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Clap de fin pour "The Americans", la série sur la Guerre froide qui fait écho à la réalité

L'actrice Keri Russell, à droite incarne le personnage d’Elizabeth Jennings dans la serie “The Americans”. (Photo par Andy Kropa / Invision / AP/08 juillet 2014, New York)

Elle se passe pendant la Guerre froide et a commencé à être diffusée quatre ans avant l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, mais rappelle étrangement la réalité: la série "The Americans" se termine après avoir tenu fans et critiques en haleine pendant six saisons.

La série suit deux agents du KGB profondément infiltrés dans la société américaine des années 1980: Elizabeth et Philip Jennings ont tout d'Américains moyens, tiennent une agence de voyages et vivent dans une grande maison en banlieue mais sont en fait des espions russes d'élite.

Dans cette sixième saison, ils sont en fuite, rattrapés par un plan de leur propre agence pour ruiner un sommet historique entre le président américain Ronald Reagan et le réformiste soviétique Mikhaïl Gorbatchev, qui pourrait mettre fin à la Guerre froide.

Leur voisin Stan, un agent du FBI, va-t-il lever le voile sur leur identité? Parviendront-ils à s'en sortir? Le secret est aussi bien gardé par la chaîne FX que les codes nucléaires par la Maison Blanche.

Mais quel que soit le dénouement apporté par le dernier épisode mercredi, le thème au coeur de la série --les dégâts provoqués par la concurrence entre Moscou et Washington-- restera dans les esprits dans une capitale américaine consumée par la peur que le renseignement russe ait manipulé l'élection de Donald Trump en 2016, et où l'ingérence russe est évoquée au quotidien par les médias.

De la difficulté d'être espion

Le synopsis de départ est simple: comment les Jennings --incarnés par Keri Russell et Matthew Rhys-- vivent avec leurs deux enfants en même temps qu'ils obéissent aux ordres du KGB, dérobent des documents classés top secrets, éliminent des rivaux et échappent au contre-espionnage américain.

Déchirés entre leurs obligations d'espions endurcis et leur vie de parents, ils doivent naviguer entre les écueils d'un mariage auquel ils ont été contraints par leur hiérarchie, l'éducation d'adolescents et la guerre des factions à Moscou.

Dans la sixième saison, ils sont pris entre la vieille garde communiste et les progressistes représentés par Gorbatchev, une bataille qui va provoquer le chaos dans les derniers épisodes.

Bien qu'Hollywood ait produit de nombreux films et séries sur des espions, nombreux sont les responsables du renseignement à Washington à saluer le réalisme de "The Americans".

Un réalisme dû en partie à la coopération entre FX et d'ex-espions, qui ont fait office de conseillers. Le créateur et producteur exécutif de la série lui-même, Joe Weisberg, est un ancien de la CIA.

Son idée a été approuvée peu après l'arrestation, en 2010, d'une dizaine d'espions russes aux Etats-Unis.

"Comme nous l'avons fait"

A Washington, où la communauté du renseignement est une élite comme les financiers le sont à Wall Street et les champions de la tech à la Silicon Valley, beaucoup sont passionnés par "The Americans". Même la nouvelle directrice de la CIA, Gina Haspel, est fan.

"Les techniques et la technologie des années 1980 sont en général justes dans The Americans", dit Jonna Hiestand Mendez, qui fut agent de la CIA en Europe pendant des années avant de prendre la tête du déguisement à l'agence.

"Le scénario fourmille de cachettes secrètes et de protocoles de communication, de déguisements et de pilules de cyanure, d'écriture secrète et de signaux qui ont été utilisés pour une communication impersonnelle avec votre agent ou votre équipe. Tout est correctement exécuté. C'est comme nous l'avons fait", ajoute-t-elle dans une récente tribune dans le Washington Post.

Elle qualifie toutefois le sexe et la violence dans la série d'"exagérés et gratuits", soulignant que, bien qu'elle ait été formée au tir de plusieurs types d'armes à feu, elle n'en a jamais porté une en 30 ans.

Mais elle reconnaît que "The Americans" est "une exploration réfléchie de la nécessité de gérer la tromperie quotidienne qui fait partie du travail d'un espion".

Avec AFP

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Nouvel abandon d'un candidat démocrate dans la course à la Maison Blanche

Le gouverneur démocrate de Washington, lors du premier débat Premier débat des démocrates, à Miami, le 26 juin 2019

Il n'en reste plus que 22: le candidat à la primaire démocrate Jay Inslee a annoncé mercredi qu'il se retirait de la course à la Maison Blanche.

C'est le troisième abandon dans cette primaire après ceux d'Eric Swalwell et John Hickenlooper.

Jay Inslee, gouverneur progressiste de l'Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis, plafonnait à moins de 0,5% dans les sondages pour l'investiture démocrate.

"Cela devient maintenant clair que je ne vais pas être le choix principal, je ne vais pas être président, donc je me retire de la course", a-t-il déclaré lors d'une interview avec la présentatrice Rachel Maddow sur la chaîne MSNBC mercredi soir.

Depuis son entrée dans la course à la Maison Blanche en mars, Jay Inslee, 68 ans, avait fait de l'écologie son cheval de bataille.

"Le changement climatique, c'est le gros morceau et nous devons tout faire pour lutter contre", avait-il déclaré lors d'une interview à l'AFP la semaine dernière dans l'Iowa.

Jay Inslee voulait réduire à zéro les émissions de CO2 d'ici 25 ans, en passant à un parc de nouveaux véhicules -bus et automobiles- 100% électrique d'ici 2030.

Un programme particulièrement ambitieux aux Etats-Unis.

Les démocrates ne sont maintenant plus que 22 à vouloir remplacer le républicain Donald Trump à la Maison Blanche.

Selon les derniers sondages, l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, est en tête avec 28,8% devant le sénateur socialiste Bernie Sanders (16%) et la sénatrice Elizabeth Warren (15,4%).

Avec AFP

Menace de récession, Trump toujours confiant

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Moi, Diego, coiffeur des présidents américains

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Un projet unique pour les 400 ans de l'esclavage

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Trump affirme qu'"aucun président" américain n'a autant aidé Israël que lui

Le président américain Donald Trump rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son épouse Sara en présence de la première dame Melania Trump à la Maison Blanche le 5 mars 2018 à Washington, DC.

Donald Trump a affirmé mercredi qu'"aucun président" des Etats-Unis n'avait fait autant que lui pour Israël, alors qu'il était interrogé sur ses déclarations sur la "grande déloyauté" des électeurs juifs américains votant démocrates, dénoncées par certains comme étant antisémites.

"Je suis responsable de choses formidables pour Israël", a répondu le républicain à un journaliste qui l'interrogeait sur ses propos concernant la "loyauté" des électeurs juifs américains, en précisant dans sa question qu'il s'agissait d'un "célèbre cliché antisémite".

Sans répondre aux accusations d'antisémitisme, Donald Trump a insisté: "Aucun président n'est proche d'en avoir fait autant que moi" pour Israël.

Citant notamment sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, ainsi que de la souveraineté israélienne sur la partie du Golan syrien annexée par Israël en 1981, le milliardaire a alors de nouveau accusé des parlementaires dont l'Américano-palestinienne Rashida Tlaib, d'être "antisémites".

"Elles sont anti-Israël", a-t-il ajouté lors d'une longue conférence de presse improvisée devant la Maison Blanche.

"Selon moi, si vous votez pour un démocrate, vous êtes déloyaux envers le peuple juif et très déloyaux envers Israël", a-t-il réitéré. "Les démocrates se sont vraiment éloignés d'Israël. Je ne peux pas comprendre comment ils peuvent faire ça".

Ses déclarations mardi soir sur la "grande déloyauté" des électeurs juifs votant démocrate lui ont valu une volée de critiques de la part d'associations de lutte contre l'antisémitisme et de parlementaires démocrates.

Selon eux, elles rappellent le stéréotype sur la "double allégeance" supposée des juifs, qui ne seraient pas "loyaux" envers le pays où ils vivent.

Le candidat à la Maison Blanche Bernie Sanders a tweeté: "Je suis fier d'être juif et je n'ai aucune inquiétude sur le fait de voter démocrate".

En pleine controverse, Donald Trump a consacré trois tweets mercredi matin à rapporter les propos d'un commentateur de radio conservateur, qui aurait déclaré: "Le président Trump est le meilleur président pour les juifs et pour Israël de l'histoire de l'humanité (...) Et les juifs en Israël l'adorent comme si c'était le roi d'Israël".

"Merci Wayne Allyn Root pour ces mots très gentils", a écrit le président des Etats-Unis.

Le "hashtag" #kingofIsrael ("roi d'Israël") figurait parmi les sujets les plus commentés sur Twitter aux Etats-Unis mercredi après-midi.

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