Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Clinton tente de contenir sa "stupide erreur" sur les électeurs "pitoyables"

La candidate démocrate Hilary Clinton quitte la commémoration du 11 septembre 2016, à New York.

Hillary Clinton tentait dimanche de limiter l'onde de choc de sa sortie sur les électeurs de son rival pour la Maison Blanche Donald Trump, une "erreur stupide" qui lui a valu une pluie de critiques aux Etats-Unis.

La candidate démocrate a participé dimanche matin à la minute de silence à l'occasion de la cérémonie de commémoration des attentats du 11 septembre 2001 à New York, à l'instar du milliardaire républicain.

Les deux opposants pour la présidentielle du 8 novembre ne prévoient aucun événement de campagne dimanche, mais leur présence au mémorial de Ground Zero est un moyen de plus d'ajuster leur costume de présidentiable, à quinze jours de leur premier débat et après s'être écharpés la semaine dernière notamment sur les questions de sécurité nationale.

L'ancienne Première dame s'est par ailleurs longuement confiée sur ses souvenirs du 11-Septembre qui a ouvert quinze années de guerre contre le terrorisme pour les Etats-Unis ainsi que sur sa vision de la lutte contre le groupe Etat islamique, lors d'une interview diffusée dimanche matin par CNN mais enregistrée vendredi, quelques heures avant ses propos controversés qui pourraient fragiliser sa campagne.

Lors d'une soirée de levée de fonds vendredi soir à New York, devant les caméras de télévision, Hillary Clinton avait assuré que, "pour généraliser grossièrement, vous pouvez placer la moitié des partisans de (Donald) Trump dans le panier des pitoyables". "Les racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes. A vous de choisir".

Face à la polémique nationale suscitée par ses propos, les critiques de la droite américaine sur son mépris et la colère de Donald Trump assurant que ces commentaires coûteraient des voix à l'ancienne chef de la diplomatie américaine, cette-dernière a fini par s'excuser samedi, reconnaissant que "généraliser grossièrement n'est jamais une bonne idée".

"C'était une erreur stupide et la tournure étrange de sa phrase est mémorable et va continuer à être utilisée contre elle", a commenté pour l'AFP Larry Sabato, politologue vétéran des campagnes présidentielles américaines. "La grosse erreur a été d'utiliser +moitié+, et d'avoir rétro-pédalé. Mais ce n'est pas facile de se défaire (de ces commentaires) car tout a été pris en vidéo".

"Toutefois, Donald Trump a une liste bien plus longue d'insultes envers des groupes et des personnes. Clinton peut désamorcer son erreur en citant toutes les offenses de Trump", a-t-il estimé.

Tournant ?

De nombreux commentateurs politique ont immédiatement fait le rapprochement entre l'erreur commise par Hillary Clinton et celle de l'ancien candidat républicain à la présidentielle de 2012, Mitt Romney, qui affirmait dans une vidéo volée que 47% des Américains étaient des assistés, ce qui les pousserait à voter pour Barack Obama. Une assertion qui avait largement déstabilisé sa campagne.

"Hillary Clinton vient d'avoir son moment 47%. Quelle terrible chose a-t-elle dit à propos de tant d'Américains respectables", a d'ailleurs écrit Donald Trump sur Twitter.

Cet épisode, qualifié par l'homme d'affaires new-yorkais de "pire erreur" de la campagne présidentielle, représente-t-il un tournant dans une course à la Maison Blanche serrée et imprévisible ?

Un sondage Washington Post-ABC News publié dimanche donne toujours l'ancienne Première dame en tête avec 46% des intentions de vote contre 41% pour le magnat de l'immobilier. Mais il a été conduit avant la controverse.

Depuis ses excuses, Mme Clinton évite soigneusement le sujet. Dimanche, la démocrate a publié un seul tweet: "Nous n'oublierons jamais l'horreur du 11 septembre 2001".

Dans son interview sur CNN, elle a affirmé que défaire le groupe Etat islamique "ne mettrait pas fin à la lutte" contre l'idéologie jihadiste. Pour ce faire, "il faut travailler ensemble", "et cela comprend la communauté musulmane", a-t-elle dit.

En cela, a-t-elle ajouté, "Donald Trump a rendu notre travail plus difficile" par ses propos anti-musulmans, car "même les responsables de l'EI veulent créer une sorte de guerre de religion".

Les diatribes passées du milliardaire, reprend Larry Sabato, le mettent "dans une position de faiblesse pour tirer profit de l'inexactitude d'Hillary Clinton".

