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Chanel annonce la mort de Karl Lagerfeld

Karl Lagerfeld lors du défilé Métiers d'Art de Chanel à Hambourg, Allemagne, 6 décembre 2017.

Le styliste allemand Karl Lagerfeld est mort mardi à l'âge de 85 ans, a annoncé la maison Chanel dont il était le directeur artistique depuis 36 ans.

Lagerfeld avait vu sa santé considérablement décliner ces dernières semaines, au point de ne pas se présenter pour saluer le public, après le défilé de la collection Printemps-Été 2019. Chose qu'il n'avait jamais manqué de faire depuis ses débuts chez Chanel en janvier 1983.

Le patron du goupe LVMH Bernard Arnault s'est dit "infiniment attristé" et a rendu hommage à "son ami très cher" Karl Lagerfeld.

Le couturier allemand était à la tête de trois marques (Chanel, Fendi et sa griffe éponyme), mais son nom reste étroitement associé à la maison de la rue Cambon, dont il n'a cessé de bousculer les codes en réinventant les classiques tailleurs de tweed et les sacs matelassés.

Homme de son temps, il signait des défilés aux mises en scène spectaculaires, reconstituant sous la verrière du Grand Palais tantôt une plage plus vraie que nature, tantôt les quais de Seine avec les boîtes de bouquinistes ou une forêt enchantée qui faisaient un tabac sur les réseaux sociaux.

Né à Hambourg, Karl Lagerfeld aimait entretenir le mystère sur sa date de naissance. Pour plusieurs titres de la presse allemande, s'appuyant sur des documents officiels, il avait vu le jour le 10 septembre 1933. Il affirmait quant à lui être né en 1935, indiquant que sa "mère avait changé la date", dans une interview à Paris-Match en 2013.

Après une enfance aisée dans la campagne de l'Allemagne nazie, il avait déménagé avec sa mère à Paris dans les années 50. Sa carrière fut lancée après qu'il eut remporté le premier prix du concours du "Secrétariat international de la laine", ex-æquo avec Yves Saint-Laurent en 1954.

Boulimique de travail, enchaînant les collections, Karl Lagerfeld avait aussi la passion de la photographie et signait les campagnes Chanel.

Le "Kaiser" avait aussi le talent de faire émerger des mannequins stars: la Française Inès de la Fressange, qui a signé un contrat d'exclusivité avec Chanel en 1983, l'Allemande Claudia Schiffer, la Britannique Cara Delevingne ou encore Lily-Rose Depp.

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Arrivée de Felicien Kabuga devant un tribunal français

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La Cour de Cassation de Paris a confirmé le transfert de Félicien Kabuga au TPIR

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De lourdes pertes dans le conflit Arménie-Azerbaïdjan

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France: démantèlement d'un campement de migrants à Calais

Des migrants soudanais attendent près d'un feu dans la forêt à Ouistreham, France, le 5 octobre 2017.

Les forces de l'ordre ont procédé mardi matin à Calais, dans le Nord de la France, au démantèlement d'un campement de migrants, où vivaient environ 800 personnes, la plus importante opération de ce type depuis l'évacuation de la "Jungle" en 2016.

Le démantèlement a débuté dans le calme vers 07H00 (05H00 GMT) dans le secteur dit de "la lande de Virval", proche de l'hôpital de Calais, bouclé par les policiers et autour duquel des tentes de la Protection civile avaient été dressées. Une vingtaine de migrants ont été conduits dans un bus vers 7H30, un deuxième est parti vers 08H00.

Au cours de l'opération, "plus de 600 personnes isolées, réparties dans trente bus, ont été prises en charge et transportées vers des centres situés dans la région Hauts-de-France (celle de Calais, ndlr) et d'autres régions françaises", selon un communiqué diffusé par la préfecture locale. Parallèlement, "34 personnes en situation irrégulière ont été interpellées en vue d'un placement en retenue administrative".

"Nous voulons éviter toute concentration et point de fixation nouveaux sur Calais et cette zone du Virval sera rendue inaccessible", a déclaré sur place le préfet Louis Le Franc, affirmant que cette évacuation était la plus "importante" depuis "le démantèlement de la lande de Calais", le bidonville où ont vécu jusqu'à 9.000 migrants entre 2015 et 2016.

"À mes yeux, c'est d'abord une opération de mise à l'abri. Les migrants vivent dans cet espace boisé dans des conditions extrêmement difficiles. (...) Il était important de sortir l'ensemble des migrants avant (...) la période hivernale", a poursuivi M. Le Franc.

