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Nucléaire: l'Iran évoque des "points d'accord" avec Macron

Ali Khamenei parle lors d'un direct télévisé à Téhéran, en Iran, le 12 juin 2009.

Le chef de la diplomatie iranienne a fait état jeudi, à la veille d'une rencontre avec le président français, de "points d'accord" avec Emmanuel Macron, qui cherche à sauver l'accord sur le nucléaire iranien fragilisé par le retrait américain.

"Le président Macron a contacté le président (iranien Hassan) Rohani avec diverses propositions et le président Rohani m'a chargé d'aller rencontrer le président Macron pour savoir si nous pourrons finaliser certaines de ces propositions afin de permettre à chacun de s'acquitter de ses obligations en vertu du JCPOA (l'accord sur le nucléaire)", a dit Mohammad Javad Zarif.

"C'est l'occasion d'examiner la proposition du président Macron et de présenter le point de vue du président Rohani, et de voir si nous pouvons trouver un terrain d'entente. Nous avons déjà des points d'accord", a-t-il ajouté.

A Paris, la présidence française a confirmé qu'Emmanuel Macron recevra vendredi matin le ministre iranien pour discuter du nucléaire iranien avant le sommet du G7 de Biarritz au cours duquel ce dossier très sensible sera abordé.

Cette rencontre se tiendra "dans la continuité" des entretiens qu'a eus le président français ces derniers mois pour tenter de sauvegarder l'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA), dont les États-Unis sont sortis en 2018, selon la présidence française.

La tenue de cet entretien, qui se déroulera hors presse, avait été annoncée par les médias iraniens en début de semaine.

Emmanuel Macron avait confirmé mercredi, devant des journalistes, qu'il s'entretiendrait avec des représentants iraniens "pour essayer de proposer des choses" alors que le nucléaire iranien sera au centre des discussions à Biarritz entre Donald Trump d'un côté, et les dirigeants des pays européens signataires du texte, de l'autre. "On a des vrais désaccords au sein du G7", a-t-il reconnu.

Signataire de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, la France conduit les efforts européens pour sauver le texte depuis le retrait unilatéral du président américain Donald Trump en mai 2018, suivi du rétablissement de sanctions draconiennes contre Téhéran.

Conclu entre l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne), l'accord avait permis la levée d'une partie des sanctions en échange de l'engagement iranien de ne pas se doter de l'arme nucléaire.

En réponse au retrait américain et à l'incapacité des Européens à l'aider à contourner les sanctions, Téhéran a arrêté en juillet de respecter certains de ses engagements pris aux termes de l'accord.

L'Iran a menacé de s'affranchir d'autres obligations si les Etats parties à l'accord ne parviennent toujours pas à l'aider à contourner les sanctions, notamment pour vendre son pétrole.

Ces mesures "peuvent être annulées dès que l'Europe se conformera à ses obligations du JCPOA", a répété M. Zarif jeudi.

Après la rencontre entre MM. Macron et Zarif, le dossier iranien devrait encore être abordé au sommet du G7 qui se tiendra dans la foulée à Biarritz de samedi à lundi.

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Le coronavirus fait tanguer le transport maritime mondial

Des conteneurs sont empilés sur un cargo au port de Southampton, en Grande-Bretagne, le 16 août 2017. (REUTERS/Peter Nicholls)

Le transport de fret maritime, très dépendant de l'activité commerciale chinoise, est frappé depuis le début de l'année par l'épidémie de coronavirus qui plombe l'activité des ports et la demande de matières premières en Chine.

Témoin de cette mauvaise passe, l'indice qui reflète chaque jour les tarifs pratiqués sur les vingt routes de transport en vrac de matières sèches jugées "représentatives" du marché - le Baltic Dry Index (BDI) - a touché la semaine dernière un plus bas depuis le début de l'année 2016.

Celui de la catégorie "capesize", composée des navires les plus gros transportant principalement du charbon et du minerai de fer, n'a quant à lui jamais été aussi bas depuis sa création.

"L'effondrement récent est directement lié à l'épidémie de coronavirus en Chine et aux restrictions d'activité qui en ont découlé", résument les analystes de Capital Economics.

La crise de pneumonie virale a conduit "à un arrêt complet de nombreux ports chinois", a expliqué à l'AFP Lars Bastian Østereng, en charge de la recherche chez Arctic Securities, et les opérations sont fortement perturbées dans d'autres.

- 'Gravissime' -

L'armateur Louis Dreyfus Armateurs a par exemple suspendu les relèves d'équipages en Chine et n'autorise plus ses marins à descendre à terre, ce qui perturbe considérablement les escales.

"L'épidémie de coronavirus est un phénomène gravissime pour le marché", confirme à l'AFP son secrétaire général Antoine Person.

