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Un Boeing 737 d'Ukraine Airlines s'écrase en Iran, au moins 170 morts

L'appareil s'est incendié après s'être écrasé à proximité de l'aéroport de la capitale iranienne.

Un Boeing 737 appartenant à la compagnie Ukraine International Airlines transportant au moins 170 passagers s'est écrasé à cause de problèmes techniques peu après son décollage de l'aéroport international de Téhéran, a rapporté mercredi l'agence de presse iranienne Irna.

L'ensemble des passagers et des membres d'équipage sont morts dans l'accident, a annoncé la télévision publique iranienne.
Un représentant du ministère ukrainien des Affaires étrangères, se basant sur des informations transmises par Ukraine International Airlines, a confirmé à Reuters qu'il n'y avait aucun survivant.
L'appareil s'est incendié après s'être écrasé à proximité de l'aéroport de la capitale iranienne.

On ne connaissait pas pour l'heure les causes précises de l'accident, survenu dans un contexte de tensions accrues dans la région alors que l'Iran a mené dans la nuit de mardi à mercredi des frappes contre des bases irakiennes abritant des forces américaines.
Boeing a indiqué dans un communiqué que la compagnie était informée des articles de la presse iranienne faisant état d'un accident et rassemblait des informations supplémentaires.
Selon le service FlightRadar24, l'appareil était un Boeing 737-NG en service depuis trois ans.

Un porte-parole de l'aviation civile iranienne, Reza Jafarzadeh, a déclaré à la télévision publique que des équipes de secours ont été envoyées dans une zone située à proximité de l'aéroport de la capitale où l'avion s'est écrasé.
"L'avion est en feu (...) mais nous pourrions être en mesure de sauver quelques passagers", a déclaré le chef des services de secours iraniens, Pirhossein Koulivand, à la télévision publique.
Il y avait 170 passagers à bord de l'appareil, selon Jafarzadeh.
D'après l'agence Irna, citant les premiers éléments disponibles, 180 passagers étaient à bord de l'avion en plus des membres d'équipage.

Avec Reuters

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Renault-Nissan-Mitsubishi vise désormais la rentabilité plutôt que les volumes

Les gens passent devant le siège de Mitsubishi Motors Corp, qui est allié à Renault-Nissan, le lundi 26 novembre 2018 à Tokyo. (Photo AP / Koji Sasahara)

Les constructeurs automobiles Renault, Nissan et Mitsubishi Motors ont annoncé mercredi qu'ils visaient désormais prioritairement la rentabilité et mettaient fin à la course aux volumes, rompant avec la stratégie de l'ancien patron déchu Carlos Ghosn.

"L'alliance est la clé de voûte de notre résilience (...). Aujourd'hui, (elle) se recentre sur l'efficience et la compétitivité plutôt que sur les volumes", a déclaré le président du partenariat franco-japonais, Jean-Dominique Senard, lors d'une conférence de presse.

Depuis l'arrestation de M. Ghosn au Japon en novembre 2018 pour des malversations présumées, cette alliance unique dans l'industrie automobile a vécu une descente aux enfers, après avoir atteint la première place mondiale des ventes automobiles en écoulant plus de 10,6 millions d'unités.

Ces volumes record, qui faisaient la fierté de M. Ghosn désormais réfugié au Liban, n'auront pas été d'un grand secours pour les trois partenaires en crise. Leur rentabilité avait sombré avant même le début de la pandémie de Covid-19.

"Ces dernières années nous nous sommes trop concentrés sur la stratégie d'expansion qui a provoqué une hausse massive des coûts fixes", a reconnu Osamu Masuko, patron de Mitsubishi Motors, en référence aux surcapacités des usines de l'alliance.

La nouvelle stratégie présentée mercredi prévoit de développer et produire en commun "près de 50%" des modèles des trois constructeurs à l'horizon 2025. Elle resserre les liens de partenaires voués à s'entendre pour sortir de la crise.

Cette mise en commun "devrait permettre de réduire les coûts et les dépenses d'investissements par modèle jusqu'à 40% pour les véhicules conçus sous ce nouveau schéma".

Ces annonces interviennent alors que Nissan et Renault doivent dévoiler respectivement jeudi et vendredi des plans d'économie sévères incluant des fermetures de sites et des suppressions de postes.

