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Coronavirus: les républicains du Sénat américain présentent un plan d'aide d'environ 1.000 milliards de dollars

Le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell, au Capitole à Washington.

Le chef de la majorité républicaine du Sénat américain Mitch McConnell a présenté jeudi des mesures de relance de l'économie d'environ 1.000 milliards de dollars pour contrer l'impact de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis.

Le texte doit désormais être soumis aux négociations avec les démocrates du Sénat, avant qu'une date de vote puisse être fixée. Ces mesures devront encore ensuite être approuvées par la Chambre des représentants, à majorité démocrate, avant d'être promulguées par le président Donald Trump.

"Ce texte comprend des mesures ambitieuses sur quatre priorités extrêmement urgentes", a déclaré M. McConnell dans l'hémicycle, en les énumérant:

"Une aide financière directe pour les Américains"; "un soutien rapide pour les petites entreprises et leurs employés"; "des mesures importantes pour stabiliser notre économie et protéger les emplois"; "un soutien pour le personnel médical courageux et les patients qui combattent le coronavirus sur la ligne de front".

Le chef des républicains a dit "avoir hâte de travailler" avec les démocrates et la Maison Blanche "afin de mener à bien ce travail important et de servir (le) pays".

Les négociations débuteront dès vendredi avec les démocrates, mais pourraient prendre du temps. Aucun vote n'est pour l'instant prévu vendredi à la chambre haute.

Même parmi les sénateurs républicains, certaines voix influentes ont notamment déjà dit leur opposition à une aide financière directe aux citoyens.

Et les démocrates ne se montraient pas des mieux disposés jeudi soir.

Le chef de la minorité démocrate Chuck Schumer a pris la parole juste après Mitch McConnell et déploré n'avoir pas vu le texte avant sa présentation.

"Il n'y a eu pratiquement aucune contribution de la part des démocrates, mais nous allons le lire ce soir", a-t-il déclaré.

"Nous devons placer les travailleurs au premier plan", a insisté le sénateur démocrate. "Nous ne voulons pas que les dollars (injectés dans l'économie, ndlr) aillent dans les poches des patrons et des actionnaires".

- "Plan Marshall" -

Dans un communiqué commun avec la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, M. Schumer a ensuite affirmé que "la priorité numéro un (était) de répondre à la crise sanitaire, ce qui demande un plan Marshall pour reconstruire nos infrastructures de santé (...) et s'assurer que les moyens sont là pour le dépistage et traiter tous ceux qui en ont besoin".

"Pour obtenir le soutien des démocrates au Congrès, toute proposition de relance économique doit inclure de nouvelles garanties, solides et strictes, qui donnent la priorité et protègent les travailleurs, comme l'interdiction aux entreprises bénéficiaires de racheter leurs actions, de récompenser leurs dirigeants ou de licencier des employés", ont-ils ajouté.

M. McConnell a affirmé que les sénateurs resteraient à Washington jusqu'à ce que ce gigantesque plan soit adopté.

Sa proposition inclut notamment:

- Une déduction fiscale de jusqu'à 1.200 dollars pour les contribuables gagnant moins de 99.000 dollars par an.

- 208 milliards de dollars de prêts pour les entreprises frappées par la crise du Covid-19, dont 58 milliards pour le secteur aérien.

- 300 milliards de prêts pour les petites entreprises de moins de 500 employés affectées par la pandémie. Ces dettes seraient annulées si elle permettaient d'éviter les licenciements, entre autres conditions.

Cette proposition dite "phase trois" suit l'adoption jeudi par le Congrès américain d'un plan d'aide sociale de 100 milliards de dollars, "phase deux", soutenu par de nombreux républicains et démocrates.

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Une commission du sénat américain approuve la nomination de la juge Amy Coney Barrett

La juge Amy Coney Barrett, candidate à la Cour suprême des États-Unis, témoigne lors du deuxième jour de son audience de confirmation à Washington.

La commission des affaires judiciaires du sénat américain a permis jeudi au président Donald Trump de remporter une victoire en donnant son accord pour que le dossier de sa candidate désignée pour siéger à la Cour suprême soit examiné par l’ensemble de la chambre haute.

La nomination de la juge fédérale d'appel Amy Coney Barrett, 48 ans, a été approuvée uniquement par les 12 sénateurs républicains de la commission, leurs dix collègues démocrates ayant choisi de boycotter la séance.

Le chef du sénat, Mitch McConnell, un républicain du Kentucky, avait récemment annoncé qu'il souhaitait que la juge Barrett prenne ses fonctions avant la présidentielle américaine du 3 novembre.

Les démocrates se sont opposés à l'examen de la nomination de la juge par le sénat car, selon eux, les républicains avaient refusé d'interviewer Merrick Garland, un juge nommé par l'ancien président Barack Obama parce que c'était une année électorale. Les mêmes règles devraient s'appliquer ici, ont-ils déclaré.

Le vote de la commission de jeudi ouvre la voie à l'examen du dossier de la juge par l’ensemble des 100 membres du Sénat.

Selon le quotidien The Hill, M. McConnell a l’intention de soumettre la nomination de Mme Barrett au vote vendredi, ce qui signifie que la juge pourrait siéger dès la semaine suivante.

Mme Barrett a besoin d'une majorité simple pour être confirmée, et donc si tous les sénateurs sont présents, elle pourrait perdre le soutien de trois sénateurs républicains et parvenir à être approuvée malgré tout.

Un siège est devenu vacant à la Cour suprême, composée de 9 membres, après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, le 18 septembre, à l'âge de 87 ans.

Parmi les principales controverses qui se profilent à l’horizon pour la haute cour : le contentieux post-électoral, la loi sur l'assurance maladie, la redéfinition des règles relatives aux interruptions volontaires de grossesse et le redécoupage des circonscriptions électorales pour la répartition des sièges au Congrès.

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