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Nigeria

Casse-tête sur la distribution des cartes d’électeur

Les partisans du Parti démocratique du peuple (PDP) assistent à un rassemblement de campagne à Lagos, au Nigéria, le 12 février 2019.

Alors que le Nigeria est dans la dernière ligne droite de la présidentielle de samedi, la distribution des cartes d’électeur reste un casse-tête.

Lundi, le dernier jour pour récupérer ces précieux documents, plusieurs milliers d’électeurs se bousculaient encore devant les bureaux de la Céni. Certains se considèrent déjà exclus du processus.

Lundi matin, devant un bureau de la CENI du centre d’Abuja, des centaines d’électeurs se sont présentés pour retirer leurs cartes d’électeur. Tous expriment leur colère face à la lenteur des opérations.

Joseph, qui espère voter pour la première fois samedi, explique qu'il voudrait "vraiment voter mais c’est décevant, ils font seulement du bruit en disant aux gens de venir chercher leurs cartes".

"J’ai reçu un message m’informant que ma carte était prête, mais quand j’y suis allé, c’était le même problème. Je tiens à voter cette fois-ci car je ne l’ai jamais fait", ajoute-t-il.

Joseph n’est pas le seul électeur inscrit confronté à cette situation. Wangué défile depuis deux semaines, sans succès.

"C’est vraiment difficile, je suis triste et ce n’est pas juste. ce lundi, c’est le dernier jour pour la collecte des cartes d’électeurs et ils nous que les cartes ne sont pas encore prêtes. J’ai insisté, mais ils me disent qu’ils n’y peuvent rien. Pourquoi veulent-ils nous exclure du vote ? C’est notre devoir civique et nous voulons nous en acquitter".

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec 200 millions d'habitants, votera le 16 février lors d'un scrutin présidentiel qui s’annonce très serré entre le président sortant, Muhammadu Buhari, et le chef de l'opposition, l’ancien vice-président Atiku Abubakar.

Aliyu Bello, le directeur adjoint de la communication de la Céni, souligne que "tous ceux qui se sont inscrits durant l’enrôlement et qui n’ont pas encore récupéré leurs cartes doivent le faire. Ceux qui les ont retirés doivent s’assurer que les cartes sont bien protégées. C’est l’unique document qu’ils devront présenter au bureau de vote. Sans la carte d’électeur, pas de vote".

Le délai limite pour récupérer les cartes d'électeur a expiré vendredi dernier, mais la commission électorale nationale indépendante avait donné trois jours de plus aux électeurs. Malgré tout, la situation reste préoccupante puisque plusieurs milliers de Nigérians n’ont toujours pas reçu leurs cartes.

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Quatorze civils tués dans des attaques de Boko Haram

Une camionnette de patrouille de police brûlée reste abandonnée sur le bord d'une route déserte à Damaturu, dans l'État de Yobe, le 7 novembre 2011.

Quatorze personnes ont été tuées jeudi dans des attaques lancées par le groupe djihadiste Boko Haram contre des villages du nord-est du Nigeria, ont annoncé vendredi des responsables.

Les raids ont eu lieu dans les Etats voisins de Borno et Adamawa, où les membres de Boko Haram ont intensifié leurs activités ces derniers mois.

Dans la première attaque, survenue à la mi-journée jeudi, les djihadistes arrivés à motos s'en sont pris aux habitants près du réservoir du village de Maichulmuri, à la sortie de la capitale de l'Etat de Borno, Maiduguri.

"Les insurgés ont tiré sur des groupes de paysans qui irriguaient leurs cultures, sur des pêcheurs qui se trouvaient sur le barrage, sur des bergers qui faisaient paître leur troupeau", a indiqué le chef d'une milice locale, Babakura Kolo.

"A ce stade nous avons retrouvé neuf cadavres", a-t-il dit. Mais le bilan pourrait être plus lourd car les assaillants ont poursuivi les villageois qui s'enfuyaient vers les zones boisées, a dit un villageois, Modu Alhaji Sheriff.

La région est régulièrement attaquée par les insurgés loyaux au chef historique de Boko Haram, Abubakar Shekau.

Dans une seconde attaque, dans l'Etat d'Adamawa, les djihadistes ont tué cinq personnes dans trois villages du district de Madagali (285 kilomètres au nord de la capitale de l'Etat, Yola).

Ils ont fondu sur le village de Shuwa avant de l'incendier. "Trois personnes sont mortes", a indiqué un habitant, Paul Waramulu. Ils s'en sont ensuite pris aux villages de Kirchina, également brûlé, puis de Kuda où "ils ont tué deux personnes", selon un habitant, Simon Damina.

