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Coopération policière régionale en Afrique de l'Ouest contre la criminalité transnationale


La cérémonie de lancement de la phase 3 du Système d'Information Policière pour l'Afrique de l'ouest (SIPAO), à Abidjan, le 25 juin 2018. (Twitter/Police national CI)

Seize Etats d'Afrique de l'Ouest vont se doter d'un système de coopération policière régional pour lutter contre la criminalité transnationale croissante dans la région, ont annoncé lundi à Abidjan des responsables sécuritaires régionaux.

Le Système d'information policière pour l'Afrique de l'Ouest (SIPAO), plateforme électronique d'échange de données entre les services de sécurité nationaux, qui sera également connecté à Interpol, doit être lancé officiellement mardi dans les 15 Etats membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et la Mauritanie, au cours d'une réunion des ministres chargés de la sécurité des 16 Etats.

"Le trafic de drogue, d'armes, d'être humains" et de diverses marchandises représente "plus de trois milliards de dollars par an" (2,6 milliards d'euros) en Afrique de l'Ouest, a révélé le secrétaire général d'Interpol Jürgen Stock, tandis que la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée a coûté "800 millions de dollars aux économies régionales" en 2017.

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Le SIPAO, entièrement financé par l'Union européenne, vise aussi à lutter contre les nombreux groupes terroristes actifs dans toute la région, souvent financés par les trafics.

Ce sera "un outil essentiel pour la sécurité en Afrique de l'Ouest", car "le terrorisme et la criminalité transnationale représentent des menaces croissantes pour la stabilité de nos Etats et la sécurité mondiale", a déclaré le directeur général de la police nationale ivoirienne, Youssouf Kouyaté, qui accueillait ses homologues de la région, avant l'arrivée des ministres.

Le Commissaire de la Cedeao chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité, Francis Behanzin, a cependant relevé que les services de sécurité des pays d'Afrique de l'Ouest "ne coopèrent pas assez" jusqu'à présent, voire se font "concurrence", et il a exhorté leurs responsables à changer d'attitude.

Avec AFP

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