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En visite en Corée, Nancy Pelosi attendue à la zone démilitarisée

La présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi ici avec son homologue sud-coréen Kim Jin-pyo en août 2022.

Après sa visite très médiatisée à Taïwan, Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants américaine, doit se rendre jeudi à la frontière ultra-fortifiée qui sépare la Corée du Sud de son voisin du nord, a indiqué un représentant des autorités à l'AFP.

Mme Pelosi, arrivée à Séoul mercredi soir, doit visiter la "zone démilitarisée" (DMZ), a indiqué un responsable sud-coréen. Elle serait ainsi le plus haut responsable américain à se rendre dans le village frontalier de Panmunjom depuis Donald Trump. En 2019, le président américain de l'époque y avait rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Lors d'une rencontre avec le le président de l'Assemblée nationale sud-coréenne, Kim Jin-pyo, Mme Pelosi a évoqué les programmes d'armes nucléaires de la Corée du Nord. Ils ont "exprimé leurs inquiétudes quant à aux menaces grandissantes que fait peser la Corée du Nord", selon une déclaration commune à l'issue de leur rencontre.

La Corée du Nord a réalisé cette année un nombre record d'essais d'armes. Les deux parlementaires ont appelé à une "dissuasion forte et étendue contre la Corée du Nord", et affirmé qu'ils soutiendraient les efforts de leurs dirigeants pour amener Pyongyang à se dénucléariser.

Mme Pelosi doit s'entretenir par téléphone avec le président sud-coréen Yoon Suk-yeol, en vacances cette semaine, selon des responsables. Les médias locaux ont critiqué l'attitude de M. Yoon vis à vis de Mme Pelosi, soulignant qu'il ne la rencontrera pas en personne et que son administration n'a pas envoyé de délégation pour l'accueillir à l'aéroport.

M. Yoon a pris ses fonctions en mai et s'est engagé à renforcer les liens avec les États-Unis, notamment en intensifiant les manœuvres militaires conjointes qui suscitent l'ire de Pyongyang. Ces exercices, suspendus en raison notamment de la pandémie de Covid-19, débuteront à la fin du mois.

Lors d'une brève conférence de presse à Séoul, lors de laquelle elle n'a répondu à aucune question, Mme Pelosi a salué la relation "spéciale" entre Séoul et Washington – mais n'a pas évoqué sa visite à Taipei.

Le déplacement de Mme Pelosi, la plus haute responsable américaine élue à se rendre, depuis 25 ans, sur ce territoire revendiqué par la Chine, a déclenché la fureur de Pékin. Pékin a démarré jeudi les plus importantes manœuvres militaires de son histoire autour de Taïwan.

La Chine est l'alliée de longue date et le principal soutien économique de la Corée du Nord. Mercredi, Pyongyang a qualifié cette visite d'"ingérence impudente" dans les affaires intérieures de la Chine et assuré Pékin de son "soutien total".

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Échange de prisonniers entre Washington et les talibans

Chef de guerre proche des talibans, Bashar Noorzaï (à droite) a été emprisonné aux Etats-Unis pour trafic d'héroïne.

Les Etats-Unis et le régime taliban ont procédé lundi à un échange de prisonniers, entre un ancien combattant de la marine américaine et un soutien clé du mouvement islamiste détenu depuis 17 ans par les Américains, accueilli avec ferveur à Kaboul.

L'Américain Mark Frerichs, enlevé en 2020 en Afghanistan, a été échangé contre Bashar Noorzaï, un chef de guerre proche des talibans emprisonné aux Etats-Unis pour trafic d'héroïne.

"Après de longues négociations, le citoyen américain Mark Frerichs a été remis à une délégation américaine et cette délégation nous a remis (Bashar Noorzaï) aujourd'hui (lundi) à l'aéroport de Kaboul", a indiqué le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, lors d'une conférence de presse dans la capitale.