L'insurrection, lancée il y a une dizaine d'année, a fait plus de 27.000 morts au Nigeria et 1,7 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. La situation humanitaire est extrêmement inquiétante dans le nord-est du pays.

L'opérateur téléphonique MTN fait son entrée en Bourse au Nigeria

Des automobilistes traversent un tunnel passant devant une annonce de MTN dans le quartier du Maryland à Lagos, le 8 mars 2016.

Le premier opérateur de téléphonie mobile d'Afrique, le sud-africain MTN, a fait son entrée jeudi à la Bourse du Nigeria, une introduction de 6 milliards de dollars (5,36 milliards d'euros) signe de son intérêt pour son plus grand marché.

"Nous vivons et travaillons au Nigeria, maintenant nous y sommes aussi cotés", s'est félicité son directeur général, Ferdi Moolman, selon qui l'introduction au NSE démontre la confiance du groupe dans l'économie nigériane après des années de différends avec le gouvernement.

MTN dit détenir environ la moitié des parts de marché en termes de chiffre d'affaires au Nigeria, pays le plus peuplé du continent.

Cette introduction en Bourse constitue un "événement historique", a pour sa part salué Jude Chiemeka, chef des opérations de trading au NSE.

MTN compte développer au Nigeria les transferts d'argent via téléphone portables sans compte en banque (argent mobile), populaires dans certains pays d'Afrique mais peu développés au Nigeria.

Ce type de transferts d'argent a un "énorme potentiel", a jugé Ferdi Moolman. "Nous estimons qu'il y a près de 50 millions de Nigérians qui n'ont pas accès à un compte bancaire".

Cette introduction en Bourse a eu lieu après que MTN eut soldé ses contentieux avec les autorités du pays.

En décembre, le groupe sud-africain a notamment accepté de payer 53 millions de dollars (47,3 millions d'euros) pour solder un conflit avec le régulateur des télécoms nigérians (NCC) qui l'accusait d'avoir rapatrié illégalement dans son pays 8,13 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros).

Le manque de fonds pourrait ralentir la lutte contre Ebola en RDC (Croix-Rouge)

La Croix-Rouge a averti jeudi que le grave manque de financement pourrait l'obliger à réduire ses activités de lutte contre l'épidémie d'Ebola en RDC, alors que le nombre de cas monte en flèche.

"La situation est grave", a déclaré le directeur du département Santé de la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR), Emanuele Capobianco, lors d'une conférence de presse à Genève.

"L'ampleur et la qualité des activités qui seront menées par les volontaires de la Croix-Rouge diminueront considérablement au cours des deux prochaines semaines, faute de financements supplémentaires", a-t-il dit.

L'actuelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola, déclarée en août dans les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri, est la dixième et la plus grave enregistrée sur le sol congolais depuis 1976. Elle est la deuxième la plus grave après celle en Afrique de l'Ouest de 2014-2016 (plus de 11.000 morts en Guinée, Sierra Leone et au Liberia principalement).

Depuis le début de l'épidémie en RDC, il y a eu près de 1.150 décès pour plus de 1.700 cas confirmés et probables, selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Mais 20% de ces 1.700 cas ont été signalés au cours des trois dernières semaines seulement, a relevé M. Capobianco, qualifiant ce pic d'"alarmant".

Les différentes sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont reçu jusqu'à présent moins de la moitié des 31,5 millions de francs suisses (28 millions d'euros) demandés pour financer leurs activités.

Sur le terrain, les équipes anti-Ebola font face à des résistances et des violences.

Plusieurs groupes armés sont actifs dans la région. En outre, rumeurs et défiance entravent le travail des personnels de santé, alors qu'une partie des habitants sont dans un déni de la maladie, prenant parfois des formes violentes.

Les enterrements sécurisés des malades conduits par la Croix-Rouge sont parfois perçus par les populations comme une agression culturelle.

Or, une étude portant sur les enterrements sécurisés menés durant la grande épidémie qui a touché l'Afrique de l'Ouest en 2014-2016 a montré qu'ils avaient permis d'éviter 10.500 cas, réduisant d'un tiers l'ampleur de l'épidémie.

Mais le processus est complexe et coûteux. Chaque inhumation coûte environ 500 dollars.

Les forces policières s'unissent contre le crime organisé

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Lutte contre les crimes transnationaux en Afrique de l’Ouest

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Des milliers de villageois fuient après une attaque de Boko Haram

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