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Condamnation à 18 mois de prison pour l'homme qui avait agressé Macron


Le président français Emmanuel Macron (à gauche) s'entretient avec le restaurateur Michel Chabran alors qu'il arrive pour un déjeuner à Valence, le 8 juin 2021.

La justice française a condamné jeudi à 18 mois de prison, dont 14 mois avec sursis, avec mandat de dépôt, l'homme qui a asséné une gifle au président Emmanuel Macron mardi lors d'un déplacement dans le sud-est de la France.

Le procureur de la République de Valence (sud-est) avait requis 18 mois de prison pour violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique. L'homme de 28 ans, qui a reconnu avoir donné cette gifle au président français lors de l'audience, a été incarcéré.

Selon le quotidien français Le Monde, le procureur de la République Alex Perrin a déclaré que cette gifle était "parfaitement inadmissible" et un "acte de violence délibérée".

Cette gifle infligée à Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Tain l'Hermitage (sud-est) a suscité l'indignation de l'ensemble de la classe politique française, même si le président de la République a relativisé le geste, dénonçant des "faits isolés" commis par "des individus ultraviolents".

Extrait de la vidéo où Emmanuel Macron est face à Damien T., son agresseur, le 8 juin 2021.
Extrait de la vidéo où Emmanuel Macron est face à Damien T., son agresseur, le 8 juin 2021.

Emmanuel Macron a de nouveau minimisé cet épisode jeudi, estimant que le pays n'est pas dans une situation de tension comme pendant la crise des "gilets jaunes" et préférant insister sur l'ambiance d'"optimisme" qu'il sent en France.

"Ce que je sens dans le pays, c'est de l'optimisme, c'est une volonté de retrouver la vie, c'est du dynamisme" et "beaucoup de gens veulent travailler à plein" alors que la crise sanitaire s'apaise, affirme le président français dans un entretien à la chaîne BFMTV, après avoir déjeuner avec l'équipe de France de football au centre d'entrainement de Clairefontaine (région parisienne), à la veille de l'Euro de football, qui débute vendredi.

Dans ce contexte, il indique ne pas sentir que "la société soit dans l'état" dans lequel elle se trouvait lors "des moments de très fortes tensions" qu'il a eu à connaître depuis le début du quinquennat comme "la crise des gilets jaunes".

"Ne faisons pas dire à cet acte imbécile et violent (la gifle) plus qu'il ne faut lui en faire dire", selon lui. "Il faut relativiser et ne rien banaliser" mais "ce n'est pas grave de recevoir une gifle quand on va vers une foule", ajoute-t-il.

Il refusé de se prononcer sur la comparution immédiate jeudi de l'auteur devant le tribunal.

Pour Emmanuel Macron, "la vraie violence, ce n'est pas ça" mais plutôt celle subie par "les femmes qui meurent sous le coup de leur compagnon et de leur mari" car "il y a encore trop de féminicides contre lesquels nous nous battons avec force", ou par les maires qui "sont agressés".

Interrogé sur sa possible candidature à un second mandat en 2022, Emmanuel Macron juge "intempestif" de répondre à cette question, en affirmant qu'il le ferait "au bon moment". Avant d'établir un parallèle avec le foot: "c'est comme pour une compétition. Si on pense à la demi-finale ou à la finale avant d’avoir joué le premier match de poule, c'est généralement comme ça qu’on rate celui-ci". "Les Français m’ont donné une mission pour cinq ans et je le ferai jusqu’au dernier quart d’heure, en étant engagé comme je suis depuis le premier jour, c'est-à-dire au maximum".

"A un moment la question de mon avenir personnel se posera et j’apporterai une réponse en toute franchise", a-t-il promis.

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