"Aujourd'hui, nous avons obtenu la libération de Mark Frerichs et il rentrera bientôt chez lui", a confirmé Joe Biden dans un communiqué. "La réussite des négociations ayant conduit à la libération de Mark a exigé des décisions difficiles, ce que je n'ai pas pris à la légère".

Décisions "difficiles"

Le président américain n'a pas précisé quelles décisions il avait dû prendre, mais un haut responsable américain a cité sous le couvert de l'anonymat la grâce accordée à Bashar Noorzaï, arrêté en 2005 et condamné en 2009 aux Etats-Unis à la prison à vie.

Ancien de l'US Navy, Mark Frerichs travaillait en tant qu'ingénieur civil sur des projets de construction en Afghanistan lorsqu'il a été pris en otage, selon le département d'Etat américain. Il se trouvait lundi à Doha dans un état de santé "stable", a précisé le haut responsable américain.

Le 31 janvier, Joe Biden avait demandé aux talibans de libérer "immédiatement" Mark Frerichs "avant de pouvoir espérer une quelconque prise en compte de leurs aspirations à la légitimité". "Ce n'est pas négociable", avait-il insisté à propos du nouveau gouvernement afghan, qui n'a été reconnu par aucun pays au monde.

Le prisonnier afghan libéré, Bashar Noorzaï, n'occupait aucune position officielle au sein des talibans, a précisé à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid. Il a néanmoins "apporté un soutien important, y compris en armes", lors de l'émergence du mouvement islamiste dans les années 1990, a-t-il ajouté.

Proche collaborateur de feu le mollah Omar, fondateur mythique des talibans, Bashar Noorzaï a combattu l'occupation soviétique avec les forces moudjahidines soutenues par les Etats-Unis. Lors de son procès, les procureurs américains avaient déclaré qu'il dirigeait un "réseau mondial de stupéfiants" et qu'il avait soutenu le premier régime des talibans entre 1996 et 2001.

"Source de paix"

"Si l'EIA (Emirat islamique d'Afghanistan) n'avait pas montré sa forte détermination, je ne serais pas ici aujourd'hui", a déclaré aux journalistes Bashar Noorzaï lors de son arrivée à Kaboul. "Ma libération en échange d'un Américain sera une source de paix entre l'Afghanistan et les Américains", a-t-il ajouté.

Son retour a été célébré en fanfare par le régime taliban. Des photos postées sur les réseaux sociaux montrent des combattants talibans masqués lui mettant des colliers de fleurs autour du cou.

Bashar Noorzaï est le deuxième détenu afghan libéré par les Etats-Unis au cours des derniers mois. En juin, Assadullah Haroon Gul a été libéré après 15 ans de détention dans la prison de Guantanamo. M. Haroon avait croupi, sans chef d'inculpation, pendant des années dans le centre de détention américain de Cuba après avoir été arrêté en 2006 alors qu'il travaillait comme négociant en miel entre le Pakistan et l'Afghanistan.

La libération de Noorzaï marque le début d'un "nouveau chapitre" dans les relations entre l'Afghanistan et les Etats-Unis, a souligné le ministre des Affaires étrangères.

"Succès majeur"

Sa libération est un "succès majeur" pour les talibans, selon Hekmatullah Hekmat, analyste afghan spécialisé dans la sécurité, interrogé par l'AFP. "Les talibans peuvent dire à leurs fantassins et aux Afghans qu'ils sont capables de ramener leurs ressortissants détenus par des groupes d'opposition."

En août 2021, les talibans ont repris le pouvoir après 20 ans d'occupation du pays par les Etats-Unis et leurs alliés de l'Otan. La guerre a coûté la vie à plus de 2.400 soldats américains et à plus de 3.500 des autres pays de l'Otan, selon l'armée américaine. Des dizaines de milliers d'Afghans ont aussi péri.

