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Dans les écoles du Liberia, le secteur privè peine à convaincre

Des élèves dans une école à Monrovia, Liberia, 16 février 2015.

Fin de matinée à l'école élémentaire Cecelia Dunbar, à une heure de route de la capitale du Liberia, Monrovia. Assis sur des bancs de bois individuels, des enfants de sept ans se concentrent sur leur leçon de calcul.

Cecelia Dunbar fait partie des 93 écoles --soit 27.000 élèves au total-- participant au "Partnership Schools Programme" (Programme de partenariat scolaire) lancé en 2016 par des acteurs privés et le gouvernement du Liberia, qui finance les frais de scolarité.

En un an, les élèves de ces écoles ont amélioré de 60% leurs résultats en lecture et en mathématiques. Une preuve de leur réussite, selon les deux parties, dans un pays dont le système éducatif est considéré comme l'un des moins performants au monde.

"Un élève en classe de première (de 6 à 7 ans) a progressé de deux années en lecture", explique à titre d'exemple Christina PioCosta-Lahue, la directrice de Rising Academies Liberia, qui dirige 29 écoles s'inscrivant dans ce programme.

Les infrastructures et le système éducatif de ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest ont été ravagés par la guerre civile des années 1989-2003 et par l'épidémie d'Ebola (2014-2016), qui a entrainé la fermeture de nombreuses écoles pendant des mois.

L'an dernier, l'Unicef a classé le Liberia à la dernière place au monde pour l'accès à l'éducation, alors que l'Afrique en général est le continent présentant le plus mauvais bulletin dans ce domaine.

Le manque de livres scolaires, d'équipements sanitaires et de moyens de transports adéquats, et des parents qui retirent leurs enfants de l'école pour qu'ils contribuent aux revenus de la famille, sont des problèmes fréquents dans ce pays très pauvre.

Les autorités et les acteurs privés ont dès lors accueilli avec enthousiasme les résultats d'une étude du think tank américain Centre for Global Development (CGDEV) indiquant qu'au-delà de l'amélioration des résultats scolaires, la motivation des élèves avait également nettement augmenté dans les écoles partenaires.

Toutefois, des ONG et des mouvements opposés à la privatisation de l'éducation doutent que ces partenariats puissent améliorer le niveau général de l'enseignement, que ça soit au Liberia, au Kenya, au Nigeria ou en Ouganda, où ce type d'écoles ont également été créées.

En raison de la démographie et de l'abolition des frais de scolarité dans plusieurs pays, plus d'enfants africains que jamais fréquentent l'école. Plus de 20% le sont au sein d'établissement privés, un chiffre qui devrait encore augmenter, selon un rapport du consultant Caerus Capital publié en avril.

- Syndicats opposés -

Le principal changement opéré à l'école Cecelia Dunbar concerne la formation et le suivi des enseignants et des élèves, a expliqué à l'AFP son directeur, Jacob Haiwulu.

Les partenaires de l'école "assurent l'évaluation des élèves et s'occupent de la formation des maîtres. Il y a toujours des objectifs à atteindre", souligne-t-il.

Selon l'étude du CGDEV, les élèves de ces écoles bénéficient d'une meilleure éducation, grâce à des classes aux effectifs réduits. Mais ces établissements coûtent plus chers et certains élèves ont été redirigés vers les écoles publiques pour que la taille des classe n'augmente pas.

"Le programme doit encore démontrer sa viabilité pour les écoles type du Liberia, avec des budgets maîtrisables et un niveau d'encadrement maintenu, et sans créer d'effets pervers sur les autres écoles", note le rapport.

Le principal syndicat enseignant du Liberia, qui s'est opposé au partenariat dès le début, estime que la quantité d'argent allouée à ces programmes ne pouvait que produire des résultats, alors qu'il a réclamé en vain une augmentation du budget de l'éducation publique.

- Pauvreté et corruption -

Pour de nombreux enseignants, les principaux problèmes de l'école au Liberia sont connus: pauvreté et corruption.

La William V.S. Tubman High School de Monrovia, l'un des établissements les plus réputés du pays, dispose de quelques ordinateurs, d'une cantine et de toilettes, des équipements manquants dans la plupart des écoles.

Mais même ici, les enseignants sont souvent obligés de travailler le soir ou la nuit pour compenser la maigreur de leurs salaires.

