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L'ex président Omar El-Béchir reconnu coupable par une cour d'appel au Soudan


L'ex président soudanais, le général Omar el-Bechir lors des réunions du bloc africain des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales à Khartoum, le 21 août 2013.

Une cour d'appel soudanaise a confirmé mercredi la condamnation de l'ancien président Omar el-Béchir pour corruption à deux ans de détention dans un centre correctionnel, a indiqué l'un de ses avocats.

"La cour d'appel a confirmé la condamnation, mais nous déposerons un recours devant la Cour suprême car nous sommes entièrement convaincus que le dossier est vide", a dit à l'AFP l'avocat Hashem Al-Jaali.

Condamné le 14 décembre par un "tribunal spécial" pour avoir reçu des fonds de l'Arabie saoudite, il a été déclaré coupable de "possession de devises étrangères" et de "corruption" dans le cadre de cette affaire.

Si M. Béchir a reconnu avoir perçu un total de 90 millions de dollars (81 millions de d'euros) de la part de dirigeants saoudiens, le procès ne concernait que 25 millions de dollars (22,5 millions d'euros) reçus peu avant sa chute du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

En décembre, le juge Al-Sadeq Abdelrahmane avait expliqué que l'ex-président serait placé dans un centre correctionnel pour personnes âgées car, selon la loi, toute personne ayant plus de 70 ans ne peut être placée en prison.

Mais en attendant que la justice se prononce au moins sur une autre affaire --des meurtres commis lors des manifestations ayant conduit à sa chute--, M. Béchir restera en prison.

Parallèlement, M. Béchir est sous le coup de deux mandats d'arrêt, émis en 2009 et 2010 par la Cour pénale internationale (CPI), pour "crimes de guerre", "crimes contre l'humanité" et "génocide" au Darfour.

Le conflit au Darfour, qui a éclaté en 2003, a fait notamment 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l'ONU.

Le Conseil souverain soudanais, constitué en août 2019 pour superviser la transition politique, a affirmé en février qu'il serait remis à la CPI sans donner de date.

M. Béchir devra aussi rendre des comptes pour son rôle dans le coup d'Etat qui l'a porté au pouvoir en 1989.

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