Elles ont été très bien accueillies à la Bourse de Paris, où le titre Renault s'envolait de 15% vers 12H00.

Le plan évoque un schéma de "leader-follower", avec une entreprise référente par modèle, par zone géographique et par technologie, les deux autres partenaires bénéficiant des savoir-faire et capacités industrielles du chef de file.

- Plus de standardisation -

L'objectif est de renforcer "la standardisation (...), depuis la plateforme jusqu'au véhicule complet". La production de véhicules conçus en commun sera regroupée dans une seule usine "lorsque cela (sera) jugé pertinent".

A titre d'exemple, le renouvellement des SUV (4x4 urbains) de taille moyenne (Renault Kadjar, Nissan Qashqai) sera mené par Nissan, et celui des petits SUV (Renault Captur, Nissan Juke) par Renault.

Concernant la répartition géographique, Nissan deviendra le référent en Chine, Amérique du Nord et Japon. Renault le sera pour l'Europe, la Russie, l'Amérique du Sud et l'Afrique du Nord. Mitsubishi Motors sera leader pour les pays d'Asie du Sud-Est et l'Océanie.

En matière de technologies, Nissan prendra les commandes sur la conduite autonome et sur les motorisations des futurs modèles électriques développés sur des plateformes dédiées.

Renault sera responsable des technologies de connectivité (sauf en Chine où ce sera Nissan) et sur l'architecture électrique-électronique des véhicules. Le groupe au losange aura également la responsabilité des motorisations des véhicules électriques dérivés de plateformes thermiques.

Enfin, Mitsubishi sera référent sur les technologies hybrides rechargeables (essence-électrique) des véhicules de moyenne et grande taille.

Le journal français Le Figaro affirme que Renault prévoit de supprimer plus de 10% de ses effectifs français d'ici à 2024. Nissan pourrait supprimer 15% de ses emplois dans le monde d'ici à 2023.

Renault a dévoilé en début d'année ses premières pertes en dix ans et a été contraint de solliciter un prêt garanti par l'Etat de 5 milliards d'euros. Nissan annoncera jeudi des résultats attendus aussi dans le rouge. Mitsubishi doit annoncer un plan d'économie fin juillet ou début août.

Le renouvellement des dirigeants chez Renault et Nissan, impulsé par M. Senard, semble en tout cas avoir permis de tourner la page d'une année de crise entre Français et Japonais dans le sillage de l'affaire Ghosn.

Mais le partenariat, qui repose sur des participations croisées (Renault possède 43% de Nissan, qui détient lui-même 15% du groupe au losange et 34% de Mistubishi), n'a pas vocation à se transformer en groupe intégré comme Volkswagen ou Toyota. "Nous n'avons pas de projet de fusion (...) ni besoin de fusion pour être efficace", a affirmé M. Senard.

Afghanistan: Kaboul libère 900 talibans au dernier jour du cessez-le-feu

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Vaccin contre le Covid-19: en Thaïlande, des tests sur des macaques

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Kaboul libère 900 talibans et espère l'extension du cessez-le-feu en Afghanistan

Des militants talibans afghans se tiennent debout sur un véhicule blindé de l'Armée nationale afghane (ANA) alors qu'ils célèbrent un cessez-le-feu le troisième jour de l'Aïd dans le district de Maiwand dans la province de Kandahar le 17 juin 2018.

Le gouvernement afghan a libéré environ 900 prisonniers talibans mardi, espérant encourager les insurgés à prolonger le cessez-le-feu de trois jours qu'ils ont décrété dans tout l'Afghanistan et qui doit se terminer en fin de journée.

Un journaliste de l'AFP a assisté à l'élargissement d'une centaine de ces détenus, présentés à la presse sous un grand soleil alors qu'ils quittaient la prison de Bagram, à une soixantaine de km de Kaboul.

"Je suis très heureux d'être libéré maintenant. Je vais rejoindre ma famille après huit longues années", s'est réjoui Abdul Wasi, 27 ans, un habitant de la province de Kandahar (Sud) à la barbe fournie.

"Nous voulons un cessez-le-feu permanent dans le pays", a-t-il ajouté. "Si les troupes étrangères partent, nous ne nous battrons plus."

