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Moyen-Orient

Condamné pour le meurtre de son épouse, l’ex-maire de Téhéran libéré sous caution

Mohammad Ali Najafi, ancien maire de Téhéran.

L'ancien maire de Téhéran Mohammad Ali Najafi, condamné à mort pour le meurtre de sa seconde épouse, a été libéré sous caution, a annoncé mercredi son avocat, deux semaines après qu'il eut été gracié à la demande de sa belle-famille.

M. "Najafi, qui était détenu pour le meurtre de son épouse, a été libéré en échange d'une caution" d'environ 92.300 dollars, a dit Me Hamid Reza Gudarzi à l'agence officielle Irna.

Mohammad Ali Najafi, 67 ans, avait été condamné à mort le 30 juillet pour avoir tué par balles le 28 mai à Téhéran sa seconde épouse, Mitra Ostad, de plus de 30 ans sa cadette.

La famille de la défunte avait dans un premier temps réclamé l'application de la sentence comme "rétribution" pour le meurtre commis contre leur proche, en vertu du "qesas". Mais elle a finalement annoncé le 14 août avoir décidé d'accorder son pardon au condamné.

Cette absence de loi du talion a rendu possible la libération sous caution de l'ancien édile, qui reste toutefois accusé de "meurtre avec préméditation" et encourt une triple peine de 10 ans de prison, a indiqué son avocat.

Brillant mathématicien et professeur d'université, M. Najafi a été conseiller économique de l'actuel président Hassan Rohani, et ministre de l'Education.

Il a été élu maire de Téhéran en août 2017, mais a démissionné en avril 2018 après avoir été critiqué par les conservateurs pour avoir assisté à un spectacle de danse d'écolières.

Certains ultraconservateurs ont jugé que ce procès démontrait la "faillite morale" des réformateurs. Ces derniers ont pour leur part accusé la télévision publique dominée par les conservateurs d'avoir couvert l'affaire de façon biaisée.

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Reconfinement des villes à cause de la hausse des cas d'infection au coronavirus

Un policier dirige la circulation à un barrage routier dans la banlieue de Melbourne, en Australie, le jeudi 2 juillet 2020. (Daniel Pockett / AAP Image via AP)

Dans certains pays, les autorités ont décidé de reconfiner des villes pour éviter l'expansion des nouvelles infections. Le président brésilien a été testé positif tandis que son homologue américain est prêt à financer un vaccin contre la maladie COVID-19.

En Algérie, les autorités ont ordonné le reconfinement pour quinze jours, et ce, à compter de mercredi, de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d'une hausse des contaminations au nouveau coronavirus.

Même disposition à Melbourne, deuxième ville d'Australie, où plus de cinq millions de personnes devront retourner en confinement pour au moins six semaines à partir de minuit, après une flambée des cas de nouveau coronavirus.

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas. Le virus a encore fait près de 55.000 nouvelles contaminations en une journée hier.

Le gouvernement américain a annoncé ce mardi avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre la maladie COVID-19, garantissant aux Etats-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d'efficacité prouvée.

L'Iran a annoncé un nouveau record de morts avec 200 décès en une journée. Le pays fait face depuis plusieurs semaines à une hausse des nouveaux cas confirmés et des décès.

"L'augmentation du nombre de morts est très douloureuse pour nous tous", a regretté Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la santé. C'est "le résultat de notre comportement et des nos actions à tous."

L'Iran, qui a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus en février, est le pays le plus durement touché par la pandémie au Moyen-Orient.

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s'est toujours dit sceptique, a annoncé ce mardi avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Depuis le début de pandémie, il n'a jamais cessé de la minimiser, alors qu’elle a déjà fait plus de 65.000 morts dans son pays.

Pékin a annoncé mardi zéro nouveau malade du Covid-19 sur les 24 dernières heures dans la capitale chinoise, une première depuis un rebond le mois dernier.

Ce mardi, 11 millions de lycéens chinois ont entamé les épreuves du bac avec un mois de retard, avec mise à l'écart des candidats pris d'une soudaine quinte de toux.

L'assassinat du général iranien Soleimani: illégal et arbitraire, selon l'ONU

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Syrie: vote demandé à l'ONU sur l'autorisation d'aide transfrontalière, veto russe attendu

Sehba, camp de réfugiés en Syrie.

