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Début de la campagne des élections législatives et locales en Mauritanie

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz lors du sommet du G5 à Bamako, le 2 juillet 2017.

La campagne pour les élections législatives et locales du 1er septembre en Mauritanie a officiellement débuté vendredi, avec la participation de l'opposition radicale qui avait boycotté ces derniers scrutins il y a cinq ans.

Des pétards allumés par des partis de la majorité et de l'opposition ont illuminé dans la nuit de jeudi à vendredi le ciel de Nouakchott, selon un journaliste de l'AFP, pour marquer le lancement de la campagne pour ces élections législatives, municipales et régionales qui va durer jusqu'au 30 août.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de l'Union pour la République (UPR) a appelé depuis la capitale à "un vote massif pour sa formation afin de continuer sur la voie des réalisations grandioses, de la lutte contre la gabegie". L'UPR se présente à ces élections avec des partis alliés, membres de la majorité.

>> Lire aussi : Amnesty épingle le Sénégal et la Mauritanie à l'approche d'élections

L'opposant historique Ahmed Ould Daddah, chef du Rassemblement pour la démocratie (RFD), a demandé aux Mauritaniens d'effectuer "le sursaut nécessaire pour balayer le régime de la dictature et de la faillite généralisée", lors d'un rassemblement à Nouakchott.

Le RFD fait partie de la coalition de l'opposition radicale dont les membres se présentent sur des listes communes et qui se sont engagés à se soutenir au second tour prévu le 15 septembre.

L'opposition radicale avait dans sa quasi totalité boycotté les derniers scrutins législatifs et locaux organisés en 2013, remportés par le pouvoir qui domine largement l'Assemblée nationale et les institutions locales.

>> Lire aussi : Quinze partis d'opposition forment une coalition électorale en Mauritanie

Un nombre record de 98 partis politiques, sur 105 officiellement recensés en Mauritanie, participe à ces élections auxquelles sont appelés plus de 1,4 million d’inscrits.

Un total de 1.376 listes pour les municipales, 158 pour les régionales et plusieurs centaines pour les législatives se présentent aux scrutins du 1er septembre, selon la Commission nationale électorale indépendante (Céni).

Ce sont des "élections inédites dans le processus démocratique de notre pays", a déclaré jeudi le président de la Céni, Mohamed Vall Ould Bellal, appelant toutes les parties à collaborer pour "le succès de ces scrutins couplés".

Il s'adressait notamment à l'opposition radicale qui a dénoncé jeudi dans un communiqué "sa mise à l'écart dans la constitution de la Céni" qui pilote ces scrutins, "la gestion unilatérale par le pouvoir et l'implication de son administration et de ses moyens humains et matériels dans le processus électoral au profit du parti au pouvoir".

La Céni comprend 11 membres, dont cinq de l'opposition dite modérée, mais aucun de l'opposition radicale, qui a boycotté un dialogue avec le pouvoir en 2016.

Avec AFP

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Human Rights Watch dénonce la torture de détenus au Cameroun

Des prisonniers font la queue à l'intérieur de la prison centrale de Douala, le 8 mars 2006.

Des dizaines de détenus séparatistes anglophones ou membres de l'opposition ont été torturés par les forces de sécurité après avoir été extraits d'une prison de Yaoundé à l'issue d'une mutinerie en juillet, a affirmé mardi Human Rights Watch (HRW).

Le 22 juillet, des détenus de la prison centrale de Yaoundé s'étaient mutinés pour protester contre leurs conditions de détention, épouvantables selon eux, la surpopulation carcérale et les longues détentions sans procès pour les anglophones, provoquant des dégâts et des incendies dans certains locaux ainsi que des violences entre prisonniers.

Le gouvernement camerounais avait annoncé le 3 août que 244 détenus avaient été interpellés, leurs avocats assurant qu'une partie d'entre eux avaient été emmenés au Secrétariat d'Etat à la Défense (SED), le siège de la gendarmerie dans la capitale camerounaise. Ils affirmaient également que les prisonniers transférés au SED y étaient torturés.

"Les autorités camerounaises ont détenu plus d'une centaine de personnes au secret et torturé nombre d'entre elles" entre le 23 juillet et le 4 août, assure HRW. "Les détenus ont été transférés vers (...) le SED" au lendemain de l'"émeute à la prison centrale de Yaoundé le 22 juillet pour protester contre la surpopulation, les conditions de vie désastreuses et les retards dans le traitement des dossiers devant les tribunaux", poursuit l'ONG dans un communiqué.

HRW se base sur les témoignages de 14 détenus et plusieurs avocats. "On nous battait deux fois par jour avec des matraques en bois et des machettes", précise un prisonnier de 29 ans.

Selon l'organisation, nombre de ces détenus étaient soupçonnés par les autorités "de faire partie de groupes séparatistes armés opérant dans les régions anglophones du Cameroun ou de les soutenir". "Parmi les autres détenus figuraient des membres et des partisans du Mouvement pour le Renaissance du Cameroun (MRC)", l'un des principaux partis de l'opposition.

Les deux provinces anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest sont le théâtre depuis fin 2016 d'une contestation qui a dégénéré en affrontements armés entre séparatistes et forces de sécurité, qui ont fait, selon HRW, plus de 2.000 morts à ce jour.

Le SED a été dénoncé à plusieurs reprises par des ONG de défense des droits humain pour la pratique de la torture envers des détenus.

Réagissant aux accusations de mauvais traitement et torture formulées par les avocats, le ministre camerounais de la Communication, Emmanuel Sadi, avait déclaré le 3 août que les détenus faisaient l'objet de "procédures légales dans le strict respect des lois de la République", assurant que plusieurs d'entre eux avaient été retrouvés en possession d'armes blanches.

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