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Conflit israélo-palestinien : vers une ultime initiative d'Obama ?

Le président américain Barack Obama, à droite, se serre la main avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors d'une cérémonie de ratification conjointe de l'accord sur le changement climatique de Paris avant le sommet du G20 au Guest House de l'Etat à Hangzhou, Chine, le 3 septembre 2016.

Il avait fait de cet épineux dossier l'une de ses priorités en arrivant au pouvoir. A l'heure du départ, Barack Obama lancera-t-il une ultime initiative pour redonner une impulsion, même symbolique, au processus de paix israélo-palestinien ?

La Maison Blanche n'a rien exclu, mais reste pour l'heure discrète sur une éventuelle démarche en ce sens, objet de spéculations récurrentes.

L'objectif n'est pas de tenter un coup diplomatique, de déclencher soudainement des discussions entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Les positions sont trop éloignées, le degré de défiance trop élevé.

"Il ne s'agirait pas de lancer les négociations mais de dire haut et fort quels sont, pour l'Amérique, les paramètres" d'un règlement du conflit et d'une solution à deux Etats, résume Aaron David Miller, spécialiste du Proche-Orient au sein du Wilson Center.

"Ce serait une façon pour Obama de laisser sa trace sur un sujet qui lui tient à coeur", poursuit celui qui fut conseiller de plusieurs secrétaires d'Etat américains successifs.

Le 22 janvier 2009, deux jours seulement après sa prise de fonction, Barack Obama annonçait la nomination de George Mitchell, auréolé d'une médiation réussie en Irlande du Nord, comme émissaire spécial pour la paix au Proche-Orient.

Le jeune président élu sur un message d'espoir et de changement promettait d'oeuvrer "activement, avec pugnacité" à "une paix durable entre Israël et les Palestiniens".

Près de huit ans plus tard, le bilan est sombre: la dernière initiative américaine, portée à bout de bras par l'infatigable secrétaire d'Etat John Kerry, a capoté en avril 2014. Les discussions sont au point mort.

En dépit d'une récente accalmie, les violences qui agitent les Territoires palestiniens et Jérusalem persistent.

Facteur aggravant: Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui doivent se rencontrer mercredi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, entretiennent des relations exécrables.

La conclusion, il y a quelques jours, d'un accord sur l'octroi par Washington à l'Etat hébreu de 38 milliards de dollars d'aide militaire sur dix ans place cependant M. Obama dans une position plus confortable.

Ce texte, âprement négocié, peut lui permettre de mettre en avant son engagement sans faille envers la sécurité d'Israël pour mieux ébaucher une proposition et appeler au compromis.

Discours après l'élection ?

Certains experts ont évoqué une possible résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui fixerait les termes d'un règlement du conflit. Ce scénario, qui provoquerait à coup sûr une vive réaction d'Israël, placerait le successeur de M. Obama dans une situation difficile.

Un discours - Obama apprécie l'exercice - pourrait offrir une format plus adapté.

Reste la question du calendrier, qui s'annonce extrêmement serré: le 44e président des Etats-Unis quittera la Maison Blanche le 20 janvier 2017.

Une prise de position forte sur ce dossier avant l'élection présidentielle du 8 novembre, qui doit départager la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump, semble improbable.

M. Trump, qui critique régulièrement Barack Obama pour son manque de soutien à l'Etat hébreu, sauterait sur l'occasion et placerait Hillary Clinton dans une position très difficile.

Lors de son ultime discours mardi devant l'Assemblée générale de l'ONU, M. Obama a à peine effleuré le sujet.

Reste une fenêtre de tir en fin d'année, après le scrutin.

En décembre 2000, juste avant son départ du pouvoir, Bill Clinton avait proposé un plan de paix détaillé aux deux parties prévoyant, en particulier, une souveraineté palestinienne sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem. En vain.

"Cela avait été fait de manière assez discrète, car Clinton pensait honnêtement qu'il y avait encore une chance d'aboutir", rappelle Aaron David Miller.

Pour Barack Obama l'équation est différente: il s'agirait plutôt de prendre date publiquement, de poser les balises d'un possible accord qui apparaît cependant, à ce jour, chimérique.

La paix est un objectif dont "nous sommes malheureusement plus éloignés que jamais", déplorait il y a quelques jours le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

Avec AFP

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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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