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La réglementation des réseaux sociaux fait polémique entre Nigérians

Une femme tient une pancarte lors d'une manifestation en cours pour appeler à la démolition de l'unité de police controversée à Ikeja, le 9 octobre 2020.

La nouvelle campagne lancée par le gouvernement fédéral pour réglementer les médias sociaux fait débat au Nigeria, une campagne qui fait suite aux manifestations #EndSARS contre la brutalité policière.

Si le gouvernement parvient à faire passer son projet visant à contrôler les réseaux sociaux, ce sont autant de moyens de communication qui pourraient être menacés.

Whatsapp, Facebook, Messenger, Skype ou encore Viber sont au cœur du débat près d’un mois après la répression brutale du mouvement de protestation de la jeunesse contre les violences policières et pour une meilleure gouvernance dans le pays.

Les déclarations en faveur d’un contrôle d’internet par les autorités nigérianes se multiplient.

J. J. Omojuwa est un blogueur nigérian influent sur les réseaux sociaux. Connu pour son franc-parler, il craint que cela "va limiter l’accès à l’internet. J'espère que le gouvernement ferait mieux de ne pas aller en guerre contre ses citoyens et de ne pas mettre un terme à leur liberté d’expression et violer leurs droits humains".

Internet fait partie de la vie quotidienne de millions de Nigérians.

Les gouverneurs des États du Nord, réunis récemment à Kaduna, se sont également prononcés officiellement en faveur de telles mesures de contrôle. Ce qui passe mal pour la société civile et d’autres leaders d’opinion qui s’opposent au projet.

Selon la directrice du Centre pour la démocratie et le développement (CDD) Idayate Hassan, "Ils craignent que les gens s’expriment. La manifestation pour mettre fin à SARS, ou Endsars, nous a aussi donné l’opportunité de comprendre qu’il est possible de mobiliser en ligne et que cette mobilisation en ligne peut se traduire par une présence dans les rues".

Les Nigérians se posent encore des questions sur ce que les autorités veulent réellement en tentant de réglementer les réseaux sociaux.

"Le gouvernement n’a pas encore indiqué clairement ce qu’il veut réglementer. S’il s’agit de limiter l’accès, nous disons 'non' ", tranche le professeur Walter Ihejirika, expert en communication à l’université de Port Harcourt, dans le sud du Nigeria.

La jeunesse nigériane continue de manifester malgré la dissolution de SARS
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Les autorités parlent d'un simple problème d'interprétation. Une communication qui, malgré tout, ne dissipe pas les inquiétudes, comme l'explique le ministre de l’Information et de la culture, Lai Mohamed.

"Il ne s’agit pas seulement d’un projet de loi, mais d’une politique. Il s’agit de la technologie et aussi un consensus entre les utilisateurs. Ce qui s’est passé récemment nous interpelle plus que jamais et oblige le gouvernement à prendre des décisions pour nous permettre d’avoir des informations crédibles sur les réseaux sociaux", a-t-il déclaré.

Des tentatives des autorités fédérales de contrôle des réseaux sociaux ne sont pas un phénomène nouveau au Nigeria, où durant les cinq dernières années, plus de trois projets de loi visant à encadrer l’usage des réseaux sociaux ont été déposés.

Tous restent dans les tiroirs des députés au Parlement fédéral.

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Nigeria: 10 pirates condamnés à 12 ans de prison

Les forces spéciales nigérianes naviguent pour intercepter des pirates lors d'un exercice conjoint entre le personnel naval nigérian et marocain dans le cadre d'Obangame Express, un exercice maritime multinational impliquant 33 pays au large de Lagos, le 20 mars 2019.

La justice du Nigeria a condamné vendredi dix pirates qui avaient détourné en 2020 un navire dans le golfe de Guinée à 12 ans d'emprisonnement, le deuxième procès mené en vertu d'une nouvelle loi contre la piraterie adoptée en 2019.

Les 10 pirates étaient accusés d'avoir détourné le navire chinois FV HAILUFENG II le 15 mai 2020. La marine nigériane avait réussi à secourir les 18 membres d'équipage à bord, et arrêté les dix ravisseurs.

La Haute cour fédérale de Lagos a également condamné chacun des pirates, tous nigérians, à payer la somme de 250.000 nairas (soit 520 euros), selon un communiqué de la marine, qui s'était constituée partie civile.