Malgré la fierté des talibans d'avoir reconquis le pouvoir, le pays de 38 millions d'habitants doit faire face à l'une des pires crises humanitaires sur la planète, selon les Nations unies. La situation n'a fait qu'empirer quand les versements de milliards de dollars d'aide étrangère, qui ont soutenu l'économie afghane pendant des décennies, ont soudainement été interrompus lors du retrait des Etats-Unis. Quelque 7 milliards de dollars de réserves ont été gelés par Washington.

Le premier samouraï noir du Japon bientôt à l’écran avec Omar Sy

L'acteur Omar Sy (à dr.) pose pour des selfies avec des fans avant la première du film 'Inferno' à Berlin, lundi 10 octobre 2016.

L’acteur français d’origine sénégalo-mauritanienne sera à l’affiche du prochain biopic consacré par Netflix à Yasuke, premier guerrier étranger de l’histoire nipponne. Une nouvelle consécration pour cet acteur qui ne cesse de crever l’écran.

À en croire le magazine cinématographique américain The Hollywood Reporter, Netflix a choisi Omar Sy pour incarner Yasuke, le personnage principal de sa prochaine biographie dédiée au premier samouraï noir et étranger du Japon.

La même source indique que l’acteur français de père sénégalais et de mère mauritanienne sera à la coproduction de cette série de cinq épisodes en compagnie de Nick Jones Jr, un des scénaristes de la version animée disponible sur la plateforme de streaming américain depuis avril 2021.

Une légende célébrée

Mais contrairement à la série d’animation de genre fantastique, Netflix entend reproduire aussi fidèlement que possible, avec Omar Sy, la vie du personnage à la fois mystérieux, légendaire et fascinant que fut Yasuke.

Il s’agit, en effet, d’un homme passé de la condition d’esclave à celle d’honorable guerrier au pays du Soleil-Levant, loin de sa terre natale de Makua, dans la région Est de l’Afrique. Plus précisément au Mozambique, affirme le journaliste franco-ivoirien Serge Bilé qui lui a notamment consacré « Yasuke, le samouraï noir » aux éditions Owen Publishing en 2018.

La trajectoire singulière de Yasuke est celle d’un personnage qui aura su se faire un nom grâce à la bravoure, dans le contexte peu favorable du Japon féodal. Des siècles plus tard, son histoire suscite, de ce point de vue, bien des fantasmes.

Notoriété croissante

Le film représente une nouvelle occasion pour Omar Sy de démontrer ses talents d’acteur, lui qui a débuté à la télévision française en qualité d’humoriste au début des années 2000. Sa notoriété a, par la suite, traversé les frontières françaises pour s’installer sur les rives américaines. Aujourd’hui, de nombreuses firmes de production cinématographique semblent se l’arracher.

Depuis octobre 2021, Omar Sy est en collaboration avec Netflix pour « la production de contenus exclusifs », fort de sa performance dans Lupin, une adaptation du célèbre roman éponyme de Maurice Leblanc. La série, qui prépare sa troisième saison, compte parmi les plus regardées de l’histoire du géant du streaming.

L’acteur Sy s’est également allié à HBO Max, concurrent de Netflix, en mai dernier. « Il faut du cran pour raconter l’histoire du samouraï noir. Je suis extrêmement chanceux d’être de ce voyage avec Omar Sy », a notamment réagi le scénariste Nick Jones Jr, le 8 septembre 2022 à propos de Yasuke.

"Alternative" à l'Occident: Poutine et Xi se réunissent en Ouzbekistan

Le président chinois Xi Jinping (à droite) et le président russe Vladimir Poutine se rencontrent à Pékin, le 4 février 2022.

Le conflit en Ukraine, la situation en Afghanistan ou encore les troubles qui ont secoué plusieurs pays d'Asie centrale ces derniers mois devraient figurer parmi les principaux sujets abordés.

Les présidents de la Chine Xi Jinping et de la Russie Vladimir Poutine se réunissent jeudi en Ouzbékistan pour un sommet régional aux allures de front face à l'Occident, en pleines tensions exacerbées par la guerre en Ukraine.

