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Combats pour le contrôle d'une base tenue par le groupe État islamique près de Raqa en Syrie

  • VOA Afrique

Un groupe de femmes à Raqa, en Syrie, le 8 juin 2017.

L'alliance à majorité kurde soutenue par les Etats-Unis tentait dimanche de déloger les jihadistes d'un important complexe militaire au nord de Raqa, bastion du groupe Etat islamique (EI) en Syrie.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui regroupent des combattants kurdes et arabes, ont pénétré dans la ville de Raqa par l'est et l'ouest, et se battent actuellement pour conquérir la base de la "division 17" à la périphérie nord de la ville, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Cette base est une ancienne caserne de l'armée syrienne prise par l'EI fin juillet 2014, où au moins 85 soldats avaient été tués au combat ou exécutés sommairement peu après.

Les FDS, qui ont mis sept mois à encercler la ville avant de lancer l'assaut, ont mené une nouvelle attaque sur cette position militaire avec l'appui des raids de la coalition menée par les Etats-Unis, selon l'OSDH.

"Des explosions ont été entendues durant la nuit du fait des échanges de tirs entre les protagonistes", a ajouté l'OSDH.

Selon son directeur, Rami Abdel Rahmane, l'EI a "grandement fortifié" cette base en prévision de l'assaut.

Capturée par l'EI en 2014, Raqa est devenu le symbole des atrocités des jihadistes ainsi qu'une base pour la planification d'attentats commis à l'étranger.

Dans Raqa, outre une partie d'Al-Sabahiya et d'Al-Roumaniya, à l'ouest, les FDS contrôlent le quartier de Mechleb, dans l'est.

"Les combattants des FDS passent au peigne fin le quartier de Mechleb pour s'en servir comme point de départ pour des opérations dans le nord et le sud", selon M. Abdel Rahmane.

Al-Mechleb est un quartier résidentiel dans l'est de Raqa. La majorité de la ville est constituée d'habitats informels, construits à partir des années soixante-dix en raison d'un exode rural massif.

La ville comptait 300.000 habitants sous le règne de l'EI, dont 80.000 déplacés d'autres parties de la Syrie. Des milliers ont fui ces derniers mois et l'ONU estime qu'il reste 160.000 personnes dans la ville.

En appui à l'offensive, les avions de la coalition internationale ont mené des raids sur la ville tout au long de la journée de samedi, tuant au moins 24 civils, selon l'OSDH.

Selon Rami Abdel Rahmane, 58 civils ont été tués au total depuis le début de l'assaut sur la ville le 6 juin.

Avec AFP

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