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Réunion diplomatique des Etats-Unis et leurs alliés sur la Corée du Nord

Rex Tillerson et Chrystia Freeland, conférence de presse, Ottawa, Ontario, Canada, le 19 décembre 2017.

Les Etats-Unis et leurs alliés se réunissent mardi à Vancouver sur la crise du nucléaire nord-coréen au moment où les discussions en cours entre Séoul et Pyongyang font légèrement retomber la tension.

Cette rencontre, co-organisée par la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland et le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, a été précédée lundi soir par un dîner dans la métropole canadienne de la côte pacifique, rassemblant la diplomatie mais aussi des responsables militaires d'une vingtaine de pays du Commandement des Nations unies en Corée, mais sans la Russie ni la Chine très critiques de ce rassemblement.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a d'ailleurs vertement critiqué lundi "les Américains et leurs alliés" qui veulent "imposer leurs vues en se basant exclusivement sur le diktat et l'ultimatum" et sans "reconnaître la réalité d'un monde multipolaire".

Malgré la multiplication des tirs de missiles balistiques l'an dernier, le régime nord-coréen de Kim Jong-Un a décidé la semaine dernière, lors du premier dialogue officiel intercoréen en plus de deux ans, d'envoyer aux jeux d'Hiver de Pyeongchang (9-25 février) une délégation d'athlètes et éventuellement des artistes.

Cette détente à l'approche du grand rassemblement olympique apparaît comme un contraste avec la fermeté dont font preuve les Etats-Unis dans leur volonté de s'assurer du bon fonctionnement des sanctions et leur possible durcissement.

La présidence américaine a rappelé à la veille du week-end l'importance de mettre "le maximum de pression" sur Pyongyang pour qu'il renonce à son programme nucléaire et, mardi, Rex Tillerson devrait proposer un embargo naval aux participants du groupe de Vancouver --dont la France, le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud.

- Envisager un plan d'action -

"Nous allons discuter interdiction maritime" dans la mer du Japon, avait assuré Brian Hook, un directeur du département d'Etat.

Après une évaluation de la situation, les ministres des Affaires étrangères devaient aborder les sanctions contre le régime de Pyongyang et envisager un plan d'action, selon le programme affiché des participants à cette réunion.

L'absence de la Russie et de la Chine n'est pas le signe d'un front lézardé de la communauté internationale, selon le Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui assure que Russes et Chinois "joueront un rôle important" à terme pour promouvoir "la paix dans la péninsule coréenne".

Avant son arrivée à Vancouver, le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a jugé que si les sanctions contre la Corée du Nord portent déjà leurs fruits, "la communauté internationale doit être unie dans son approche" afin de "maintenir la pression diplomatique sur le régime de Kim Jong-Un".

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a lui demandé lundi de "porter au maximum la pression sur la Corée du Nord" et ne pas "accepter l'armement nucléaire", quand le pape François a jugé que le monde était "à la limite" du risque de guerre nucléaire et qu'un simple accident serait suffisant "pour tout précipiter".

Le président sud-coréen Moon Jae-In, élu en mai en prônant le dialogue avec le Nord, est prêt "n'importe quand" à un sommet avec son voisin, pourvu que ce soit "dans les bonnes conditions", une ouverture refermée par Pyongyang dimanche qui a jugé M. Moon "ignorant et déraisonnable" d'évoquer des préconditions.

Chrystia Freeland a rencontré lundi soir son homologue sud-coréenne Kang Kyung-wha puis le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono, deux responsables que Rex Tillerson a prévu de rencontrer à l'issue de la réunion mardi.

Mercredi, une nouvelle séance de discussions entre les délégués nord et sud-coréens est prévue.

Avec AFP

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Manifestations à travers la Syrie contre la décision américaine sur le Golan

Des Syriens contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître la souveraineté israélienne sur les hauteurs du Golan le 26 mars 2019.

Des manifestations ont eu lieu mardi dans de nombreuses villes de Syrie pour protester contre la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté israélienne sur la partie occupée et annexée du plateau du Golan.

Le président américain Donald Trump a signé lundi à la Maison Blanche, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un décret reconnaissant la souveraineté israélienne sur ce territoire conquis en 1967 par l'Etat hébreu et annexé en 1981. L'ONU n'a jamais reconnu cette annexion.

Le gouvernement syrien avait dénoncé dès lundi "une violente attaque contre l'intégrité territoriale" de la Syrie.

Mardi, des Syriens sont descendus dans la rue pour protester contre la décision américaine à Homs (centre), Qamichli et Hassaké, dans le nord-est du pays sous administration kurde, à Alep (nord), Deir Ezzor (est) ainsi que dans la capitale Damas et les fiefs du président Bachar al-Assad à Lattaquié et Tartous (ouest), selon l'agence de presse officielle Sana.

Ils ont brandi des portraits du président ainsi que des drapeaux syriens et palestiniens, selon la même source.

"Le parti pris éhonté des Etats-Unis en faveur d'Israël ne changera pas l'identité syrienne du Golan", a affirmé le ministre de l'Information Imad Sara à la télévision d'Etat syrienne lors de la manifestation à Damas.

"Le Golan est arabe et syrien que ça leur plaise ou non", a déclaré à l'AFP un des manifestants, Mohammad Shaaban, à Alep.

"L'Amérique est maintenant le premier ennemi des Arabes", a dénoncé dans une déclaration lue devant le palais de justice de Damas un représentant de l'ordre des avocats syriens, selon des images de la télévision d'Etat. A Hama (centre), les avocats ont interrompu les audiences pendant une heure en signe de protestation, selon Sana.

La Russie et l'Iran, alliées du régime syrien, ainsi que plusieurs Etats arabes ont rejeté la décision des Etats-unis.

Prévues de longue date, des consultations à huis clos du Conseil de sécurité sur la force de l'ONU (Fnuod) déployée sur le plateau du Golan doivent se tenir mercredi à New York. Dès mardi, une réunion mensuelle publique du Conseil sur le Proche-Orient devrait aussi permettre aux membres de l'instance de l'ONU d'évoquer la décision américaine.

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