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Levée de l’immunité parlementaire de Salissa, candidat malheureux à la présidentielle de 2016 au Congo


Une foule s’assemble à l’extérieur du parlement à Brazzaville, Congo, 25 octobre 1997.

L'Assemblée nationale congolaise a voté jeudi à une écrasante majorité la levée de l'immunité parlementaire du député André Okombi Salissa, candidat malheureux à la présidentielle de mars 2016, arrêté le 10 janvier pour "atteinte à la sécurité intérieure de l'État".

"L'Assemblée nationale a adopté le rapport de la Commission affaires juridiques et administratives relatif à la levée de l'immunité parlementaire de l'honorable André Okombi Salissa", a déclaré Justin Koumba, président de l'Assemblée nationale à la clôture d'une session extraordinaire de la chambre basse du Parlement.

Sur les 117 députés ayant participé au vote à main levée, 113 élus du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) ont voté pour et quatre de l'opposition ont voté contre, selon le correspondant de l'AFP.

"Ici, il s'agissait de donner la possibilité à André Okombi Salissa d'aller se défendre sur tout ce qui se dit sur lui", a déclaré à l'AFP Pierre Ngolo secrétaire général du PCT.

"Lever l'immunité ne signifie nullement livrer l'intéressé à une quelconque vindicte politico-judiciaire", a dit Alain Moka, président du groupe parlementaire du PCT à l'Assemblée.

"On est sur une rigueur politique et non sur les exigences du droit. Ça ressemble à une tragi-comédie, à une plaisanterie de mauvais goût", a rétorqué Pascal Tsaty Mbaiala, président du groupe parlementaire de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads, opposition).

La demande de la levée de l'immunité du député Okombi Salissa a été sollicitée le 19 décembre par le procureur de la République André Ngakala Oko qui l'accuse de "détention illégale d'armes et munitions de guerre" et "d'atteinte à la sécurité intérieure de l'État".

La session extraordinaire ayant statué sur cette levée d'immunité a été convoquée mardi à la demande du président congolais Denis Sassou Nguesso, 73 ans, vainqueur de la présidentielle de 2016 à laquelle M. Okombi Salissa a pris part, puis dont il a ouvertement contesté les résultats.

Un autre candidat à la présidentielle, le général Jean-Marie Michel Mokoko, est détenu depuis juin pour "atteinte à la sureté intérieure de l'État".

Plusieurs fois ministre de M. Sassou Nguesso,de façon ininterrompue entre 1997 et 2012, M. Okombi Salissa avait basculé dans l'opposition à l'approche du référendum constitutionnel de 2015.

Avec AFP

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