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Côte d'Ivoire

Les avocats de la Côte d'Ivoire veulent que le procès de Gbagbo à la CPI aille au bout

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, lors d'une audience devant la CPI, à la Haye, le 19 février 2013.

Les avocats de l'Etat ivoirien ont indiqué vendredi qu'ils souhaitaient que le procès de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (CPI) aille à son terme, afin de pouvoir notamment entendre les victimes de la crise post-électorale de 2010-2011.

La défense de M. Gbagbo a demandé en octobre aux juges de la CPI de prononcer un non-lieu total dans le procès contre l'ex-président ivoirien, en détention depuis sept ans, à La Haye.

"On est dans un stratagème, une forme de défausse. Dans l'intérêt de la justice, de la Côte d'Ivoire et le respect des victimes et pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté ou de contestation il est nécessaire que tout le monde soit entendu", a rétorqué Jean-Paul Benoît, avocat de l'Etat ivoirien dans un point presse à Paris.

"Si le procès s'arrête, les victimes n'auront pas le droit de poser des questions aux témoins de la défense. On parle d'un crime contre l'Humanité!", a ajouté son collègue Jean-Pierre Mignard.

La défense estime en revanche que les éléments de l'accusation sont "insuffisants" pour prouver les charges "au-delà de tout doute raisonnable", malgré l'appel à 82 témoins, la présentation de milliers de documents et des centaines d'heures de vidéos.

M. Gbagbo, 73 ans, est jugé pour des crimes commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en Côte d'Ivoire. Il est le premier ancien chef d'Etat à avoir été remis à la CPI, qui siège à La Haye.

Il est accusé, ainsi que Charles Blé Goudé, ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à l'ancien président, de quatre chefs de crimes contre l'humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Tous deux ont plaidé non coupable.

La crise en Côte d'Ivoire était née du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle.

"Que la CPI aille jusqu'au bout, et quelle que soit sa décision, il y aura un respect scrupuleux et aucune critique portée contre elle", par l'Etat ivoirien, a souligné Jean-Pierre Mignard.

Les deux avocats ont également assuré que Laurent Gbagbo pourrait "tout à fait" rentrer en Côte d'Ivoire s'il était acquitté.

Les audiences sur la demande d'acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé se sont achevées jeudi. La décision des juges pourrait prendre plusieurs mois.

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"Sublime Côte d'Ivoire"

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18 millions d'euros de la France pour l'académie antiterroriste en Côte d’Ivoire

Le président ivoirien Alassane Ouattara, à gauche, salut le commandant en chef de la gendarmerie nationale ivoirienne, Nicolas Kouadio Kouakou, accompagné du directeur général de la police ivoirienne, Youssouf Kouyate, à droite, à Abidjan, le 4 janvier201

La France contribuera à la construction de l'Académie internationale contre le terrorisme, en Côte d'Ivoire, à hauteur de 18 millions d'euros, a déclaré lundi le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner en visite à Abidjan.

Depuis l'annonce du projet, né lors du sommet UE-Afrique de 2017, le flou était entretenu autour de la part de financement assumée par la France.

Le montant de la participation de la Côte d'Ivoire n'a pas été confirmé, mais le ministre ivoirien de la Défense Hamed Bakayoko, chiffrait en octobre à environ 20 millions d'euros le coût total de l'Académie qui doit être située dans la station balnéaire de Jacqueville, à une cinquantaine de km d'Abidjan.

"Ce projet d'académie est un projet majeur (...) parce que la formation est essentielle pour lutter contre le fléau du terrorisme : formation au renseignement, formation pour les forces d'intervention, d'interpellation, de sanction", a souligné M. Castaner.

Le chantier, qui devrait durer 12 mois, a pris du retard, mais "la première pierre devrait être posée" au dernier trimestre 2019, a indiqué Christophe Castaner.

L'académie comprendra une école à vocation régionale, un centre d'entraînement pour les unités d'intervention avec notamment un champ de tir ainsi qu'un centre de prospective et d'analyse de la menace terroriste qui s'étend à différents pays d'Afrique de l'Ouest.

La Côte d'Ivoire a été elle-même la cible d'une attaque djihadiste en mars 2016 où 15 personnes ont été tuées dans la station balnéaire de Grand-Bassam, proche d'Abidjan.