"On ne peut pas faire vivre sa famille avec 240 dollars (un peu plus de 200 euros) par mois", a confié à l'AFP un professeur d'histoire, Boniface Colley. "Et l'utilisation du peu de ressource dont nous disposons pose problème", a-t-il ajouté, en allusion à la mauvaise gestion des fonds publics dans le pays.

L'administration de la présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf, a tenté d'assainir les finances en écartant des fiches de paie les "fonctionnaires fantômes", y compris dans l'enseignement.

- Grossesses précoces -

"Nous avons beaucoup de contraintes financières... donc nous comptons sur les organismes internationaux pour nous aider à rencontrer les besoins des citoyens", reconnaît Gbovadeh Gbilia, vice-ministre de la Planification, de la Recherche et du Développement.

Un travailleur social, visiteur habitué de la William V.S. Tubman High School, estime toutefois que la pauvreté freine encore les capacités d'apprentissage et pousse les enfants hors de l'école.

Souvent, les élèves ont trop faim pour rester concentrés pendant les cours. Et de nombreuses jeunes filles décrochent en premier, dès la puberté, souligne-t-il. Soit parce qu'elles n'osent pas aller aux cours pendant leurs règles, faute de protection hygiénique, soit après être tombées enceintes, dans un pays où plus de 30% des jeunes femmes ont un enfant avant l'âge de 18 ans.

Avec AFP

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La Cour suprême ougandaise valide la suppression de la limite d'âge pour la présidence

Le président ougandais Yoweri Museveni à la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 24 janvier 2019.

"Le président du parlement ne devrait en aucun cas transmettre une loi au président en sachant parfaitement qu'elle contient certaines provisions allant à l'encontre de la constitution", a-t-elle déclaré.

Le texte adopté fin 2017 réintroduit une limite au nombre de mandats présidentiels, qui avait été supprimée en 2005. Mais cette limite, fixée à deux mandats de cinq ans, n'entrera en vigueur qu'après la prochaine élection, ce qui pourrait permettre à M. Museveni de se présenter à nouveau à deux reprises.

M. Museveni n'en est pas à son coup d'essai. En 2005, la Constitution avait été modifiée pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels, lui permettant ainsi de briguer ses troisième, quatrième et cinquième mandats.

M. Museveni est le seul président que la plupart des Ougandais connaissent, dans un pays où un habitant sur deux a moins de 16 ans. La jeunesse ougandaise a récemment montré sa soif de changement en soutenant l'ex-chanteur devenu député Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, dans ses déboires contre le pouvoir.

M. Kyagulanyi a été une des principales figures de proue de la résistance à la suppression de la limite d'âge pour la présidence. Le député d'opposition avait été arrêté et inculpé de trahison à la suite du caillassage du convoi de M. Museveni en marge d'une élection législative partielle à Arua (nord) le 14 août 2018.

Dans les échauffourées qui avaient suivi ce jour-là à Arua, la police avait ouvert le feu et tué le chauffeur de M. Kyagulanyi.

Le 20 février, le parti au pouvoir en Ouganda a annoncé avoir approuvé la candidature du président Yoweri Museveni pour la présidentielle de 2021, lors de laquelle il briguera un sixième mandat.

L'ex-président de la Cour suprême du Nigeria jugé coupable de corruption

Le président Muhammadu Buhari inaugure le nouvel immeuble de l'Agence de lutte contre la corruption et les crimes financiers (EFCC) à Abuja, 15 mai 2018. (Twitter/EFCC Nigeria)

L'ancien président de la Cour suprême du Nigeria a été reconnu coupable jeudi de corruption et condamné à dix ans de suspension par le Tribunal du code de conduite (CCT), dans un procès aux motivations politiques, selon l'opposition.

Walter Onnoghen, qui était le plus haut magistrat du pays, avait été suspendu de ses fonctions environ un mois avant les élections présidentielle et législatives du 23 février, par le président Muhammadu Buhari.

Une décision qui avait provoqué la colère de l'opposition et du monde de la justice, qui avaient dénoncé une dérive autoritaire et un "coup d'Etat contre l'appareil judiciaire" - la révocation du président de la Cour suprême nécessitant selon la loi un vote avec une majorité des deux tiers au Sénat.

Walter Onnoghen avait plaidé non coupable des six chefs d'accusation qui pèsent contre lui, notamment pour des affaires de fraude et de corruption.

