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Conférence des donateurs maintenue pour la RDC

Les principaux partis de l’opposition ont, dans une déclaration conjointe, exigé un audit sur le nettoyage du fichier électoral que vient d’effectuer la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Kinshasa, 11 avril 2018. (VOA/Top Congo)

L'Union Européenne et les Nations Unies ont maintenu la conférence humanitaire pour la RDC, prévue vendredi à Genève, contre la volonté de Kinshasa, mais avec le soutien de l'opposition et des ONG.

"Nous essayons de lever de l'argent, non pas pour le gouvernement, mais pour les millions de gens qui ont désespérément besoin d'assistance humanitaire au Congo", a déclaré cette semaine un porte-parole du Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha), Jaens Laerke.

Co-présidents de la conférence, le responsable onusien Marck Lowcock et le commissaire de l'UE à l'Aide humanitaire, Christos Stylianides, qui sont venus en RDC ces dernières semaines, entendent lever 1,7 milliard de dollars pour financer la réponse humanitaire nécessaire en RDC.

La conférence de Genève devra déterminer qui va gérer cet argent, dont Kinshasa ne veut pas.

>> Lire aussi : La RDC refuse de participer à la conférence des donateurs à Genève

Kinshasa accuse l'ONU de noircir la situation en RDC et de faire fuir les investisseurs, avançant par exemple un nombre de déplacés internes 20 fois inférieurs aux estimations du Haut commissariat aux réfugiés (230.000 contre 4,5 millions).

"Ce que nous avons refusé, c'est que l'on organisât une conférence humanitaire sur la détresse en République démocratique du Congo en ignorant le gouvernement de ce pays. C'est tout à fait intolérable", a répété le ministre congolais des Affaires étrangères Léonard She Okitundu, en annonçant récemment 100 millions de dollars d'aide gouvernementale pour les besoins humanitaires de son pays.

A huit mois des élections qui doivent sortir la RDC de sa crise électorale, la conférence de Genève est venue remplir le panier des pommes de discorde entre le pouvoir et l'opposition.

"Indifférence face à la misère"

Le président et candidat du parti historique d'opposition UDPS, Félix Tshisekedi, "fustige cette attitude irresponsable du gouvernement de Kinshasa, laquelle dénote de l'indifférence face à la misère du peuple congolais".

Dans son communiqué daté du 10 avril, M. Tshisekedi "appuie la tenue de la conférence de Genève et exhorte les donateurs potentiels à libérer un maximum des ressources".

M. Tshisekedi en profite pour lancer un nouvel appel "à la communauté internationale pour qu'elle accompagne d'une manière efficace le peuple congolais dans son combat pour l'alternance démocratique" lors des élections prévues le 23 décembre 2018.

>> Lire aussi : Conférence des pays donateurs sur la crise humanitaire en RDC en avril à Genève

Ce scrutin doit désigner le successeur du président Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

Avant M. Tshisekedi, des opposants de la société civile avait dénoncé l'attitude du gouvernement et soutenu la conférence de Genève.

"Nous sommes dirigés par des gens qui ne nous aiment pas", s'était emporté fin mars le célèbre gynécologue congolais Denis Mukwege, allant jusqu'à qualifié de "criminel" le refus de Kinshasa de venir à Genève.

Malgré les mises en garde de Kinshasa, les ONG ont continué leur plaidoyer habituel en faveur des Congolais victimes des multiples conflits qui accablent le pays (au Kasaï, au Kivu, au Tanganyika et en Ituri) jusqu'à la veille de la conférence.

"Le Congo a été négligé et oublié pendant trop longtemps. Une veuve avec des enfants en manque cruel d'assistance au Congo a besoin d'autant d'aide que si elle était en Syrie ou en Irak ou n'importe où ailleurs", a déclaré le secrétaire général du Conseil norvégien des réfugiés (CNR, actif au Tanganyika et au Nord-Kivu), Jan Egeland.

D'après l'ONU, la RDC (2,3 millions de km2, 70 à 90 millions d'habitants) compte 4,5 millions de déplacés et 13 millions de personnes en besoin d'assistance humanitaire.

De passage en RDC la semaine dernière, le Haut-commissaire aux réfugiés, Filippo Grandi, avait reconnu qu'il était très difficile d'évaluer le nombre exact de déplacés dans un pays où le nombre total d'habitants reste un mystère faute de recensement depuis des décennies.

Vendredi à Kinshasa, la ministre Britannique pour l'Afrique, Harriett Baldwin, a jugé "dommage" la non-participation de Kinshasa à Genève, annonçant une augmentation "de 31 millions de dollars" de l'aide du Royaume-Uni à la réponse humanitaire en RDC.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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