Après deux jours à Abidjan où il a notamment travaillé sur l'immigration et la lutte anti-terroriste, Christophe Castaner devait rejoindre Dakar lundi en fin d'après-midi.

Un migrant ivoirien tué par deux militaires maltais, Premier ministre

Des personnes d’un groupe de 58 migrants à la base maritime de Hay Wharf à Floriana, à Malte, le 30 septembre 2018.

Un migrant ivoirien a été "tué de sang froid" par deux soldats maltais, a affirmé samedi le Premier ministre maltais Joseph Muscat, en faisant état de l'arrestation de ces deux suspects.

"J'aimerais remercier la police de Malte d'avoir résolu cet important cas du meurtre de sang froid d'un migrant ivoirien", a-t-il écrit sur son compte Tweeter, tout en postant des photographies du jeune homme, et de la partie ensanglantée de la route où il a été assassiné début avril.

"Les deux personnes arrêtées ne sont pas représentatives de l'éthique des forces armées maltaises, qui font un travail très important pour notre société", ajoute-t-il.

Le chef du gouvernement maltais précise qu'une enquête interne est en cours pour déterminer s'il s'agit "d'individus voyous isolés ou s'ils font partie de quelque chose de plus large".

"Les mots de haine et de division n'ont pas de place dans notre société", a-t-il insisté, en dénonçant tous ceux qui "répandent un message de haine".

Selon le journal Times of Malta, les responsables présumés du meurtre, intervenu le 6 avril, ont été arrêtés vendredi et samedi. Des sources proches de l'enquête, citées par le quotidien, affirment que l'un des présumés meurtriers a admis cibler des migrants "parce qu'ils sont noirs".

Lassana Cissé, qui travaillait dans une usine, a été tuée sur une route par des tireurs passant en voiture. Deux autres migrants, un Guinéen de 27 ans et un Gambien de 28 ans, ont été blessés dans cette attaque, selon le journal.

Des sources estiment que les deux militaires arrêtés pourraient avoir été impliqués dans une autre attaque sur une route visant aussi des migrants, au cours de laquelle un adolescent avait été blessé.

Salon du livre d’Abidjan : Tadjo veut inciter à lire en Afrique francophone

12e Forum à Abidjan, le 4 avril 2019. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

L'écrivaine ivoirienne à succès Véronique Tadjo, invitée d'honneur du 11e salon du livre d'Abidjan (15-19 mai), veut inciter à lire en Afrique francophone, région où le taux d'alphabétisation reste faible.

"Je suis persuadée qu'une fois qu'on apprend à lire, cela donne envie d'aller vers les livres, qui sont un accès au savoir et un droit au savoir", explique l'auteure qui a signé de nombreuses oeuvres pour la jeunesse inspirés de l'imaginaire de contes africains.

En Côte d'Ivoire, le taux d'alphabétisation des adultes de plus de 15 ans était de 44% en 2017. Le pays fait partie des vingt pays dont le taux est le plus bas, aux côtés du Sénégal (43%), du Burkina Faso (35%), du Bénin (33%) et du Niger (15%) selon les données de l'Unesco pour l'année 2017.

"La littérature générale n'a pas encore percé en Côte d'Ivoire, mais le recul de l'analphabétisme représente un potentiel énorme", assure Véronique Tadjo.

Auteure d'une dizaine de romans traduits dans plusieurs langues dont "Loin de mon père" et "L'ombre d'Imana", Véronique Tadjo plaide aussi pour la création de bibliothèques, peu nombreuses dans les capitales et souvent inexistantes dans les villes de moindre importance ou villages.

"Nous n'avons pas encore développé toutes les bibliothèques nationales, y compris les bibliothèques de proximité", dit-elle.

Elle souligne aussi que "la chaîne du livre n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière. Mais il y a un potentiel, auquel je crois".

"Il faut mettre en valeur le travail des éditeurs africains, qui doivent faire face à de nombreux défis", a défendu l'écrivaine franco-ivoirienne.

Le secteur de l'édition en Afrique francophone fait face à des difficultés comme le problème de distribution dans le pays et entre les pays, la concurrence européenne ou encore le piratage.

"Publier sur le sol africain est une proposition de plus en plus attrayante", a conclu la romancière.

Conflit communautaire entre Baoulé et Dioula

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