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Après l'accouchement, le réconfort: repos 5 étoiles pour mamans chinoises

Des infirmières s'exercent à sourire avec des baguettes dans la bouche en Chine, le 8 mai 2017.

En Chine, où les mamans et leur bébé doivent, selon la tradition, être confinés et bichonnés pendant un mois après l'accouchement, de luxueux centres spécialisés proposent des séjours mensuels à 11.000 dollars.

Cours de yoga, salon de massage, nounou attitrée, cheesecakes élaborés par des cuisiniers disponibles à tout moment... Bienvenue dans un "centre de repos post-natal" de Shanghai (est), où tout est pensé pour le bien-être des familles.

La culture traditionnelle chinoise dicte aux jeunes mères de limiter au maximum les efforts, l'exposition aux courants d'air et les aliments épicés durant un mois après la naissance. Elles doivent accorder un soin particulier à leur santé.

Les mamans restent en général à la maison. Mais les établissements d'accueil spécialisés se multiplient. Comme le Centre post-natal international du lac Malaren, à Shanghai. Prix mensuel: jusqu'à 70.000 yuans (11.000 dollars).

"On préférait trouver une structure professionnelle pour s'occuper de notre bébé. On n'avait pas d'expérience dans ce domaine", explique Yu Xueting, 34 ans, aux côtés de son fils Kangkang né il y a quelques semaines.

Une armada d'infirmiers, de soignants et de "coaches" sont aux petits soins pour les locataires de cet établissement moderne, orné de tourelles qui s'inspirent de l'architecture de l'Europe du Nord.

Une nounou dort dans la même chambre que maman et bébé. Un studio photo immortalise les premiers instants de la vie du nourrisson. Et des professeurs enseignent aux mères comment s'occuper de l'enfant -- et d'elles-mêmes.

Quant aux pères, ils peuvent également séjourner dans l'établissement s'ils le souhaitent, mais se contentent en général d'effectuer des visites.

Pour la jeune maman Yu Xueting, qui travaille pour la société informatique américaine Hewlett-Packard, le séjour dans ce centre spécialisé permet de "libérer la famille".

"Si on ramène tout de suite le bébé à la maison, personne ne pourra passer de bonnes nuits. J'ai un congé maternité, donc pour moi ça va, mais mon mari doit aller travailler tous les jours".

Pas de douche

La tradition du repos post-natal remonte à 200 avant J.-C., explique Elizabeth Hui-Choi, maître de conférence à l'Ecole d'infirmiers de l'Université de Hong Kong.

Les impératrices faisaient alors l'objet d'une attention minutieuse après l'accouchement. Elles devaient suivre un régime alimentaire spécial et des soins afin de se remettre sur pied et d'éviter les maladies.

"Pour les gens de l'époque, bien traiter la mère était forcément bénéfique au bébé. Et cette vision a perduré jusqu'à aujourd'hui", explique Mme Hui-Choi.

En vertu de certains préceptes anciens, des mamans vont pendant un mois arrêter de se doucher, de se brosser les dents ou même de s'aventurer à l'extérieur. Ces actions sont perçues comme susceptibles de bouleverser l'équilibre thermique et spirituel du corps.

Yu Xueting a ainsi cessé pendant une semaine de se laver les cheveux. Mais les médecins du centre lui ont assuré que ce n'était pas nécessaire.

Beaucoup d'experts en Chine recommandent aujourd'hui une approche plus pragmatique, à mi-chemin entre médecines chinoise et occidentale. Pour eux, certains rituels anciens ne sont pas hygiéniques et peuvent renforcer le sentiment d'isolement des femmes et déboucher sur une dépression post-partum.

Selon le journal étatique Legal Daily, le nombre de centres post-natals en Chine a "explosé" ces dernières années, passant de quelques dizaines en 2000 à plus de 4.000 en 2017.

Explication: les Chinoises donnent naissance à leur premier enfant plus tard dans leur vie car elles font davantage d'études qu'auparavant. Les grands-parents sont donc plus âgés et moins capables de donner un coup de main, d'où le recours à une aide extérieure.