Aux problèmes logistiques immédiats s'ajoute le ralentissement de la demande chinoise à court et peut-être moyen terme car le pays représente à lui seul "environ 35% des importations de vrac sec par voie maritime dans le monde", rappelle l'analyste d'Arctic Securities.

Au delà des quelque 2.100 morts et 74.500 personnes contaminées en Chine selon le dernier bilan des autorités jeudi, les mesures drastiques prises par Pékin pour limiter la propagation de l'épidémie apparue dans la province de Hubei, au centre de la Chine, ont mis un véritable coup de frein à l'économie du pays.

Ce ralentissement touche la production d'électricité, gourmande en charbon, et les aciéries qui engloutissent du minerai de fer venu du Brésil ou d'Australie, deux denrées qui remplissent les navires capesize, observent les analystes de Capital Economics.

En plus des matières premières importées - la Chine consomme par exemple près de 40% de la production mondiale de métaux -, ses usines au ralenti affectent les transporteurs de marchandises qui en sortent.

Le géant danois du transport maritime AP Moeller-Maersk a d'ailleurs averti jeudi à l'occasion de la publication de ses résultats que le début d'année était "faible" du fait d'une fermeture plus longue que d'habitude des usines en Chine.

Il a ajouté que pour 2020 la visibilité, cruciale pour le secteur, était considérablement réduite.

- Baisse saisonnière -

Plusieurs facteurs contribuant à la chute des indices laissent cependant quelques lueurs d'espoirs aux armateurs, intermédiaires et autres acteurs du marché.

D'abord, les indices de la place londonienne Baltic Exchange, référence mondiale de l'évaluation du coût du transport maritime de matières premières, sont habitués au roulis puisque soumis à une forte volatilité.

"La guerre commerciale sino-américaine, les nouvelles normes de carburant des navires ou des phénomènes météorologiques expliquent également la chute du BDI", ajoute M. Person.

Cette baisse est aussi accentuée par la saisonnalité: les préparatifs des festivités du Nouvel An lunaire en Chine ont pour habitude de gonfler la demande en fin d'année, entraînant les indices vers le haut. La période de congés qui suit les tire ensuite dans l'autre sens, accentuant un "effet chute".

A regarder avec précaution, le BDI reste un indicateur important pour le marché et certains le considèrent comme un baromètre fiable de la croissance mondiale à venir.

Coronavirus : le bilan atteint 2.000 morts en Chine

Des agents de la santé s'occupent d'un patient en isolation à l'hôpital de la Croix-Rouge de Wuhan, l'épicentre de la nouvelle épidémie de coronavirus, dans la province de Hubei, en Chine, le 16 février 2020. (China Daily via REUTERS)

Le bilan de l'épidémie provoquée par le nouveau coronavirus a atteint 2.000 morts en Chine, après l'annonce mercredi par les autorités de la province de Hubei (centre), épicentre de la crise, de 132 nouveaux décès.

Dans son bulletin quotidien, la commission sanitaire de la province a également fait état de 1.693 nouveaux cas de contamination, le chiffre le plus faible en une semaine.

Avec ce nouveau bilan dans le Hubei, le nombre de contaminations en Chine continentale atteint au moins 74.000.

L'OMS confirme un premier cas de coronavirus en Afrique
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Ailleurs dans le monde, environ 900 cas de contamination, et seulement cinq décès, ont été recensés dans une trentaine de pays.

Citant une étude du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies portant sur plus de 72.000 personnes, le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné lundi que plus de 80% des patients souffraient d'une forme bénigne de la maladie.

Toujours selon cette enquête, jusqu'à 39 ans, le taux de mortalité du Covid-19 reste très bas, à 0,2%, puis s'élève progressivement avec l'âge.

L’astronaute Christina Koch raconte ses onze mois dans l'espace

L'astronaute américaine Christina Koch

Christina Koch, l'astronaute ayant battu le record féminin du temps passé dans l'espace, s'est confiée sur ses 328 jours en apesanteur depuis le Centre spatial Johnson de Houston, au Texas.

A la Nasa, "On a l'habitude de dire, c'est un marathon, pas un sprint, mais dans mon cas on disait: c'est un ultra-marathon, pas un marathon", a-t-elle déclaré à propos de ses onze mois passés à bord de la Station Spatiale Internationale.

L'astronaute de 41 ans a atterri le 6 février dans les steppes du Kazakhstan, en Asie centrale, avec ses collègues, Luca Parmitano de l'Agence Spatiale Européenne et le cosmonaute russe Alexandre Skvortsov.

L'astronaute américaine Christina Koch après l'atterrissage de la capsule spatiale russe Soyouz MS-13 à 150 km au sud-est de Zhezkazgan, au Kazakhstan, le 6 février 2020.
L'astronaute américaine Christina Koch après l'atterrissage de la capsule spatiale russe Soyouz MS-13 à 150 km au sud-est de Zhezkazgan, au Kazakhstan, le 6 février 2020.

