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Trois Palestiniennes arrêtées après la publication vidéo de soldats israéliens bousculés


Les arrestations ont eu lieu à Nabi Saleh, au nord de Ramallah en Cisjordanie occupée, le 7 décembre 2017.

L'armée israélienne a arrêté mercredi une troisième Palestinienne liée à une vidéo devenue virale montrant des soldats israéliens se faire bousculer en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 50 ans.

Les soldats ont arrêté Nour Naji Tamimi, 21 ans, dans le village de Nabi Saleh, au nord de Ramallah, selon des habitants.

Sa cousine, Ahed Tamimi, 17 ans, à la pointe de la contestation contre l'occupation israélienne, avait elle été arrêtée dans la nuit de lundi à mardi. Elle a comparu mercredi devant un tribunal militaire.

Les images tournées vendredi dernier à Nabi Saleh, apparemment avec un téléphone portable, montrent les deux jeunes cousines s'approcher de deux soldats israéliens appuyés sur un muret, les bousculer, puis leur donner des coups de pied et de poing et des gifles. Les soldats, armés et casqués, demeurent impassibles face à ce qui semble relever davantage de la provocation que de la volonté de faire mal. Puis ils s'éloignent à reculons.

Ahed Tamimi apparaît comme la plus agressive dans la vidéo.

>> Lire aussi: Israël ne "tolérera pas" la poursuite des tirs de roquettes

La mère d'Ahed Tamimi, Nariman Tamimi, présente lors de l'incident, a été également arrêtée et placée en garde à vue jusqu'à jeudi, selon la police israélienne.

Les faits semblent s'être déroulés devant la maison de la famille Tamimi. Ils se sont produits en marge d'une manifestation contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Une autre vidéo montre les deux cousines disant aux soldats, qui semblent se tenir sur les marches de la maison familiale, de partir.

Selon le père, Bassem Tamimi, les Israéliens ont saisi des portables, des ordinateurs et d'autres équipements électroniques.

Vendredi, un membre de la famille Tamimi a été touché à la tête par une balle en caoutchouc tirée par des soldats israéliens lors de protestations contre la décision de Donald Trump sur Jérusalem, a indiqué la famille.

Les Tamimi se veulent à la pointe de la contestation à Nabi Saleh. Le père dit avoir été arrêté à maintes reprises. Ahed Tamimi, célèbre malgré ses 17 ans, s'est distinguée en brandissant le poing sous le nez de soldats israéliens sur des photos qui lui ont valu d'être reçue en 2012 par Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre turc.

Elle était encore en 2015 sur des photos également remarquées: l'adolescente était parmi des femmes qui tentaient de faire lâcher prise à un soldat plaquant contre un rocher un enfant au bras dans le plâtre --son petit frère en l'occurrence--.

Pour beaucoup d'Israéliens, les Tamimi sont considérés comme des "agitateurs".

Le conflit israélo-palestinien a généré de très nombreuses images controversées de comportements violents de soldats israéliens vis-à-vis de Palestiniens.

L'incident de vendredi, qui projette une image de retenue dans des circonstances non expliquées, a fait la Une des médias et suscité de très nombreuses réactions politiques.

Le ministre de l'Education, Naftali Bennett, a affirmé qu'Ahed Tamimi était passible de sept ans de prison.

Par ailleurs, des manifestations contre la décision de Donald Trump sur Jérusalem ont eu lieu mercredi près du barrage militaire israélien de Qalandia, entre Ramallah et Jérusalem, en Cisjordanie occupée. Les protestataires ont lancé des pierres sur lessoldats qui ont riposté notamment avec des gaz lacrymogènes.

Avec AFP

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