Six repas par jour

L'élévation très rapide du niveau de vie dans le pays depuis plus de 30 ans fait également que les Chinois ont davantage les moyens de se payer ce genre de centre.

Enfin, la demande a gonflé depuis que la Chine a assoupli en 2015 sa politique de limitation des naissances: les parents ayant déjà un enfant peuvent éprouver des difficultés à s'occuper seuls de leur nouveau-né.

Mais l'habitude du "mois post-natal", très respecté en Chine, est parfois accueillie avec scepticisme à l'étranger. Comme l'explique Xu Jingfang, la maman du petit Kirk qu'elle a eu avec son mari britannique.

"Au début, il trouvait l'idée vraiment bizarre. Il m'a dit 'Tu vas avoir un bébé, pas une opération à coeur ouvert'", explique la jeune femme de 30 ans. Elle est l'une des 80 mères à séjourner dans l'établissement de Shanghai.

Elle raconte que "tous (ses) amis et proches" ont décidé de recourir à ce type de centre.

"C'est bien plus simple. Ici, vous avez des soins 24 heures sur 24 pour le bébé. Vous avez quelqu'un qui vous cuisine six repas par jour", ajoute Mme Xu, entourée d'une flopée de soignants prêts à s'occuper du petit Kirk au premier gémissement.

Mais cela ne sera-t-il pas trop dur de rentrer à la maison après un séjour tout confort dans et établissement?

"J'ai recruté une nounou pour chez nous. Je pense que la vie sera plus intéressante qu'ici, où parfois je m'ennuie un peu. Mais elle va aussi devenir plus dure".

Avec AFP

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Coronavirus: entre reconfinements partiels et l'espoir d'un vaccin

Le professeur Gottfried Kremsner injecte un vaccin contre le COVID-19 de la société de biotechnologie allemande CureVac à un volontaire de son institut tropical de la clinique universitaire de Tuebingen, en Allemagne, le 22 juin 2020. REUTERS / Kai Pfaffenbach

La pandémie de covid-19 ne cesse de se répandre. Des pays recourent à des reconfinements partiels, alors que se renforce l'espoir d'un futur vaccin.

Le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes après quatre mois de fermeture à cause du coronavirus, avec l'arrivée à l'aéroport international de Dakar ce mercredi à minuit d'un vol d'Air Algérie.

Les Maldives ont rouvert aussi leurs complexes touristiques et accueilli leur premier vol international depuis plus de trois mois. Disneyland Paris, première destination touristique privée en Europe, a rouvert ses portes au public avec une capacité d'accueil limitée. Idem pour Disney World en Floride, selon le quotidien Orlando Sentinel.

En Espagne, plusieurs communes en Catalogne ont été reconfinées mercredi en raison d'un important foyer de contagion. C’est pareil au Portugal, où le gouvernement prolonge jusqu'à fin juillet les mesures de reconfinement partiel dans la région de Lisbonne pour maîtriser des foyers de contagion.

L'Inde s'apprête à reconfiner près de 140 millions d'habitants dans la région de Bangalore. A Hong Kong, les bars, les salles de sport et les salons de coiffure ont dû être fermés à nouveau mercredi.

En Iran, 140 médecins et infirmiers sont morts du coronavirus depuis le début de la pandémie.

Le Brésil a enregistré 1.300 morts supplémentaires en 24 heures. Aux Etats-Unis, quelque 63.262 nouvelles infections sont apparues depuis lundi.

La firme américaine de biotech Moderna a annoncé mardi qu'elle s'apprêtait à lancer la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin. 45 volontaires prennent part à la "phase un" de ces tests.

Son vaccin expérimental a montré qu'il était sûr et déclenchait une réponse immunitaire chez l'ensemble des 45 volontaires sains prenant part aux tests de "phase un", ont dit mardi des chercheurs dans le New England Journal of Medicine. La nouvelle a conduit à un bond de 16% de sa cotation en bourse, selon la chaîne de télévision américaine CNBC.