"L'accusé a clairement enfreint le Code de conduite des fonctionnaires et il est donc reconnu coupable et il lui est interdit d'exercer des fonctions publiques pendant 10 ans", a déclaré Danladi Umar, président du tribunal de déontologie du pays, le Tribunal du Code de conduite, qui statue sur les affaires impliquant des agents publics.

Le juge a également ordonné que l'argent découvert sur des comptes bancaires de M. Onnoghen, en devises étrangères et non déclarés, soit confisqué par le gouvernement.

Walter Onnoghen avait démissionné de la présidence de la Cour suprême plus tôt dans le mois.

Muhammadu Buhari avait été élu en 2015 sur la promesse d'éradiquer la corruption, ce "cancer" qui gangrène le premier producteur de pétrole du continent africain.

Il avait fait part de sa frustration, après que la Cour suprême eut invalidé des condamnations pour corruption, dont certaines concernaient des hommes politiques de l'opposition.

Mais la Cour suprême est aussi l'organe judiciaire chargé de trancher les éventuels litige électoraux, et M. Buhari avait placé à sa tête, en remplacement de Walter Onnoghen, un homme du nord du Nigeria, son fief.

Les détracteurs du chef de l'Etat voient dans les accusations contre M. Onnoghen une chasse aux sorcières menée contre les opposants du parti au pouvoir et de Muhamadu Buhari, réélu en février pour un second mandat.

Son adversaire malheureux, Atiku Abubakar, avait dénoncé une "parodie d'élection".

Deuil national décrété après un naufrage en RDC

Le président de la RDC, Felix Tshisekedi, arrive le 16 avril 2019 dans un centre de traitement Ebola de l'hôpital général de Beni.

Treize personnes sont mortes et 114 sont portées disparues après le naufrage d'une embarcation sur le lac Kivu dans l'est de la RDC où le président Félix Tshisekedi a décrété une journée de deuil national, a indiqué jeudi la présidence.

"Le président de la République a décrété un jour de deuil national (vendredi) à la suite du naufrage d'un bateau" dont le bilan est de 13 morts et de "114 personnes qui manquent à l'appel", indique la présidence congolaise dans un communiqué.

Le président Tshisekedi a fait cette annonce dans la région du Kivu où il se trouve depuis dimanche. Le chef de l’État a aussi décidé du port obligatoire de bouées de sauvetage par des passagers voyageant sur le lac Kivu.

Mardi, la présidence congolaise avait avancé dans un tweet le chiffre de "150 disparus", repris par des grands médias et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, qui a proposé son aide à la RDC, avait évoqué de "nombreux disparus".

Ce bateau avait embarqué dans la nuit de lundi à mardi "49 adultes et sept enfants", selon le "manifeste" (liste des passagers) établi par le commissaire fluvial de Kalehe, consulté par l'AFP. Cette liste omet souvent des passagers clandestins.

En RDC, les naufrages se soldent souvent par des bilans très lourds en raison de la surcharge et de la vétusté des embarcations, de l'absence de gilets de sauvetage à bord et du fait que beaucoup de passagers ne savent pas nager.

L'émissaire de l'ONU en Libye met en garde contre un "embrasement" généralisé

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, a mis en garde jeudi contre un "embrasement généralisé" en Libye après le lancement par le maréchal Khalifa Haftar d'une offensive sur Tripoli, "encouragée" selon lui par les divisions internationales.

Dans un entretien exclusif à l'AFP à Tripoli, M. Salamé a également estimé que l'offensive lancée le 4 avril par l'Armée nationale libyenne (ANL, autoproclamée) contre la capitale, siège du gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale, avait abouti à une "impasse militaire".

A la demande de la présidence allemande, le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir une nouvelle réunion à huis clos ce jeudi à 19H00 GMT pour étudier "le chemin à suivre" en Libye, après qu'un projet de résolution soumis par Londres et réclamant un cessez-le-feu n'a pas recueilli le consensus nécessaire, selon des diplomates.

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir entre le GNA de Fayez al-Sarraj, à Tripoli, et l'ANL de M. Haftar, l'homme fort de l'est libyen.

La reprise des hostilités entre l'ANL et le GNA risque de plonger le pays dans la guerre civile. Depuis plusieurs jours, l'ANL, même si elle annonce des percées, piétine au sud de la capitale, les lignes de front se situant entre 12 et 50 km de Tripoli.

M. Salamé a indiqué qu'il allait rappeler au Conseil de sécurité jeudi qu'il y avait "une possibilité d'embrasement généralisé". Les pays membres "doivent être beaucoup plus actifs et beaucoup plus unis afin d'endiguer un tel embrasement généralisé".

