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Coronavirus: accord "historique" sur un vaste plan de relance de l'économie américaine

L'optimisme avait déjà fait rebondir mardi Wall Street, le Dow Jones enregistrant sa plus forte progression en une séance en près de 90 ans.

La Maison Blanche et le Sénat américain sont parvenus dans la nuit de mardi à mercredi à un accord "historique" sur un plan gigantesque de relance de la première économie mondiale, durement frappée par la pandémie de coronavirus, a annoncé le chef de la majorité républicaine.

"Après des jours de discussions intenses, le Sénat est parvenu à un accord entre les deux partis (démocrate et républicain, ndlr) sur un plan historique de soutien face à cette pandémie. Nous approuverons ce texte plus tard aujourd'hui", a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell dans l'hémicycle.

L'heure du vote n'a pas encore été fixée mercredi. Ce plan devra ensuite être adopté par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, avant d'être promulgué par le président américain, Donald Trump.

"Il enverra rapidement de nouveaux moyens sur les lignes de front de la bataille sanitaire menée par notre pays. Et il injectera des trillions de dollars de liquidités dans l'économie aussi vite que possible, pour aider les familles des travailleurs américains, les petites entreprises et les industries à traverser les turbulences et à refaire surface de l'autre côté, prêtes à décoller", a-t-il ajouté.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a lui aussi salué l'accord obtenu entre les deux partis "sur le plus vaste plan de sauvetage de l'Histoire américaine".

Alors que la première économie mondiale est probablement déjà entrée en récession, ces mesures vont mobiliser autour de 2.000 milliards de dollars. Le texte officiel, et son chiffrage précis, n'avaient pas été publiés lors de l'annonce de l'accord.

Mais ces mesures répondent à "quatre priorités", a souligné Mitch McConnell.

"Elles fourniront rapidement une aide financière aux Américains, à travers des chèques versés directement aux ménages de la classe moyenne jusqu'aux" foyers aux revenus moins élevés, ainsi qu'en renforçant les indemnités chômage.

Ce point était l'une des demandes clé des démocrates. Chuck Schumer s'est réjoui que les salariés mais aussi les travailleurs indépendants mis au chômage reçoivent "en moyenne leur salaire entier pendant quatre mois".

"En cette situation critique, (le plan) fournira un soutien historique à l'économie réelle américaine, à travers des milliards de dollars de prêts d'urgence pour que plus de petites entreprises puissent survivre et continuer à payer leurs employés", a indiqué M. McConnell.

Le plan "permettra aussi de consolider nos bases économiques et stabiliser des secteurs clé nationaux pour empêcher autant de licenciements que possible, tout en obligeant les grandes entreprises à rendre des comptes", a-t-il ajouté.

"Et, bien entendu, il fournira une aide majeure aux hôpitaux et centres médicaux, investira dans de nouveaux traitements et vaccins pour que nous puissions vaincre ce virus plus vite et envoyer plus d'équipements et de masques aux héros sur le front, qui se mettent en danger pour prendre soin de leurs patients", a poursuivi Mitch McConnell.

Le sénateur a usé d'un langage guerrier, martelant que "c'est un investissement digne d'une époque de guerre", que "les hommes et femmes du plus grand pays du monde vont vaincre le coronavirus" et que "le Sénat va s'assurer qu'ils ont les munitions dont ils ont besoin pour le faire".

- Rebond des Bourses -

Dans la foulée de cet accord, la Bourse de Tokyo a terminé mercredi sur un nouveau gain spectaculaire, de plus de 8%. L'optimisme avait déjà fait rebondir mardi Wall Street, le Dow Jones enregistrant sa plus forte progression en une séance en près de 90 ans.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et d'autres émissaires de la Maison Blanche négociaient au Capitole, siège du Congrès, avec les chefs républicain et démocrate depuis vendredi.

Le président américain Donald Trump avait appelé mardi matin le Congrès à "agir immédiatement". "Plus cela prendra de temps, plus il sera difficile de redémarrer l'économie. Nos travailleurs vont souffrir", avait-il tweeté.

Echaudée par les bénéfices jugés indécents dont un certain nombre d'acteurs économiques ont retiré du plan de sauvetage de la crise de 2008, l'opposition démocrate réclamait notamment à l'administration Trump une supervision accrue des prêts accordés aux grandes entreprises.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait semblé mardi encline à faire approuver le texte qui serait adopté au Sénat, s'il était le fruit d'un consensus et prenait en compte les grandes priorités des démocrates.

La pandémie affecte aussi le Congrès, dont trois parlementaires testés positifs au coronavirus et au moins une dizaine en isolement volontaire.

Le bilan augmente rapidement aux Etats-Unis, qui dénombraient mardi soir plus de 800 morts et plus de 55.000 cas officiellement déclarés de Covid-19, selon l'université Johns Hopkins, qui fait référence.

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Attaquée par ses joueuses, la Fédération américaine de football revoit son discours

L'équipe de football féminine des États-Unis saluant les fans lors d'une cérémonie à l’hôtel de ville de New York après avoir remporté la Coupe du Monde 2019, 10 juillet 2019. (Vincent Carchietta/USA Today Sports)

La Fédération américaine de foot (USSF), attaquée en justice pour discrimination salariale par ses joueuses championnes du monde, a retiré ses arguments selon lesquels l'équipe nationale féminine serait "inférieure en compétence" à la masculine.

Dans ces documents datant du 31 mars, les avocats de l'instance ont écrit que celle-ci "ne conteste plus que le fait que les fonctions de l'équipe nationale féminine et celles de l'équipe masculine nécessitent des compétences, des efforts et des responsabilités égaux".

Après avoir argué dans un précédent dossier, présenté début mars, que jouer dans l'équipe nationale masculine exigeait un niveau plus élevé de compétences, basées sur la vitesse et la force, et revêtait une plus grande responsabilité, l'USSF a donc décidé de changer de ton.

Ces mots avaient suscité une indignation immédiate et généralisée de la part de joueuses, dirigeants - comme le patron de la MLS (le championnat professionnel nord-américain)- et sponsors tels que Coca-Cola, poussant le président de la Fédération Carlos Cordeiro à démissionner.

Ce dernier a été remplacé par la vice-présidente Cindy Parlow Cone. Cette ancienne joueuse internationale américaine a aussitôt émis le souhait d'apaiser la situation, alors que le procès intenté par les joueuses de l'équipe nationale est prévu le 5 mai.

Un procès qu'elle préfèrerait éviter, les joueuses de la sélection, menée par sa star et activiste Megan Rapinoe, réclamant 66 millions de dollars en arriérés de salaires en vertu de la loi sur l'égalité de rémunération et de la loi sur les droits civils. "Je ne pense pas qu'un procès soit bon pour l'une ou l'autre des parties", avait déclaré la dirigeante à des journalistes. "J'espère que nous pourrons trouver une résolution avant que cela ne soit jugé."

En attendant, le procès approche et le nom de témoins potentiels pour chaque partie est apparu dans les dossiers du 31 mars. Dans le camp des joueuses figurent Rapinoe, Carli Lloyd, Alex Morgan et Becky Sauerbrunn. Dans le camp de la Fédération: l'ancienne sélectionneuse Jill Ellis, Carlos Cordeiro et son prédécesseur à la tête de la Fédération, Sunil Gulati, pourraient également apparaître.

Les Américaines dominent plus que jamais le football mondial, ayant remporté quatre des huit Coupes du monde féminines, dont les deux dernières en 2015 et 2019.

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