"J'ai dû me réhabituer à marcher", s'est amusée Christina Koch, remarquant aussi: "Pendant mes deux premières minutes de retour sur Terre, j'ai vu plus de visages qu'en un an!"

Cette ingénieure américaine était déjà entrée dans l'histoire en participant à la première sortie spatiale 100% féminine, qu'elle avait effectuée en octobre 2019 avec Jessica Meir, une biologiste marine.

SpaceX cherche quatre clients privés pour un vol dans l'espace

"Je pense que ces jalons motivent les gens et qu'il est important de les reconnaître", a-t-elle noté, tout en assurant "ne plus trop y avoir pensé" une fois dans l'espace. "Ce n'était qu'une question de temps avant que cela arrive", a-t-elle ajouté, rappelant que sa promotion d'astronaute était paritaire.

Pour profiter au maximum des 223 millions de kilomètres parcourus, l'équivalent de 291 allers-retours sur la Lune, Christina Koch a expliqué s'être "focalisée sur les choses qu'on a" dans l'espace et "qu'on n'aura plus jamais" une fois de retour sur Terre.

Les astronautes américaines Jessica Meir (G) et Christina Koch dans la Station Spatiale Internationale. Photo publiée par la NASA le 17 octobre 2019.
Les astronautes américaines Jessica Meir (G) et Christina Koch dans la Station Spatiale Internationale. Photo publiée par la NASA le 17 octobre 2019.

Pendant sa mission, elle a participé à plus de 210 études scientifiques et a elle-même été l'objet d'expériences visant à observer "les effets d'un voyage spatial longue-durée sur une femme", précise la Nasa, qui prépare le retour des astronautes américains sur la Lune à partir de 2024, et peut-être sur Mars dans la décennie à venir.

La mission de Christina Koch, qui a effectué six sorties spatiales, dont les trois premières entièrement féminines, était le deuxième plus long voyage spatial solo parmi les astronautes de la Nasa, le record étant détenu par Scott Kelly, qui a passé 340 jours d'affilée sur l'ISS avant de revenir sur Terre en 2016.

Coronavirus : près de 1.900 morts, mais l'OMS se veut rassurante

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SpaceX cherche quatre clients privés pour un vol dans l'espace

Lancement d'une fusée Falcon 9 de SpaceX à la base aérienne de Cape Canaveral, en Floride, le mercredi 29 janvier 2020. (AP Photo/John Raoux)

La compagnie spatiale américaine SpaceX a annoncé lundi un partenariat pour envoyer jusqu'à quatre clients privés dans l'espace, mais on ignore le prix du billet.

SpaceX a passé un accord avec la société Space Adventures, basée près de Washington et qui a servi d'intermédiaire pour envoyer huit touristes spatiaux dans la Station spatiale internationale (ISS) via l'agence spatiale russe et les fusées Soyouz. Le premier de ces touristes fut Dennis Tito en 2001, qui avait payé 20 millions de dollars pour un séjour de huit jours dans l'ISS. Le dernier en date fut le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, en 2009.

SpaceX les fera voyager à bord de sa capsule Crew Dragon, qu'elle a développée pour transporter des astronautes de la Nasa et qui devrait effectuer son premier vol habité dans quelques mois, à une date non encore fixée.

Les vols privés ne comporteront pas de séjour dans l'ISS, selon le communiqué de SpaceX.

"Cette mission historique ouvrira la voie aux vols spatiaux pour tous ceux qui en rêvent", a déclaré Gwynne Shotwell, présidente de SpaceX, société fondée par le milliardaire Elon Musk.

La date, la durée et le programme de la mission n'ont pas été précisés, mais Eric Anderson, président de Space Adventures, a indiqué que le vol permettrait "d'atteindre deux fois l'altitude des missions précédentes d'astronaute civil ou de visiteur de la station spatiale". L'ISS vole à environ 400 km d'altitude.

Dans le domaine du tourisme spatial, les sociétés Virgin Galactic et Blue Origin sont en train de développer des vaisseaux capables d'envoyer juste au-dessus de la frontière de l'espace, soit beaucoup plus bas (80 ou 100 km selon les définitions choisies respectivement par chaque société), pendant quelques minutes, des passagers privés, moyennant 250.000 dollars ou plus dans le cas de Virgin.

Ce qu'offre SpaceX avec Crew Dragon est une mission beaucoup plus coûteuse, des dizaines de millions de dollars sans doute, à des centaines de km d'altitude, lancée par une fusée Falcon 9, la même qui envoie des sateltites et enverra des astronautes vers l'ISS.

Parallèlement, Boeing est également en train de développer pour la Nasa une capsule orbitale, Starliner, pour rallier l'ISS. Starliner pourra également faire voler des passagers privés à l'avenir, mais son développement est freiné par d'importants problèmes de logiciels qui ont failli provoquer sa perte lors d'une mission d'essai non habitée en décembre.

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