"Ce verdict envoie un avertissement fort: le Nigeria a une tolérance zéro envers les criminels maritimes, et ses institutions, comme la marine et les agences de sécurité, sont prêtes à contrer leurs activités criminelles", affirme le porte-parole de la marine, Suleman Dahun, dans ce communiqué.

Ce jugement "est une victoire majeure pour la nouvelle loi antipiraterie du Nigeria", a-t-il ajouté.

La défense a affirmé qu'elle allait faire appel.

En 2020, le Nigeria avait mené son premier procès en vertu de cette nouvelle loi spéciale antipiraterie.

Perpétrées essentiellement par des pirates originaires du sud-est du Nigeria, les attaques de navires pour enlever leurs équipages et les échanger contre rançon sont devenues très fréquentes ces dernières années dans le golfe de Guinée qui s'étend le long de 5.700 km de côtes en Afrique de l'Ouest.

Le porte-parole de la présidence appelle à la coopération pour lutter contre la piraterie
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En 2020, 130 des 135 enlèvements de marins recensés dans le monde, soit plus de 95 %, ont eu lieu dans cette zone, selon un récent rapport du Bureau maritime international (BMI).

Une centaine de transporteurs et compagnies du secteur maritime international ont signé en mai à Lagos (Nigeria), une déclaration appelant à créer une coalition contre la piraterie dans le golfe de Guinée.

L'inflation fait sombrer 7 millions de Nigérians dans la pauvreté

L'inflation fait sombrer 7 millions de Nigérians dans la pauvreté
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La police fait libérer une centaine de personnes kidnappées au Nigeria

Un officier de police garde des filles qui ont été enlevées d'un pensionnat dans l'État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria, après leur libération, le 2 mars 2021.

Les autorités nigérianes ont obtenu la libération de 100 personnes, dont des femmes, des enfants et des mères allaitantes, qui avaient été enlevées dans leur village du nord-ouest du Nigeria il y a plus d'un mois, a déclaré un porte-parole de la police locale.

Le Nigeria est confronté à une augmentation des vols à main armée et des enlèvements contre rançon, principalement dans les États du nord-ouest du pays, où les forces de sécurité, peu déployées, ont du mal à contenir l'augmentation des bandes armées, communément appelées "bandits".

Enlèvements contre rançon, une pratique courante au Nigeria
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Les captifs libérés avaient été enlevés le 8 juin dans le village de Manawa, dans l'État de Zamfara, a déclaré Mohammed Shehu, porte-parole de la police de cet État, dans un communiqué transmis à Reuters mercredi.

Il a ajouté que leur libération avait été obtenue "sans aucun gain financier ou matériel".

"Ils seront soumis à un contrôle médical et à un débriefing avant d'être réunis avec leurs familles respectives", a ajouté le communiqué.

Un business qui tourne

Alors que le nord-est du Nigeria est confronté depuis une décennie à l'insécurité, notamment aux attaques de militants islamistes dont Boko Haram, allié de l'État islamique, la vague actuelle d'enlèvements est principalement motivée par des raisons financières.

Le cabinet de conseil SBM Intelligence, basé à Lagos, estime que les ravisseurs ont enlevé 2 371 personnes au Nigeria au cours du premier semestre de cette année, exigeant des rançons pour un montant total de 10 milliards de nairas, soit environ 24 millions de dollars.

La plupart de ces personnes ont été enlevées dans les États septentrionaux de Zamfara, Kaduna et Niger. La SBM a déclaré qu'elle ne pouvait pas évaluer avec précision le montant des rançons versées.

Plus de 200 lycéens ainsi que des dizaines d'autres personnes enlevées lors de raids sont toujours retenus en captivité.

Une application mobile pour lutter contre la corruption au Nigeria

The Eagle Eye : la plate-forme mobile que vient de lancer l’EFCC pour permettre aux populations de dénoncer les cas suspects de corruption au Nigeria à Abuja le 18 Juillet 2021, (VOA/Gilbert Tamba).

La guerre anti-corruption est une promesse de campagne électorale du président Muhammadu Buhari qui remonte à 2015.

Au Nigeria, le nouveau président de l'EFCC, la police fédérale contre les crimes économiques et financiers, dit vouloir faire de la lutte contre la corruption sa priorité. Son agence vient de lancer une plateforme d'applications mobiles permettant aux Nigérians de dénoncer anonymement des cas de corruption.

Dénommée "The Eagle Eye" ("l'oeil de l’aigle" en français), l'application mobile est conçue pour faciliter le processus de dénonciation des cas suspects de crimes économiques dans le pays le plus peuplé d'Afrique, classé au 149e rang mondial sur 180 pays dans l'indice de corruption de l'ONG Transparency International.