Le ministère russe de la défense affirme avoir développé aussi un vaccin après des essais cliniques sur 18 volontaires et, pour le moment il n’y a pas eu de complications majeure ni d’effet secondaires.

La semaine dernière le gouvernement de la Guinée équatoriale a annoncé avoir déjà passé des commandes pour Remdesivir, le vaccin développé par la société pharmaceutique Gilead. Il a été acquis au prix fort de 13.000 dollars l'unité, selon le vice-président Teodoro Obiang Nguema.

L'espoir est donc permis.

Bientôt un vaccin contre la maladie covid-19?

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La Coupe du monde 2022 se déroulera du 21 novembre au 18 décembre

Les officiels célèbrent après l'annonce que la Coupe du Monde de la FIFA 2026 aura lieu aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, lors du 68ème Congrès de la FIFA à Moscou, en Russie, le 13 juin 2018. REUTERS/Sergei Karpukhin

La Fédération internationale de football association (FIFA) a annoncé mercredi que la Coupe du monde de 2022 se déroulera du 21 novembre et au 18 décembre, a-t-on appris de plusieurs sources.

Le Qatar, pays hôte, est qualifié d’office.

La Coupe du monde a lieu tous les quatre ans. Elle est disputée par les équipes nationales masculines des pays membres de la FIFA.

Avant même le premier coup de sifflet, l'édition 2022 est déjà entachée d’allégations de corruption de la part des hauts responsables de la FIFA.

Des organisations de défense des droits de l'homme ont également dénoncé les conditions de travail des ouvriers qui construisent les stades dans les conditions désertiques du Qatar.

Comme pour les tournois précédents, l'édition 2022 verra la participation de cinq équipes africaines.

Des millions de personnes appauvries par les conflits et le changement climatique

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Le président américain Donald Trump renonce à sa menace d'expulser les étudiants étrangers

Gregory Minott est venu aux États-Unis de sa Jamaïque natale il y a plus de deux décennies avec un visa d'étudiant et a pu se tailler une carrière en architecture, à Handover, 12 juin 2020.

Le gouvernement américain a finalement renoncé à sa décision controversée de priver de visas les étudiants étrangers dont les cours resteraient virtuels à la rentrée universitaire pour cause de pandémie.

La décision, qui avait été annoncée par la police de l'immigration le 6 juillet, avait été attaquée en justice par de nombreuses universités, dont Harvard et MIT, avec le soutien des syndicats d'enseignants et près de 20 Etats américains.

Loterie des visas américains: rêve brisés pour de nombreux récipiendaires
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Selon le New York Times, plus d'une douzaine de sociétés technologiques, dont Google, Facebook et Twitter, ont également manifesté leur soutien aux universités, arguant que la politique nuirait à leurs entreprises.

"La compétitivité future de l'Amérique dépend de l'attraction et de la rétention d'étudiants internationaux talentueux", ont déclaré les entreprises dans des documents judiciaires.

"Les parties sont arrivées à une solution (...) le gouvernement a accepté d'annuler la décision", a indiqué une juge de Boston, Allison Burroughs, lors d'une audience par téléconférence qui n'a duré que quelques minutes.

Des milliers d'étudiants risquaient d'être expulsés, alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis et que de nombreux Etats ont dû rétablir des mesures de confinement dans l'espoir de l'endiguer.

Les universités Harvard et MIT avaient demandé le blocage d'une décision qu'ils qualifiaient d'"arbitraire et capricieuse", et visant à "forcer les universités à reprendre l'enseignement en présentiel", au mépris des risques sanitaires encourus alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis.

Les étudiants étrangers suivant des cours uniquement en ligne menacés d’expulsion
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Le président Donald Trump, qui joue sa réélection en novembre en partie sur la relance de l'économie américaine, ne cesse d'appeler à la réouverture des établissements scolaires à la rentrée.

Il a cité l'exemple de plusieurs pays européens qui ont "ouvert les écoles sans problème" et menacé les élus démocrates -- qu'il accuse de vouloir maintenir les écoles fermées pour des raisons politiques -- de couper leurs subventions fédérales s'ils ne les rouvraient pas.

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