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Coronavirus

Coronavirus: le Mozambique renforce ses restrictions sanitaires

Maria, 13 ans, porte un masque facial dans le district de Mocimboa da Praia à Cabo Delgado, au Mozambique.

Le Mozambique a annoncé mercredi un renforcement des mesures de restrictions sanitaires en raison d'une hausse du nombre de cas de Covid-19 dans le pays d'Afrique australe. 

Le président Filipe Nyusi s'est adressé au pays dans la soirée et a notamment annoncé une nouvelle fermeture des plages, alors que le tourisme avait déjà durement souffert du confinement imposé à partir de mars.

Le gouvernement avait déclaré un état d'urgence anti-coronavirus et fermé ses frontières pendant huit mois.

Le Mozambique compte actuellement près de 23.000 cas de personnes infectées par le virus et plus de 201 morts. La moitié des lits dans les hôpitaux publics sont occupés par des malades du Covid, 90% dans les hôpitaux privés, selon les chiffres officiels.

Avec cette hausse, les restaurants devront désormais fermer à partir de 20H00 pendant la semaine, 15H00 le weekend. Les commerces en général ne seront ouverts qu'entre 08H00 et 18H00.

La vente d'alcool est également limitée, les magasins ne pourront ouvrir que le matin de 08H00 à 13H00, du lundi au samedi.

Les salles de sport, manifestations culturelles, musées, cinémas doivent suspendre leur activité. Les compétitions sportives nationales sont maintenues mais seront organisées sans spectateur.

Enfin, les rassemblements sont limités à 30 personnes, 50 en plein air, tout comme les services religieux.

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Afrique du Sud: un demi-milliard d'euros au budget pour la vaccination

Le ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, reçoit le vaccin contre la maladie à coronavirus Johnson et Johnson à l'hôpital de Khayelitsha près du Cap, en Afrique du Sud, le 17 février 2021.

L'Afrique du Sud, à l'économie durement plombée par le Covid, a fait de la vaccination une priorité dans son budget annuel présenté mercredi au Parlement, un exercice de funambule consistant à lutter contre la pandémie tout en évitant d'aggraver l'endettement.

Venu finalement sans son habituel et symbolique plante d'aloe vera -capable de survivre en pleine sécheresse-, le ministre des Finances, Tito Mboweni, a annoncé que le pays allouera 568 millions d'euros au programme de vaccination contre le coronavirus.

Le gouvernement prévoit de vacciner les deux-tiers de sa population de 59 millions d'habitants, d'ici la fin de l'année.

"Cette année, nous sommes confrontés à un exercice d'équilibre exceptionnellement difficile", a reconnu M. Mboweni. "D'un côté, il y a une pandémie qui fait rage (...), de l'autre, une économie faible avec un chômage massif".

Le chômage a atteint un niveau record dans le pays fin 2020, avec 7,2 millions de Sud-Africains sans emploi, soit 32,5% de la population. Il touche surtout les jeunes professionnels entre 25 et 34 ans, ainsi que les 15-24 ans.

Dans la matinée, plusieurs manifestations contre le chômage ont eu lieu dans le pays, à l'appel des syndicats. Au Cap, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui marchaient vers le Parlement.

À l'hôpital de Soweto, une centaine de personnes en chemise rouge ont dansé et entonné des chants de lutte contre l'apartheid, en solidarité avec le personnel médical sous-payé et épuisé par la crise sanitaire.

- "Dégâts du Covid" -

Une enveloppe supplémentaire de près de 320 millions d'euros a été annoncée, dans le cadre d'un plan de 5,6 milliards pour stimuler l'emploi des jeunes.

"Les dégâts causés par le Covid-19 sont profonds et nous partageons la douleur collective de nombreux Sud-Africains qui ont perdu leur emploi", a déclaré le ministre.

La situation budgétaire de l'Afrique du Sud, officiellement le pays africain le plus touché par la pandémie avec plus d'1,5 million de cas et près de 49.500 décès, était déjà fragile avant la crise sanitaire et s'est fortement détériorée l'année dernière.

La dette publique devrait atteindre plus de 80% du PIB cette année, selon les prévisions.

"Nos finances publiques sont dangereusement sous pression", a mis en garde le ministre. Mais le gouvernement espère qu'une vaccination de masse contribuera à stimuler la croissance à 3,3% cette année, après une forte contraction de 7,2% en 2020.

Les besoins d'emprunts resteront toutefois "bien supérieurs" à 28,2 milliards d'euros par an, au moins jusqu'en 2024, a-t-il averti.

D'importantes hausses des taxes ont également été annoncées pour combler "le plus grand déficit fiscal jamais enregistré", notamment sur l'alcool, le carburant et le tabac.

Une mesure qui va "augmenter le coût de la vie pour tous les Sud-Africains", a réagi le premier parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), dans un communiqué.

- "Etat de catastrophe" -

L'Afrique du Sud a rapidement déclaré "l'état de catastrophe" après l'apparition du virus en mars sur le continent. Et le gouvernement a mis en place un des confinements les plus stricts au monde.

Les premières vaccinations ont démarré la semaine dernière, un plan d'immunisation une nouvelle fois jugé "trop lent, trop peu, trop tard" par l'opposition.

Mais en tentant de se protéger de l'épidémie, le pays s'est également fermé aux touristes et aux capitaux étrangers.

En Afrique, où l'arrêt brutal de l'économie mondiale lié à la crise du Covid-19 a frappé de plein fouet les revenus des pays émergents, les économistes des Nations unies annonçaient en 2020 une chute des investissements directs étrangers de 25% à 40%.

Un retrait significatif pour l'Afrique du Sud, qui tire 8% de son PIB des exportations de minerais et de métaux.

Le gouvernement est également confronté à des besoins croissants de la part d'entreprises publiques en difficulté, comme la compagnie d'électricité Eskom.

Les efforts pour réduire la masse salariale de la fonction publique se poursuivent, a également assuré Tito Mboweni.

Le Ghana reçoit les premiers vaccins du dispositif COVAX

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Fonds Covid: les ONG camerounaises veulent plus de transparence

Lancement de la campagne "Covid-19 Transparency and Accountability in Africa" à Yaoundé, le 22 février 2021.

La société civile camerounaise demande plus de transparence et de responsabilité dans la gestion des fonds d’intervention du coronavirus.

Des organisations ont lancé à Yaoundé, avec le soutien de l’initiative Follow the money, une campagne sur l’accès à l’information sur les ressources financières mobilisées dans la riposte contre le covid.

La campagne est pilotée par Actions for Development and Empowerment (ADE), un organisme de la société civile fondé il y a trois ans par Nancy Ndi Saiboh, une jeune activiste camerounaise.

"Pour ce projet, on travaille avec le réseau Follow the money qui a une démarche qui ne consiste pas seulement à chercher les informations sur l’argent du Covid, mais à agir en cas de mal gouvernance", explique à la presse Nancy Ndi Saiboh, point focal de Follow the money au Cameroun.

L’initiative Follow the money est née au Nigeria. Elle est opérationnelle dans 7 pays: le Kenya, la Gambie, le Zimbabwe, le Liberia, le Malawi, le Nigeria et le Cameroun. Elle a pour but d'établir "la confiance publique entre le gouvernement camerounais et les citoyens", selon Hamzy Lawal, président de Follow the Money International.

Sacs de riz et argent des bailleurs de fonds

"Jusqu’à présent, on ne sait pas ce qui s’est passé avec les 4000 sacs de riz offerts par une entreprise locale dans la riposte contre le Covid au Cameroun", confie Nancy Ndi Saiboh.

C’est à la suite d’une forte pression sur les réseaux sociaux que le ministre de la santé publique Malachie Manaouda a apporté des précisions aux médias sur cette affaire. "On doit utiliser cette même pression pour savoir tout ce qui ce qui se passe avec l’argent du Covid au Cameroun", préconise la fondatrice de ADE.

Le Cameroun a reçu 316 millions de dollars du Fonds monétaire international et de la Banque africaine de développement en appui à la lutte contre le coronavirus. D’autres sommes ont été versées par des particuliers et des entreprises locales au fonds de solidarité publique.

Sur la sellette, le ministre de la santé a publié deux communiqués récapitulatifs en juillet et en décembre. Les chiffres fournis à l’occasion ont été contestés notamment par le député Jean Michel Nintcheu du Social Democratic Front, un parti de l’opposition.

"A travers les communiqués qui ont été rendus publics, vous avez tout ce que nous avons reçu comme dons en nature. Nous avons reçu des concours en numéraire, nous les avons publiés aussi, et puis nous avons publié les entreprises qui ont gagné les marchés, le montant des marchés, la nature du marché, la date de signature des contrats, les bénéficiaires de ces marchés", s’est défendu le ministre Manaouda.

Malgré tous ces efforts, jusqu’ici, rien n’a filtré du rapport d’audit des fonds covid instruit en décembre par le président Paul Biya.

Le Cameroun a déclaré son premier cas positif le 6 mars 2020. La pandémie a déjà fait plus de 500 morts, selon les statistiques du ministère de la santé publique.

L'initiative "Follow the money" s'intéresse au budget covid au Cameroun

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La pandémie de covid-19 cause une flambée de prix au Nigeria

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