MM. Xi et Poutine seront rejoints dans la ville de Samarcande, une étape-clé sur l'antique Route de la soie, par les dirigeants de l'Inde, du Pakistan, de la Turquie, de l'Iran et d'autres pays pour un sommet de deux jours de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Si la principale réunion de ce sommet aura lieu vendredi, c'est la rencontre bilatérale entre les présidents chinois et russe jeudi qui sera la plus scrutée, leurs pays étant au coeur de crises diplomatiques internationales.

Pour M. Poutine, qui s'efforce d'accélérer un pivot vers l'Asie face aux sanctions occidentales contre Moscou pour son invasion de l'Ukraine, ce sommet est l'occasion de montrer que la Russie n'est pas isolée sur la scène mondiale.


M. Xi, qui effectue en Asie centrale son premier déplacement à l'étranger depuis le début de la pandémie de coronavirus, pourra renforcer encore sa stature de dirigeant de premier plan avant un congrès du Parti communiste chinois en octobre lors duquel il vise un troisième mandat inédit.

Leur rencontre a aussi un air de défi lancé aux Etats-Unis, qui ont pris la tête des sanctions contre Moscou et du soutien militaire à Kiev, et qui ont suscité l'ire de Pékin avec la visite de plusieurs responsables américains à Taïwan.

"Alternative" à l'Occident

"L'Organisation de coopération de Shanghai offre une alternative réelle aux structures orientées vers l'Occident", a assuré mardi à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.

Il s'agit de la "plus grande organisation du monde, qui comprend la moitié de la population de la planète" et elle oeuvre pour un "ordre international juste", a-t-il ajouté.

En amont de l'arrivée des dirigeants à Samarcande, ancien carrefour majeur des routes commerciales entre la Chine et l'Europe, les déplacements dans la ville, placée sous haute sécurité, ont été restreints et l'aéroport fermé aux vols commerciaux.

Les rues de cette ville connue pour ses mosquées et mausolées recouverts de mosaïques bleues étaient quasiment désertes mercredi, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les écoles seront fermées jeudi et vendredi.

L'OCS, dont les membres sont la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan et les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, a été créée en 2001 comme un outil de coopération politique, économique et sécuritaire concurrent des organisations occidentales.

Il ne s'agit pas d'une alliance militaire comme l'Otan, ni d'une organisation d'intégration politique comme l'Union européenne, mais ses membres travaillent ensemble pour répondre à des défis sécuritaires communs et promouvoir le commerce.

Le conflit en Ukraine, la situation en Afghanistan ou encore les troubles qui ont secoué plusieurs pays d'Asie centrale ces derniers mois devraient figurer parmi les principaux sujets abordés.

Rencontres bilatérales

La session principale du sommet cette semaine se tiendra vendredi, mais l'attention sera avant tout fixée sur les multiples rencontres bilatérales prévues en marge.

Ainsi, outre Xi Jinping, M. Poutine s'entretiendra séparément jeudi avec le président iranien Ebrahim Raïssi, dont le pays veut adhérer à l'OCS, et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, et vendredi avec le Premier ministre indien Narendra Modi et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Avant le sommet, Xi Jinping s'est rendu mercredi au Kazakhstan dont il a rencontré le président.

La dernière rencontre entre MM. Poutine et Xi remonte à février dernier, lorsque le président russe s'était rendu aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin, quelques jours avant le lancement de l'offensive de Moscou contre l'Ukraine.

Sans explicitement soutenir l'intervention militaire russe, Pékin a plusieurs fois exprimé ces derniers mois son appui à Moscou, isolé en Occident.

Moscou, de son côté, a qualifié de "provocation" la visite à Taïwan de la présidente de la Chambre américaine des représentants Nancy Pelosi en août.

Et le mois dernier, la Chine a pris part à des manoeuvres militaires conjointes en Russie, avant d'accepter de régler ses contrats gaziers avec Moscou en roubles et en yuans. Et non plus en devises occidentales.