La préfecture recensait environ 500 tentes sur place, estimant que la présence de ce campement posait "de sérieux problèmes de sécurité, de salubrité et de tranquillité en particulier pour le personnel et les usagers du Centre Hospitalier".

Les migrants pris en charge sont essentiellement des hommes, somaliens, soudanais, iraniens, irakiens ou encore érythréens. La préfecture indique que 14 femmes et huit mineurs ont été "orientés vers des centres d'hébergement et de réadaptation sociale".

Dans le sous-bois où étaient installés les migrants, qui sont monté dans les bus en file indienne et par nationalité, de nombreuses tentes, duvets, couvertures, chaussures et vêtements ont été abandonnés. Canettes, déchets, caddies renversés et bâches jonchaient le sol, ainsi que des couvertures de survie.

"Une opération du communication"

"Notre objectif est aussi de lutter activement contre les passeurs", a insisté le préfet. Et de citer les tarifs exigés: 7.000 euros pour une traversée en bateau "dans de bonnes conditions", 3.000 euros dans de "mauvaises", alors que les tentatives de traversées par la mer ont fortement augmenté ces derniers mois.

Les associations, mobilisées depuis le 10 septembre contre l'interdiction de distribuer des repas aux migrants dans le centre-ville de Calais -- seule une association mandatée par l'Etat y étant autorisée -- ont accueilli cette opération avec le plus grand scepticisme.

"Les gens reviendront dans quelques jours et s'installeront un peu plus loin. On dépense des fortunes, à faire déplacer des dizaines de bus, la police, et ça ne sert strictement à rien. C'est une opération de communication, rien de plus", a déploré Maya Konforti, de l'Auberge des migrants.

"Imaginez, être réveillé à 03h00 du matin, la police partout autour de vous, on vous force à monter dans des bus pour aller dans un lieu où vous ne voulez pas aller. A la moindre occasion, ils descendront du bus, et reviendront, souvent à pied", a-t-elle encore relevé.

"Quoi qu'il arrive, ils veulent se rendre en Angleterre, en attendant ils errent dans la rue maintenant sans couverture, sans tente, ils n'ont plus rien, plus de vêtements", a dénoncé de son côté Yolaine Bernard de l'association Salam, qui a rencontré au cours d'une distribution alimentaire des personnes ayant "échappé" au démantèlement.

"Ce n'est ni bon pour les exilés ni pour les Calaisiens. On veut les cacher mais on les disperse juste partout en ville", conclut-elle.

Les services de l'Etat estiment à un millier le nombre de migrants vivant à Calais, les associations à 1.500. Et selon la Défenseure des droits, Claire Hédon, qui avait dénoncé jeudi leurs conditions de vie "dégradantes et inhumaines", ils seraient de 1.200 à 1.500.

La Turquie dément avoir abattu un avion militaire arménien

Recep Tayyip Erdogan s'exprime depuis Alger, Algerie, le 27 fevrier 2018

La Turquie a démenti mardi avoir abattu un avion militaire arménien comme l'en accuse le ministère arménien de la Défense en pleins combats entre l'Azerbaïdjan et des séparatistes soutenus par Erevan au Nagorny Karabakh.

"L'allégation selon laquelle la Turquie a abattu un chasseur arménien est absolument fausse", a déclaré le directeur de la communication de la présidence turque Fahrettin Altun.

"L'Arménie devrait se retirer des territoires qu'elle occupe au lieu de recourir à cette basse propagande", a-t-il ajouté.

Le ministre azerbaïdjanais de la Défense a également rejeté les accusations d’Erevan.

"Cette information est un nouveau mensonge dans la propagande arménienne", a déclaré à la presse son porte-parole Vagif Dyargahly.

"Un avion SU-25 arménien a été abattu par un F-16 turc (...) qui venait du territoire azerbaïdjanais", avait annoncé la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Chuchan Stepanian, dans un message sur Facebook, précisant que le pilote arménien de l'appareil "était mort en héros".

La Turquie, le principal soutien de Bakou dans le conflit du Nagorny Karabakh, s'était dite mardi déterminée à aider l'Azerbaïdjan à "recouvrer ses terres occupées".

La Turquie considère que l'Arménie occupe le Nagorny Karabakh par les biais des séparatistes hostiles à Bakou qui y ont autoproclamé une république en 1991 à la chute de l'Union soviétique.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a ainsi appelé à la fin de "l'occupation" arménienne du Nagorny Karabakh pour faire cesser les combats meurtriers qui y opposent séparatistes soutenus par l'Arménie et forces azerbaïdjanaises.

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