"Je ne sais pas ce que je ferai dans le futur, mais je ferai tout pour servir l'islam", a de son côté observé Qari Mohammadullah, qui dit avoir perdu son père et sa fille unique, morte de maladie durant ses huit ans et deux mois derrière les barreaux.

Au total, quelque 900 prisonniers ont été relâchés mardi, selon le lieutenant-colonel Nazifullah Walizada, qui supervisait l'opération pour le ministère de la Défense.

Le Conseil national de sécurité, un organe gouvernemental, avait annoncé mardi matin, l'imminence de ces libérations, destinées à "faire avancer la cause de la paix, dont la poursuite du cessez-le-feu".

"Nous espérons que les talibans prolongeront le cessez-le-feu pour que nous puissions démarrer le processus de paix", a ensuite déclaré le porte-parole du Coneil national de sécurité, Faisal Javid, lors d'une conférence de presse. "Le futur dépend de la prochaine décision des talibans."

Contactés par l'AFP, des insurgés se sont montrés plutôt optimistes sur le sujet.

Une première source talibane a annoncé à l'AFP que 200 membres des "forces de l'administration de Kaboul" qu'ils détiennent seraient "libérés dans les prochains jours".

Une deuxième source parmi les insurgés a ensuite qualifié de "très probable" le fait qu'ils "prolongent le cessez-le-feu de sept jours, si le gouvernement accélère la libération des prisonniers". "Tous nos dirigeants (...) ou presque sont d'accord là-dessus", a-t-elle ajouté.

- 'Aucune information' -

Zabihullah Mudjahid, porte-parole et voix officielle des talibans, a toutefois déclaré n'avoir "aucune information" sur le sujet.

Les rebelles, qui multiplient depuis des semaines les assauts meurtriers contre les forces afghanes, ont surpris samedi en décrétant unilatéralement un arrêt des combats pour que leurs concitoyens "puissent célébrer dans la paix et le confort" l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan.

Le président afghan Ashraf Ghani a immédiatement accepté cette offre. Dimanche, il a lancé "une procédure de libération de jusqu'à 2.000 prisonniers talibans, dans un geste de bonne volonté, en réponse à l'annonce par les talibans d'un cessez-le-feu", selon son porte-parole Sediq Sediqqi.

Cent talibans avaient déjà été relâchés lundi.

Ces libérations réciproques de prisonniers - jusqu'à 5.000 talibans contre 1.000 membres des forces afghanes - sont prévues par un accord signé le 29 février à Doha entre Washington et les talibans, mais non ratifié par Kaboul.

Mais ce vaste échange de prisonniers, émaillé d'obstacles, a pris du retard. Kaboul avait, avant le cessez-le-feu, élargi environ 1.000 détenus alors que les insurgés en avaient libéré environ 300.

L'accord de Doha prévoit également le retrait des forces étrangères d'Afghanistan sous 14 mois, à condition que les insurgés respectent des engagements en matière de sécurité et entament des négociations avec les autorités afghanes sur l'avenir du pays.

"Les Etats-Unis et le Pakistan (voisin de l'Afghanistan et acteur régional majeur, NDLR) veulent que le dialogue interafghan démarre immédiatement après la libération des 2.000 prisonniers. Mais les talibans veulent toujours que leurs 5.000 prisonniers soient libérés avant (d'entamer) toute discussion", a averti l'une des deux sources talibanes.

Le cessez-le-feu, le premier à l'initiative des talibans depuis qu'une coalition internationale menée par les Etats-Unis les a chassés du pouvoir en 2001, a été largement respecté, malgré quelques escarmouches.

C'est la deuxième interruption des combats en Afghanistan depuis 2001. La première, à l'initiative d'Ashraf Ghani, avait duré trois jours en juin 2018, déjà à l'occasion de l'Aïd el-Fitr, et avait donné lieu à d'étonnantes scènes de fraternisation entre combattants des deux camps.

Les talibans ont également respecté une trêve partielle de neuf jours du 22 février au 2 mars à l'occasion de la signature de l'accord de Doha.

Afghanisan: cessez-le-feu surprise décrété par les Talibans à l'occasion de l'Aïd el-Fitr

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