Reprise des combats entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan: 100 morts

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Au moins 18 morts dans un attentat contre une mosquée afghane

L'imam Mujib ur Rahman Ansari était un religieux de renom et un soutien de premier rang des talibans.

Une énorme explosion a secoué vendredi une des plus grandes mosquées d'Hérat, dans l'ouest de l'Afghanistan, tuant 18 personnes dont son influent imam, qui avait réclamé il y a quelques semaines la décapitation de quiconque chercherait à s'opposer au régime taliban.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent ce qui semble être des corps ensanglantés éparpillés dans l'enceinte de la mosquée Gazargah et les médias locaux disaient craindre de nombreuses victimes.

Mujib ur Rahman Ansari, un religieux de renom et soutien de premier rang des talibans, a été tué dans "une attaque brutale vendredi à Hérat", a confirmé sur Twitter le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid. "L'Emirat islamique exprime son profond chagrin pour sa mort et les responsables de cet incident seront punis pour leurs actes haineux", a-t-il promis.

L'attentat a fait 18 morts et 23 blessés, selon le porte-parole du gouverneur de la province d'Hérat.

Le retrait américain d'Afghanistan était-il la bonne décision?
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Mujib ur Rahman Ansari drainait de nombreux fidèles et était connu pour ses discours enflammés. A la tribune d'une assemblée de dignitaires religieux à Kaboul au début juillet, il avait déclaré que quiconque tenterait de renverser le régime taliban devrait être décapité.

"Ce drapeau (taliban) n'a pas été hissé facilement, et il ne sera pas abaissé facilement", avait-il dit." Tous les érudits religieux d'Afghanistan devraient convenir (...) que quiconque commet le moindre acte contre notre gouvernement islamique devrait être décapité et éliminé".

Le nombre d'attentats a diminué en Afghanistan depuis que les talibans ont pris le pouvoir il y a un an, mais ils n'ont pas cessé pour autant. La plupart sont revendiqués par le groupe jihadiste État islamique (EI). Début août, un autre dignitaire religieux taliban et son frère avaient été tués dans un attentat suicide dans une école coranique de Kaboul, revendiqué par l'EI.

L'EI, principale menace

Ce religieux, Rahimullah Haqqani, était notamment connu pour ses réquisitoires violents à l'encontre de l'EI. Il s'était récemment prononcé publiquement en faveur de l'autorisation de la scolarisation des filles en Afghanistan, où les écoles secondaires restent fermées aux écolières depuis le retour des talibans au pouvoir.

Une autre attaque à l'explosif dans une mosquée de Kaboul lors de la prière du soir le 17 août avait fait au moins 21 morts. Une série d'attentats à la bombe a surtout frappé le pays fin avril, pendant le mois sacré de ramadan, et fin mai, dans lesquels des dizaines de personnes ont trouvé la mort. La plupart des attaques ont été revendiquées par l'EI, qui vise principalement les minorités religieuses afghanes chiite, soufie et sikh, mais aussi les talibans.

Les responsables talibans assurent régulièrement qu'ils maîtrisent la sécurité dans la pays, et ils nient ou minimisent souvent des incidents rapportés sur les réseaux sociaux. Les spécialistes considèrent pourtant que l'EI, un autre groupe sunnite mais avec lequel ils entretiennent une profonde inimitié et des divergences idéologiques, reste la principale menace à leur régime.

Le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, dont les apparitions sont très rares, a condamné le 18 août les attentats, lors d'un discours prononcé devant une grande assemblée de quelque 2.000 responsables religieux et d'anciens, à Kandahar (sud), berceau et centre de décision du mouvement islamiste.

Ce rassemblement se tenait à l'occasion du premier anniversaire de leur retour au pouvoir en Afghanistan, une année marquée par une forte régression des droits des femmes et une profonde crise humanitaire et économique.

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