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CPI: l'ex-chef de guerre congolais Ntaganda fait appel de sa condamnation à 30 ans

L'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, "en paix avec lui-même", va faire appel de la condamnation à 30 ans de prison ferme qui lui a été infligée par la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré vendredi son avocat.

Surnommé "Terminator", Ntaganda a écopé jeudi de la peine la plus lourde jamais prononcée par la juridiction basée à La Haye après avoir été reconnu coupable en juillet de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis en République démocratique du Congo (RDC) au début des années 2000.

"La défense de Bosco Ntaganda entend faire appel du jugement relatif à la peine et un avis d'appel sera déposé dans un délai de 30 jours conformément à la réglementation en vigueur", a déclaré dans un communiqué son avocat, Stéphane Bourgon, évoquant des "erreurs importantes de droit et de fait".

"Bosco Ntaganda va bien et reste fort. Il est en paix avec lui-même", a-t-il précisé.

Né il y a 46 ans au Rwanda, Ntaganda a déjà fait appel de sa condamnation en juillet pour 18 chefs d'accusation, dont des crimes sexuels, massacres, persécutions et transfert forcé de la population civile.

Dans leur jugement, les juges avaient qualifié de déterminant le rôle de Ntaganda dans les crimes commis par ses troupes en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est de la RDC.

Ntaganda a joué un rôle central dans la planification des opérations de l'Union des patriotes congolais et de son bras armé, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), avait martelé l'accusation durant la dernière phase de son procès, qui s'était ouvert en septembre 2015.

L'ex-général de l'armée congolaise, qui avait la réputation d'être un leader charismatique, a toujours assuré être un "révolutionnaire" et non un criminel, rejetant son surnom de "Terminator".

"Il maintient et croit fermement que la manière dont il est décrit (...) ne reflète ni la vérité ni la réalité", a affirmé vendredi la défense.

Ntaganda est la quatrième personne à avoir été condamnée par la CPI depuis sa création en 2002.

La Cour est la première juridiction internationale permanente mais de nombreux Etats dont les Etats-Unis, la Chine et la Russie ne sont pas signataires du statut de Rome qui l'a créé en 1995, ou bien, s'ils l'ont signé, ne l'ont pas ratifié. D'autres, dont des pays africains, s'en sont depuis retirés.

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L'Ouganda et le Rwanda s'accordent sur des mesures visant à normaliser leurs relations

(De g. à d.) Les présidents Paul Kagame (Rwanda), Yoweri Museveni (Ouganda), João Lourenço (Angola) et Félix Tshisekedi (RDC) à Katuna, à la frontière rwando-ougandaise,le 21 févirier 2020. (Twitter/Y. Museveni)

Le président rwandais Paul Kagame et son homologue ougandais Yoweri Museveni ont convenu vendredi d'une feuille de route qui permettra de normaliser les relations entre leurs pays.

De source officielle, l’Ouganda s'engage à vérifier les allégations faites par le Rwanda, selon lesquelles des forces hostiles à Kigali sont basées en territoire ougandais.

C’est la principale conclusion de la rencontre entre les deux chefs d’Etat en présence de leurs homologues Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo et João Lourenço de l'Angola, qui font office de médiateurs dans la crise qui les divise.

Les quatre chefs d'Etat se sont rencontrés à Gatuna, une localité située à la frontière Rwanda-Ouganda.

« Si [ces allégations] sont avérées, le gouvernement ougandais est prié de prendre toutes les mesures pour y mettre fin, ainsi que des mesures préventives pour que cela ne se répète pas », indique le communiqué final.

Une fois cette recommandation remplie et communiquée aux chefs d’Etat, les facilitateurs conviendront de la tenue d’un « sommet quadripartite dans les 15 jours », précise le texte.

Le désaccord entre le Rwanda et l’Ouganda remonte à l’an dernier. Récemment, les deux pays ont échangé des prisonniers, mais leurs frontières restent fermées.

Enième rencontre Kagame-Museveni pour tenter l'apaisement

Les présidents Paul Kagame (à g.) du Rwanda et Kaguta Yoweri Museveni de l'Ouganda à Entebe, Ouganda, 25 mars 2018. ( Michele Sibiloni / AFP)

Le président Paul Kagame du Rwanda et son homologue Yuweri Museveni de l’Ouganda devraient se rencontrer jeudi pour tenter de résoudre le conflit qui les oppose depuis quelque temps, a-t-on appris de source officielle.

C’est à Katuna, une localité située entre les deux pays, que les deux chefs d'Etat vont essayer d’enterrer la hache de guerre.

La rencontre, quatrième du genre, se tiendra sous la médiation de leur homologue congolais Félix Tshisekedi et de l'Angolais Joao Lourenço, précise une source à la présidence congolaise.

Signe avant-coureur que cette fois les choses pourraient progresser : les deux pays ont procédé à un échange de prisonniers avant la rencontre.

La tension entre les deux voisins s’est attisée l’année dernière. Kigali et Kampla s’accusaient mutuellement d’espionnage et de soutenir des rebelles. Les choses se sont calmées suite à la signature d'un accord de paix le 21 août à Luanda, la capitale angolaise.

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