"Après les tout premiers succès de l'ANL (...), nous observons (aujourd'hui) une impasse militaire", a-t-il dit.

"Divisions internationales"

Selon lui, des "divisions internationales existaient avant l'attaque" et elles ont "encouragé" le maréchal Haftar à se lancer à la conquête de Tripoli.

Depuis le 4 avril, au moins 205 personnes ont été tuées et 913 blessées, selon un dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'OMS a indiqué que les équipes médicales et les chirurgiens qu'elle a mobilisés continuaient d'intervenir dans des hôpitaux de campagne installés sur les lignes de front, au sud de Tripoli.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a elle fait état mercredi de 25.000 déplacés, dont plus de 4.500 en 24 heures, "la plus forte augmentation de déplacements en un jour".

Mercredi, le département des Affaires humanitaires de l'ONU a annoncé le déblocage de deux millions de dollars pour une aide humanitaire d'urgence à destination des civils pris au piège dans les combats "incluant les réfugiés et les migrants vulnérables".

"Irréconciliables"

Jusqu'à présent, le maréchal Haftar ne veut pas entendre parler d'un cessez-le-feu. Et Fayez al-Sarraj refuse tout processus politique en l'absence d'un cessez-le-feu et d'un retrait sur les lignes d'avant le début de l'offensive. "Des positions irréconciliables", selon un diplomate.

Avec le risque d'enlisement dans ce pays pétrolier en proie au chaos, les belligérants vont chercher à se réarmer auprès de leurs soutiens, en dépit de l'embargo sur les armes décrété par l'ONU pour la Libye, craignent des diplomates.

L'ANL veut légitimer son offensive en la présentant comme une guerre contre le "terrorisme". Le GNA a accusé en retour le maréchal Haftar de vouloir "vendre son agression" à la communauté internationale.

Dans une déclaration à la BBC plus tôt cette semaine, M. Salamé avait estimé que l'offensive de Khalifa Haftar "ressemblait davantage à un coup d'Etat qu'à une lutte antiterroriste".

Bissau: vers un retour du chef du PAIGC comme Premier ministre

Les éléphants errent dans les plaines du district de Chobe, en Ouganda, le 19 septembre 2018.

Les nouveaux députés de Guinée-Bissau élus le 10 mars se réunissaient jeudi pour la première fois pour prêter serment, avant la désignation d'un Premier ministre par la formation victorieuse, le PAIGC, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ce petit pays lusophone d'Afrique de l'Ouest traverse une crise politique depuis le limogeage en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), dont M. Vaz est également issu.

Le PAIGC, formation qui a conduit le pays à l'indépendance, a remporté une majorité relative de 47 sièges sur 102. Il a ensuite signé un accord avec trois formations totalisant sept sièges, qui lui garantit une majorité pour former le prochain gouvernement, dans ce pays à régime parlementaire.

Le Madem G-15, formé par 15 députés frondeurs du PAIGC, qu'ils ont amputé de sa majorité absolue dans l'Assemblée sortante, et le Parti pour la rénovation sociale (PRS) se partagent les sièges restants, respectivement 27 et 21.

Les 102 nouveaux députés prêtaient serment jeudi dans un hôtel en périphérie de la capitale, Bissau, en raison de travaux de réfection au siège de l'Assemblée nationale, selon les mêmes sources.

La cérémonie se tenait en présence de diplomates étrangers et du président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), médiatrice dans la crise, Jean-Claude Kassi Brou.

Les députés doivent au cours de cette séance élire le président de l'Assemblée nationale, poste pour lequel le PAIGC a proposé de renouveler pour cinq ans le sortant Cipriano Cassama.

A la fin de la séance, le nouveau président de l'Assemblée nationale enverra au chef de l'Etat le nom du Premier ministre désigné par la majorité parlementaire, selon les textes en vigueur.

Lors d'une réunion lundi, le PAIGC a proposé M. Pereira pour diriger le nouveau gouvernement.

M. Vaz doit dans les 48 heures confirmer ce choix en nommant un nouveau Premier ministre par décret présidentiel, ou demander à la majorité de lui proposer un autre chef de gouvernement.

Une nouvelle cohabitation risque donc de s'installer entre MM. Vaz et Pereira, alors qu'une élection présidentielle doit se tenir dans les prochains mois.

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