonté. Téhéran avait cependant choisi de ne pas y avoir recours.

Le rétablissement de sanctions économiques américaines contre l'Iran est la conséquence de la décision de M. Trump de dénoncer unilatéralement en 2018 l'accord international sur le nucléaire iranien, conclu trois ans plus tôt à Vienne et validé par la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU.

Des négociations sont en cours dans la capitale autrichienne sur une levée des sanctions imposées par Washington contre Téhéran depuis 2018 en échange du retour de Téhéran au respect plein et entier de l'accord.

Don par les Etats-Unis de 500 millions de vaccins anti-Covid

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La Chine se dote d'une loi pour contrer les sanctions étrangères

Le président chinois Xi Jinping, à gauche, et son épouse Peng Liyuan arrivent au sommet du G-20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, jeudi 6 juillet 2017.

Le Parlement chinois a adopté jeudi une loi pour contrer les sanctions étrangères, dans un contexte de pression croissante des Etats-Unis et de leurs alliés vis-à-vis de Pékin, ont rapporté jeudi les médias d'Etat.

L'administration du président américain Joe Biden a élargi la semaine dernière une liste noire d'entreprises étrangères dans lesquelles les Américains n'ont pas le droit d'investir au nom de la sécurité nationale.

Cinquante-neuf entreprises chinoises, accusées de soutenir les activités militaires de Pékin, y figurent désormais contre 31 auparavant.

La Chine avait déploré l'initiative et promis de prendre des mesures pour "défendre" ses entreprises.

Le Parlement chinois, soumis au pouvoir du Parti communiste, a adopté en commission la loi contre les sanctions étrangères, a indiqué jeudi la télévision nationale sans donner plus de détails.

Pékin se plaint depuis longtemps de l'application extraterritoriale du droit américain via des sanctions et des restrictions commerciales.

Cette loi sera "un puissant moyen de dissuasion [...] contre les gouvernements étrangers qui prendraient des sanctions illégales contre la Chine", a estimé le Global Times, un quotidien au ton volontiers nationaliste.

Dans un éditorial qui mentionne explicitement les Etats-Unis, le journal n'a dévoilé aucune des mesures prévues.

Les relations entre Pékin et Washington se sont notoirement dégradées sous la présidence de Donald Trump (2016-2020), marquée par un conflit commercial entre les deux premières puissances mondiales et des sanctions américaines visant plusieurs géants chinois du numérique et des télécoms, dont Huawei.

Mercredi, Joe Biden a décidé de temporiser dans le dossier TikTok et WeChat, en annonçant la révocation des décrets pris par son prédécesseur pour interdire ces applications chinoises à succès aux Etats-Unis.

Le président américain a néanmoins demandé à son administration de lancer une enquête pour déterminer les risques réels posés par les applications détenues par certaines puissances étrangères.

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