Avec AFP

Toutes les actualités

Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala à l'OMC

Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala à l'OMC
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:08 0:00

Présidentielle américaine: le processus électoral est "remis en question"

Présidentielle américaine: le processus électoral est "remis en question"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:42 0:00

L'ouragan Zeta a touché terre près de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane

Un panneau de campagne électorale se trouve dans un arbre alors que l'ouragan Zeta balaie la Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis, le 28 octobre 2020.

L'ouragan Zeta a touché terre mercredi après-midi près de La Nouvelle-Orléans,dans l'Etat américain de Louisiane, avec des vents allant jusqu'à 130 km/h, après avoir légèrement perdu en puissance, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Zeta, la 11e tempête portant un nom à frapper les Etats-Unis cette année, un record, a touché terre en temps qu'ouragan de catégorie 2 sur une échelle qui en compte 5 à environ 100 kilomètres au sud de la Nouvelle-Orléans.

Les effets de sept tempêtes ou ouragans se sont fait ressentir, à des degrés divers, en Louisiane, particulièrement affectée cette saison.

Une alerte ouragan a été émise et s'étend sur plus de 300 kilomètres de la ville de Morgan City en Louisiane, jusqu'à la frontière entre le Mississippi et l'Alabama. Des ordres d'évacuation obligatoire ont été émis dans certaines régions côtières.

Outre les vents et les fortes pluies attendues, le NHC a également mis en garde contre les dangers posés par la montée des eaux de la mer: une alerte à la submersion côtière est en place pour toute une partie du littoral, avec une houle attendue à plus de 3 mètres.

Les habitants de La Nouvelle-Orléans, rodés à l'exercice, bouclaient les préparatifs mercredi avant l'arrivée de Zeta: provisions stockées, en prévision des coupures d'eau ou d'électricité, et maisons protégées par des sacs de sable ou du contreplaqué.

"Pour les gens qui habitent ici, ça fait juste partie du fait de vivre ici", a expliqué à l'AFP, Geoff Wallace, 60 ans. "Ce qui a de bien avec celui-là, c'est qu'il bouge vite."

Zeta se déplace en effet à une vitesse de 40 km/h, ce qui diminue les risques d'inondation sur La Nouvelle-Orléans. Cette dernière reste encore traumatisée par le passage de l'ouragan Katrina en 2005 qui avait eu le temps d'inonder 80% de la ville et de provoquer environ 1.500 décès en Louisiane.

"Il semble assez clair maintenant que Zeta frappera directement La Nouvelle Orléans. Finissez de vous préparer ce matin", a tweeté dans la matinée la maire de la ville, LaToya Cantrell. "Assurez-vous que vous avez de l'eau, de la nourriture et des médicaments pour tous les membres de votre foyer."

Le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards a pour sa part appelé les gens à rester chez eux, ajoutant sur Twitter que si "aujourd'hui a été dur, nous continuons à subir Zeta, chacun doit rester à l'écoute des consignes locales et suivre les couvre-feux là où ils sont déclarés".

Lors d'une interview radio, le gouverneur a précisé que 500.000 foyers étaient déjà privés d'électricité, donc 78% de la Nouvelle-Orléans, où son emblématique quartier Français a été totalement déserté.

Certaines zones côtières, particulièrement touchés, ont déclaré le couvre-feu.

Le président Donald Trump a approuvé mardi soir la déclaration d'état d'urgence pour la Louisiane, permettant de débloquer des moyens fédéraux, a annoncé la Maison Blanche.

L'ouragan Zeta, qui s'était formé sur la mer des caraïbes, avait touché terre lundi soir dans les environs de Ciudad Chemuyil, dans l'Etat de Quintano Roo au Mexique. Son passage n'y a pas fait de victimes, selon son gouverneur. Il avait ensuite été rétrogradé en tempête tropicale avant de reprendre de la puissance et de toucher les Etats-Unis.

La saison des ouragans, qui n'est pas encore terminée, est particulièrement intense cette année. A cause de l'épuisement de la liste des noms latins prévus, les météorologues ont commencé à les identifier avec l'alphabet grec.

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques, qui prévoient une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5, les plus destructrices.

Ancien bastion républicain, le Texas de plus en plus contesté

Ancien bastion républicain, le Texas de plus en plus contesté
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:39 0:00

La lune de miel entre Washington et Paris est terminée

La lune de miel entre Washington et Paris est terminée
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:28 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG