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Clap de fin de la deuxième édition d'Ouaga Films Lab


Une partie du jury du ''Pitch'', à Ouagadougou, le 24 septembre 2017. (VOA/Issa Napon)

Au Burkina Faso, des réalisateurs et producteurs de cinéma ont bouclé samedi une résidence internationale de formation où une vingtaine de professionnels du cinéma ont pu développer leurs projets lors de la 2e édition de Ouaga Films Lab.

Pour la 2e édition de Ouaga films Lab, 10 réalisateurs et 15 producteurs sélectionnés pour la qualité de leurs projets ont profité de deux semaines de résidence en coaching et mentoring.

Grâce à cette plateforme, les participants peuvent acquérir la capacité d’accéder aux niveaux mécanismes de financements du cinéma, comme le souligne Ousmane Boundaoné, administrateur de Ouaga Films Lab.

Ousmne Boudaone, administrateur d'Ouaga Films Lab en séance, à Ouagadougou, le 24 septembre 2017. (VOA/Issa Napon)
Ousmne Boudaone, administrateur d'Ouaga Films Lab en séance, à Ouagadougou, le 24 septembre 2017. (VOA/Issa Napon)

"L’Afrique de l’Ouest, notamment l’Afrique francophone, a été habituée a des guichets traditionnels, mais ces guichets se sont complètement desséchées", explique-t-il.

Il poursuit : "il n y a plus de financement pour le cinéma, hors des films se font ailleurs des pays émergent sur la scène cinématographique, comme au Nigeria".

Parmi les experts présents, le Burkinabè Gaston Kaboré, spécialiste de films de fiction, explique qu'il essaie "de reposer les fondamentaux de l’écriture scénaristique de fiction et de mettre en exergue un certain nombre de règles de structuration".

"Mon travail consiste un peu à aider à aller plus loin dans la connaissance de son sujet", conclut-il.

Les membres du jury de Ouaga Films Lab en séance, à Ouagadougou, le 24 septembre 2017. (VOA/Issa Napon)
Les membres du jury de Ouaga Films Lab en séance, à Ouagadougou, le 24 septembre 2017. (VOA/Issa Napon)

La jeune réalisatrice Aicha Macky espère bien décrocher le graal avec son projet-documentaire sur thème très actuel.

"C’est l’histoire de ma ville natale, Zinder, qui était pendant longtemps considérée comme havre de paix; mais après la participation du président de la République à paris pour l’évènement Charly Hebdo, la ville est étiquetée; donc je cherche tout simplement à travers les moyens du cinéma de comprendre comment un havre de paix peut migrer vers ce que des gens ont qualifié de fief de la radicalisation", raconte-elle.

Séance de présentation des projets par un binôme réalisatrice-producteur, à Ouagadougou, le 24 septembre 2017. (VOA/Issa Napon)
Séance de présentation des projets par un binôme réalisatrice-producteur, à Ouagadougou, le 24 septembre 2017. (VOA/Issa Napon)

Les formateurs venus d’Afrique et d’Europe ont renforcé à travers un laboratoire de production les connaissances des jeunes producteurs à l’image de Carine Bado.

"Je suis venu avec le projet "Dream in America", un projet de long métrage qui retrace le parcours des étudiants étrangers aux États-Unis, en particulier dans la région de Boston à travers la vie d’un jeune homme et ce projet est écrit Serges Ahmed Sawadogo", explique-t-elle, soulignant que de parler et échanger avec les experts lui montrent qu'elle aussi à son but.

Ouaga Films Lab espère par ces rapprochements entre professionnels seniors et juniors, mais aussi des structures de financements, pourront contribuer à l’émergence d’une véritable industrie culturelle et créative porteuse de développement économique pour la jeune génération de professionnels du cinéma africain.

Issa Napon, correspondant à Ouagadougou

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