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Décès de l'ex-Premier ministre nigérien Boukary Adji

Le drapeau nigérien flotte au-dessus de Bosso dans la région de Diffa, Niger, le 19 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)

Boukary Adji, ex-Premier ministre du Niger, est décédé mercredi à l'âge de 79 ans à Niamey des suites d'une maladie.


Figure politique très connue, il avait dirigé le gouvernement de transition après le coup d'Etat militaire de 1996 qui avait renversé Mahamane Ousmane, le premier président démocratiquement élu du Niger, après trois ans au pouvoir.

Après des études d'économie en Pologne, en Côte d'Ivoire et en France, il était devenu ministre des Finances de 1983 à 1987, puis vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest.

Il était conseiller de l'actuel président nigérien Mahamadou Issoufou.

Boukary Adji est l'auteur de plusieurs ouvrages dont L'Afrique à la croisée des chemins : problématique du développement.

Avec AFP

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Dans l'est du Tchad, regain de tensions mortelles entre agriculteurs et éleveurs

A gauche, Djekourninga Kaoutar Lazare directeur de la radio FM Liberté et son équipe, au Tchad, le 13 février 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le conflit qui oppose agriculteurs et éleveurs s'est intensifié ces derniers jours dans l'est du Tchad, où au moins 35 personnes sont mortes depuis jeudi au cours de plusieurs affrontements distincts.

Depuis plusieurs dizaines d'années, l'Est tchadien, zone de transhumance et région stratégique à la frontière avec le Soudan, est en proie à des conflits entre différentes communautés: d'un côté, les autochtones ouaddaïens, agriculteurs, et de l'autre, des tribus arabes, éleveurs.

A chaque éruption de violences, le même scénario ou presque se répète: un troupeau de dromadaires d'éleveurs nomades entre dans le champ d'un agriculteur local ou un jardin cultivé par une famille, provoquant une confrontation entre les deux communautés.

Dans la province de Sila, 23 personnes ont été tuées et trois villages ont été incendiés, entre dimanche et lundi matin, a indiqué à l'AFP le gouverneur par intérim de la province, Oumar Sanda Makache III.

"La situation est à présent sous contrôle", a-t-il affirmé, précisant que des forces de sécurité avaient été déployées dans la zone.

Selon une source locale, ces violences se sont déclenchées à la suite d'une attaque perpétrée jeudi dans la province voisine du Ouaddaï.

Douze personnes sont mortes après l'intrusion dans un village de plusieurs hommes lourdement armés, selon le procureur de la province, Hassan Djamouss Hachimi.

A la suite de cette attaque, "nous avons procédé à l'arrestation de trente personnes", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Des éleveurs arabes ont attaqué le village et les agriculteurs ont riposté", a indiqué lundi à l'AFP une autorité locale, précisant que "neuf Ouaddaïens et trois Arabes" avaient perdu la vie.

- "Vendetta terminée" -

Le ministre de la Sécurité publique, Mahamat Abali Salah, s'est rendu sur place samedi, et plusieurs armes de guerre ont été saisies, a indiqué dimanche la radio nationale tchadienne.

Il doit se rendre dans la journée dans la province de Sila, où ont eu lieu les affrontements dimanche et lundi matin, selon son ministère.

Des affrontements meurtriers s'étaient déjà produits en novembre 2018, quand une dizaine de personnes avaient été tuées à une soixantaine de km d'Abéché, la capitale du Ouaddaï.

Mi-février, le président tchadien Idriss Déby Itno, en déplacement dans la province, avait dénoncé "un grave problème" intercommunautaire dans cette zone sahélienne où beaucoup d'habitants sont armés, héritage du passé troublé d'une région aux premières loges du conflit du Darfour et de la violente histoire nationale.

Pour la seule année 2018, plus de 100 blessés par balle ont été admis dans l'un des deux hôpitaux de la province du Ouaddaï.

"L'heure de la vendetta est terminée", avait lancé le chef de l'Etat. "Se rendre justice (représente une) défaillance de la justice. Une justice qui doit s'assumer. Je prends désormais les choses en main".

Selon l'historien Mahamat Saleh Yacoub, la persistance de conflits dans l'est du Tchad provient d'un "règlement superficiel du différend" entre les deux communautés.

Interrogé par l'AFP en avril, le chercheur expliquait que l'augmentation de la sécheresse dans la région et la pression démographique avaient eu pour effet d'intensifier les tensions liées à la transhumance. Et qu'à ces changements structurels, sont venus se greffer des problèmes ethniques.

Les troupeaux appartiennent en grande majorité aux Zaghawa, l'ethnie du président Déby Itno, selon les agriculteurs, qui dénoncent l'impunité dont les éleveurs bénéficient lorsqu'un différend éclate.

Une situation conflictuelle entre éleveurs et agriculteurs qui se retrouve dans plusieurs autres pays africains, notamment le Nigeria.

Sylvestre Ilunga Ilunkamba devient Premier ministre de la RDC

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Soudan : reprise attendue du dialogue, dispute sur une institution clé

Le général Mohamed Hamdan Dagalo, chef du Conseil militaire au pouvoir au Sudan, le 18 mai, 2019.

Les négociations reprennent lundi soir entre les généraux au pouvoir et les chefs de la contestation, après avoir achoppé sur la présidence du Conseil souverain censé gérer la période de transition, plus d'un mois après le renversement du chef de l'Etat Omar el-Béchir.

Le dialogue entre le Conseil militaire qui a succédé à M. Béchir et l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, reprend à 21H00 (19H00 GMT), "avec l'espoir d'arriver à un accord définitif", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole des militaires, le général Chamseddine Kabbachi.

Les deux parties souhaitent chacune prendre la tête et ravir la majorité des sièges du Conseil souverain, une institution clé de la transition qui doit se substituer au Conseil militaire pour une période de trois ans, avant la tenue d'élections.

A la tête du Soudan pendant près de 30 ans, Omar el-Béchir a été destitué et arrêté par l'armée le 11 avril sous la pression d'un mouvement inédit déclenché le 19 décembre par la décision des autorités de tripler le prix du pain dans un pays miné par une grave crise économique.

Le mouvement s'est vite transformé en contestation du pouvoir. Des milliers de manifestants campent depuis le 6 avril devant le QG de l'armée à Khartoum pour réclamer le transfert du pouvoir aux civils, après avoir obtenu la mise à l'écart de M. Béchir à la tête d'un régime autoritaire pendant trois décennies.

"Nous avons insisté sur le fait que le Conseil souverain soit présidé par un civil et composé majoritairement de civils", a déclaré à l'AFP Satea al-Haj, un membre de l'ALC ayant participé aux négociations nocturnes.

Le Conseil militaire, a-t-il expliqué, justifie sa volonté de diriger l'institution clé "par les menaces sécuritaires pesant sur le pays".

- "Piège" -

Au sit-in devant le QG de l'armée, les manifestants sont inquiets.

"On sent qu'un piège est en train d'être tendu. Un sale jeu politique mené par le Conseil militaire", a dit l'un d'eux Moustafa Sedik.

"Les forces armées ne veulent pas abandonner le pouvoir facilement, et je pense qu'ils ont un plan avec l'ancien régime", s'inquiète Youssef Mohamed, au milieu d'une foule brandissant des drapeaux soudanais et faisant le "V" de la victoire.

Tout en affichant leur détermination à obtenir gain de cause, les chefs de la contestation tentent d'apaiser les esprits.

Selon M. Haj, les précédentes consultations se sont déroulées dans une atmosphère "positive" malgré le différend sur la présidence et la composition du Conseil souverain.

"La victoire est une question de patience et elle se rapproche", a assuré l'ALC lundi dans un communiqué.

Les deux camps avaient réussi la semaine dernière à s'entendre sur la durée de la transition, fixée à trois ans, et la composition d'une assemblée législative, dont les deux tiers des 300 membres désignés viendraient de l'ALC.

- L'UA "satisfaite" -

Le 17 mai, plusieurs pays et organisations internationales, dont les Etats-Unis, l'Union africaine, l'ONU et l'Union européenne ont appelé à la mise en oeuvre d'une transition "vraiment dirigée par les civils".

En visite à Khartoum lundi, l'émissaire de l'UA pour le Soudan, le Mauritanien Mohamed El Hacen Lebatt, a assuré que l'organisation panafricaine soutenait "tout accord entre les forces politiques au Soudan", selon l'agence soudanaise Suna.

"L'UA est satisfaite des avancées en cours pour parvenir à un accord", a-t-il déclaré après une rencontre avec le général Kabbachi, selon Suna.

Le 6 mai, M. El Hacen Lebatt avait annoncé à Khartoum qu'un rapport d'étape sur la transition serait examiné dans deux semaines par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA.

L'organisation régionale plaide pour un transfert rapide du pouvoir aux civils, faute de quoi elle a averti qu'elle pourrait suspendre le Soudan.

L'Egypte voisine, qui assure actuellement la présidence de l'UA, est considérée comme un soutien des militaires au Soudan. Son président, Abdel Fattah al-Sissi, a régulièrement dénoncé les mouvements populaires, source d'instabilité selon lui.

La semaine dernière, des violences ont émaillé le mouvement de contestation, avec la mort de cinq civils et d'un militaire le 13 mai par des hommes armés non identifiés qui ont tiré sur les manifestants rassemblés devant le QG de l'armée à Khartoum. Les militaires ont accusé des "éléments infiltrés".

Avant ces violences, 90 personnes ont été tuées par les forces de l'ordre depuis le 19 décembre selon une association de médecins proche de l'ALC. Les autorités parlent d'un bilan de 65 morts.

"Pas de raison" que Ngaïssona soit détenu, selon son avocat

Le chef de la fédération centrafricaine de football, Patrice-Edouard Ngaissona, assiste à la 40e assemblée générale de la Confédération africaine de football à Casablanca, au Maroc, le 2 février 2018.

L'avocat de l'ex-chef de milice centrafricain Patrice-Edouard Ngaïssona, dont l'audience de confirmation des charges et notamment de crimes contre l'humanité devant la Cour pénale internationale (CPI) devrait avoir lieu en septembre, estime qu'"il n'y a pas de raison" que son client "soit détenu".

"Il n'a fait que défendre l'intégrité de la République Centrafricaine (…) il a contribué à l'apaisement des esprits pour un dialogue national entre les différents groupes (...) Il n'y a pas de raison que M. Ngaïssona soit détenu", a affirmé à l'AFP son avocat belgo-ivoirien Me Simplice Séri Zokou, rencontré à La Haye.

Celui-ci est aussi l'avocat de Charles Ble Goudé, l'ex-chef du mouvement des Jeunes Patriotes en Côte d'Ivoire, jugé par la CPI avant d'être acquitté.

La première apparition de Patrice-Edouard Ngaïssona devant les juges de la CPI a eu lieu en janvier après son extradition depuis la France où il avait été arrêté en décembre.

M. Ngaïssona, 51 ans, président de la Fédération centrafricaine de football, est soupçonné d'avoir commis ou aidé à commettre des crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans l'ouest de la République centrafricaine entre septembre 2013 et décembre 2014. Il est notamment accusé de meurtre et tentative de meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population ainsi que de l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans.

Selon Me Zokou, l'audience pour la confirmation des charges qui devait avoir lieu le 18 juin, a été reportée à septembre à la demande du procureur.

Créées en 2013 après la prise du pouvoir à Bangui par les rebelles de la Séléka, les milices d'autodéfense antibalaka ont pris les armes, assurant vouloir défendre les intérêts des chrétiens face aux groupes armés musulmans.

D'après la Cour basée à La Haye, il y a des "motifs raisonnables" de croire qu'une "attaque généralisée et systématique a été perpétrée par les antibalaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Séléka".

Le déclassement d’une partie de la forêt de Kua au centre d'une polémique

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