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Weah accentue son avance mais un second tour probable au Liberia

L’ancien joueur de football George Weah, candidat à la présidentielle vote à Monrovia, Liberia, 10 octobre 2017.

Le favori de la présidentielle au Liberia, le sénateur George Weah, légende du football africain, accentuait son avance sur le vice-président Joseph Boakai, mais un second tour paraissait de plus en plus probable, selon les derniers résultats partiels provisoires annoncés samedi.

Quatre jours après le scrutin pour désigner le successeur d'Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d'Etat en Afrique, cette nouvelle vague de résultats fournie par la Commission électorale nationale (NEC) porte désormais sur 74% des bureaux de vote, a indiqué le président de la NEC, Jerome Korkoya.

Quelque 1,2 million de suffrages ont déjà été dépouillés, pour un taux de participation moyen observé dans ces bureaux de 74,2%, a précisé la NEC lors d'une conférence de presse.

Avec plus de 440.000 voix, soit un avantage de plus de 100.000 sur Joseph Boakai, George Weah obtient 39,2% des votes comptabilisés, contre 29,6% au vice-président sortant. Les 18 autres candidats sont largement distancés.

L'avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine arrive en troisième position, avec 9,7% des suffrages, devant Alexander Cummings, ancien dirigeant de Coca-Cola pour l'Afrique, à 6,9%, suivi par le sénateur Prince Johnson, chef de milice pendant la guerre civile (1989-2003, quelque 250.000 morts), à 6,6%.

Sur les 15 provinces du pays, George Weah fait la course en tête dans 12, y compris celle de la capitale, Monrovia, dont il est sénateur depuis 2014 et qui concentre près de 40% des quelque 2,1 millions d'électeurs.

Le vice-président paraît devoir s'imposer dans deux provinces, dont sa région natale de Lofa (nord), la quatrième en nombre d'électeurs, et M. Brumskine à Grand Bassa (centre).

Pour l'emporter dès le premier tour, M. Weah devrait obtenir quelque 330.000 voix de plus, soit un pourcentage très élevé des bureaux restant à compter.

La NEC a jusqu'au 25 octobre pour confirmer ces résultats et annoncer éventuellement un second tour.

Selon la Constitution, ce second tour est organisé le deuxième mardi qui suit l'annonce du résultat final.

La présidente sortante, prix Nobel de la paix 2011, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats, a estimé le jour du vote que le Liberia était "prêt pour la transition", la première d'un dirigeant élu à un autre dans ce pays "depuis trois générations"

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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