L'Allemagne et la Belgique ont demandé un vote au Conseil de sécurité de l'ONU sur un projet de résolution prolongeant l'aide humanitaire transfrontalière en Syrie auquel devrait s'opposer la Russie avec un veto, selon des diplomates.

Le résultat du vote est attendu mardi en fin de journée. "On va avoir un veto russe", a estimé sous couvert d'anonymat un diplomate, une prédiction partagée par d'autres sources diplomatiques.

Le projet de l'Allemagne et de la Belgique, deux membres non permanents du Conseil de sécurité chargés du volet humanitaire du dossier syrien à l'ONU, réclame un an de prolongation de l'autorisation qui s'affranchit de tout aval de Damas pour acheminer de l'aide humanitaire.

Le texte maintient les deux points d'entrée utilisés actuellement à la frontière turco-syrienne, à Bab al-Salaam et Bab al-Hawa et demande une extension pour un an, jusqu'au 10 juillet 2021, du dispositif qui expire ce vendredi.

Des diplomates avaient indiqué la semaine dernière à l'AFP que la Russie, pendant les négociations, avait réclamé une extension de seulement six mois et de supprimer le point d'entrée de Bab al-Salaam moins utilisé que celui de Bab al-Hawa.

L'accès par cette dernière localité permet notamment d'acheminer de l'aide humanitaire aux quelque 3 à 4 millions de personnes vivant dans la région d'Idleb (nord-ouest) qui échappe au contrôle de Damas.

Si la Russie met son veto au texte germano-belge, une position que pourrait aussi adopter la Chine, il s'agira du 15e veto russe depuis le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011.

- "Les gens souffrent" -

Outre les Occidentaux, qui plaident pour une prolongation de l'autorisation et même pour son renforcement alors que la pandémie de Covid-19 a gagné la Syrie, l'ONU a aussi plaidé pour un an d'extension avec au moins deux points d'entrée à la frontière turque.

En janvier, Moscou, premier soutien de la Syrie et en position de force sur ce dossier à l'ONU, avait déjà fait réduire le nombre de points d'entrée de quatre à deux et avait limité l'autorisation à six mois au lieu de l'accord annuel donné jusque-là.

La Russie, comme la Chine, considère que l'autorisation onusienne viole la souveraineté de la Syrie et que l'aide peut passer par les autorités syriennes à la faveur de leur reprise de contrôle de territoires.

Les deux pays avaient fin décembre utilisé un veto pour s'opposer à la volonté germano-belge de prolonger l'autorisation d'un an avec quatre poins d'entrée dans le pays. L'utilisation de son veto par Pékin avait surpris des diplomates, certains évoquant une première à ce sujet pour un texte à vocation humanitaire.

Les Occidentaux reconnaissent que l'autorisation transfrontalière est une violation de la souveraineté de la Syrie sur son territoire. Mais ils jugent que ce dispositif n'a pas d'alternative crédible. Ils mettent notamment en avant les multiples obstacles bureaucratiques posés par le régime syrien à l'acheminement de l'aide lorsqu'elle passe par Damas.

Dans un rapport fin juin, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réclamé une prolongation pour un an du dispositif transfrontalier et le maintien des deux points d'entrée actuels à la frontière turque.

Dans ce document, Antonio Guterres indique que, depuis 2014, 4.774 camions ont utilisé le point d'entrée de Bab al-Salaam et 28.574 celui de Bab al-Hawa.

"Nous espérons un consensus" et le projet de texte germano-belge "correspond au besoin du département des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha)", a indiqué mardi matin l'ambassadeur allemand auprès des Nations unies, Christoph Heusgen.

Selon un rapport publié mardi par l'ONU à Genève, la région d'Idleb, dernier bastion insurgé du nord-ouest de la Syrie, continue de subir une situation humanitaire désastreuse.

Figurant parmi les auteurs du rapport, Hanny Megally, a souligné lors d'une conférence de presse que l'"économie de la Syrie était dévastée". "Le pays connaît un conflit depuis neuf ans" et "les gens souffrent", a-t-elle relevé, en espérant une prolongation du dispositif transfrontalier de l'ONU.

Coronavirus: nouveaux bilans et nouvelles mesures

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