Pour le président de l’EFCC, Abdulrasheed Bawa, ceux qui craignaient jusqu'ici de signaler des cas de corruption, soit par peur d'être identifiés par les coupables, soit par crainte de voir leur identité dévoilée, peuvent désormais le faire avec l'assurance d'un anonymat complet.

"Nous avons compris que souvent beaucoup essaient de cacher leurs actes de corruption. Mais il y a des Nigérians qui connaissent ces cas, des biens volés et leurs propriétaires. Donc avec cette application vous pouvez facilement prendre des photos de ces propriétés ou encore vous identifiez les cas de cybercriminalité. Et vous les dénoncez à la commission", explique-t-il.

L’organe exhorte le public et les médias à profiter de la plateforme car la corruption est un sérieux problème au Nigeria selon l'agence, affectant notamment les finances publiques.

Si la société civile nigériane salue la conception de l’application mobile, elle reconnaît que la politique de dénonciation n’est pas la solution à la lutte contre la corruption.

Deji Adeyanju dirige le groupe Nigérians Concernés, une organisation de la société civile.

"Je crois que la politique de dénonciation n’est jamais effective. Nous ne savons pas combien d’argent a été recouvré jusqu’ici par la commission depuis la mise en place de cette politique. Donc nous ne pouvons pas affirmer si elle a apporté des solutions ou non. Mais je vais croire aussi que le lancement de cette application par l'EFCC sera naturellement une bonne chose", souligne-t-il.

Blocage dans les ports, les transporteurs s'indignement
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La guerre anti-corruption est une promesse de campagne électorale du président Muhammadu Buhari qui remonte à 2015.

"En réalité qui sont les gens qui ont conçu cette application? Qui sont ceux qui reçoivent le contenu de cette application ? Et quelle est l’efficacité de l’application et enfin qui protège la personne qui dénonce un cas de corruption?", s'interroge Mukhtar Modibo, un jeune activiste qui met en doute l’efficacité de l’application.

En 2016 le gouvernement fédéral avait initié une politique similaire de dénonciation via un site web sécurisé pour encourager les Nigérians détenant des informations sur les violations ou la corruption. L'initiative n’a pas donné les résultats attendus.

L'OPEP va relever le plafond de production pétrolière de 5 pays

Un pompiste remplit une voiture d'essence dans le quartier central des affaires d'Abuja, au Nigeria, le 1er avril 2020.

L'OPEP et les pays alliés, réunis au sein de l’OPEP+, ont convenu dimanche de relever les limites de production imposées à cinq pays, mettant fin à un différend qui avait fait chavirer les prix mondiaux de l'énergie.

Le désaccord, déclenché par la demande des Émirats arabes unis d'augmenter leur propre production, avait temporairement bouleversé une précédente réunion du cartel. Dans un communiqué publié dimanche, le cartel a annoncé que l'Irak, le Koweït, la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis verraient leurs limites augmenter.

Bonus pour l'Algérie et le Nigeria

Selon les nouvelles limites de production, les Émirats arabes unis pourraient produire jusqu'à 3,5 millions de barils de pétrole brut par jour à partir de mai 2022. Ce chiffre est inférieur aux 3,8 millions de barils par jour qu'ils cherchaient à obtenir au départ. La limite de l'Arabie saoudite, qui est de 11 millions de barils par jour, passerait à 11,5 millions, tout comme celle de la Russie. L'Irak et le Koweït ont connu des augmentations moins importantes.

En Afrique, le Nigeria et l'Algérie pourraient également voir leurs plafonds revus à la hausse.

En perte de vitesse depuis quelques années, l'OPEP a du mal à s’imposer comme dans les années 1970. Lorsque les États-Unis, qui ne font pas partie du Cartel, ont commencé à augmenter leur propre production pétrolière, l’OPEP a dû faire appel à des pays tiers comme la Russie pour diminuer ensemble l’offre pétrolière sur le marché et stabiliser le prix du baril.

C’est ainsi que naît en 2016 ce que l'on appelle l'OPEP+.

Les pays membres de l'OPEP sont l'Algérie, l'Angola, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Venezuela. Les membres de l'OPEP+ sont l'Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, le Kazakhstan, la Malaisie, le Mexique, Oman, la Russie, le Soudan et le Sud-Soudan.

Avec Reuters et Associated Press.

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